La Commission européenne a présenté sa stratégie arctique à Strasbourg le 20 octobre 2026, qui fait de la région une ligne de front de la rivalité entre grandes puissances. Kaja Kallas, haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, a décrit la réouverture par la Russie de bases de l'ère soviétique et l'essai de nouvelles armes dans le nord, ainsi que des incursions de drones, du brouillage GPS et des sabotages de câbles sous-marins. Selon elle, la hausse du trafic de la flotte fantôme russe met en danger la navigation et l'environnement. Les investissements chinois dans les ports, les minerais et les infrastructures critiques, a-t-elle ajouté, doivent être examinés de près. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, a déclaré que le renforcement militaire russe concerne toute l'Union et que l'UE doit changer d'approche stratégique.
« L'Arctique est devenu la ligne de front de la compétition mondiale pour le pouvoir. »
Kallas a indiqué que l'UE renforcerait la surveillance satellitaire en étendant ses systèmes Copernicus et Galileo afin de détecter plus efficacement les menaces dans l'Arctique. Le plan prévoit un pôle dédié aux câbles sous-marins, chargé de surveiller, de protéger et d'aider à réparer les infrastructures critiques dans l'Arctique et l'Atlantique nord. Ce pôle pourrait ensuite devenir un centre de sécurité maritime plus large, chargé de suivre les navires suspects, la pêche illégale et la pollution. La stratégie vise aussi à élargir la flotte européenne de brise-glaces par d'éventuels achats conjoints et la mise en commun de moyens, Kallas qualifiant les brise-glaces de « mesure de la puissance » dans la région. Les ports, aéroports et corridors de transport arctiques doivent être modernisés pour que les troupes et les équipements atteignent plus vite les zones nécessaires. Via le Fonds européen de défense, l'UE investit 260 millions d'euros dans des technologies, dont des aéronefs pour conditions extrêmes et des capteurs capables de détecter des cibles au-delà de l'horizon. Kallas a précisé que l'Arctique est sous surveillance de l'OTAN et que les initiatives de l'UE complètent la défense collective de l'alliance.
Le commissaire à l'énergie Dan Jørgensen a déclaré que la position de l'UE sur les forages arctiques « reste la même et est très claire ». Il a souligné que l'objectif de laisser le pétrole, le charbon et le gaz sous terre dans cette région vulnérable est central pour la protection du climat et de l'environnement.
« Le pétrole, le charbon et le gaz doivent rester sous terre. »
Von der Leyen a déclaré que l'Arctique se réchauffe près de quatre fois plus vite que la moyenne mondiale, avec des répercussions sur la météo, les écosystèmes et les ressources en eau en Europe. Le document de la Commission engage l'UE à la neutralité climatique d'ici 2050 et au soutien aux énergies renouvelables et aux ressources minérales durables dans l'Arctique. La Norvège, pays non membre de l'UE, est l'un des principaux fournisseurs de gaz du bloc depuis l'invasion de l'Ukraine et plaide pour de nouveaux forages d'exploration dans l'Arctique afin de sécuriser ses approvisionnements pour des décennies. L'essentiel du gaz norvégien provient de gisements matures en mer du Nord et en mer de Norvège, une petite part venant de la mer de Barents, qui présente le plus fort potentiel de développement. La Commission a indiqué qu'elle travaillerait avec ses partenaires pour bloquer tout gisement d'hydrocarbures menaçant l'écosystème arctique.
Von der Leyen a déclaré que plus d'un demi-million de citoyens de l'UE vivent dans l'Arctique et que trois États membres, le Danemark, la Finlande et la Suède, sont des pays arctiques. La stratégie offre davantage de possibilités Erasmus+ aux jeunes, un conseil consultatif de la jeunesse au Groenland, une extension du Forum des maires de l'Arctique et un pôle européen de recherche polaire. L'UE a déjà fourni plus d'un milliard d'euros de fonds de cohésion pour le développement régional dans l'Arctique sur 2021-2027. Le ministre danois des affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen s'est félicité du document sur X, estimant qu'il donnerait à l'UE une présence plus efficace dans la région au bénéfice des populations arctiques, de l'Europe et de ses partenaires les plus proches.
« L'Arctique appartient à ceux qui y vivent. »
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La Commission européenne a présenté cette stratégie à Strasbourg le 20 octobre 2026 : surveillance satellitaire, pôle dédié aux câbles sous-marins et éventuels achats conjoints de brise-glaces, le pétrole, le charbon et le gaz restant sous terre.
Texte IA fondé sur les articles de ANSA.it et Adnkronos. Publié .