
L'UDMR prévient que le blocage PSD-PNL ne profite qu'aux extrémistes et appelle au compromis et à l'implication présidentielle
Le chef des députés de l'UDMR, Csoma Botond, estime que le vide gouvernemental de deux mois est une « querelle de maternelle » qui renforce l'AUR et érode la confiance, et il souhaite que le président Nicușor Dan intervienne plus activement.
L'UDMR met en garde contre les gains extrémistes
Csoma Botond, le chef du groupe parlementaire de l'UDMR, a vivement critiqué le blocage persistant entre les sociaux-démocrates (PSD) et les libéraux nationaux (PNL) dans un entretien avec RFI Roumanie le 6 juillet. Il a qualifié les échanges de « querelle de maternelle » qui ne sert qu'à renforcer le parti d'extrême droite AUR et l'extrémisme en général, tout en approfondissant la méfiance et la colère du public envers les autorités de l'État.
Cette querelle de maternelle ne fait que faire grandir l'AUR, faire grandir l'extrémisme, faire grandir la méfiance des citoyens et leur colère envers les autorités de l'État.
Il a fait valoir que le langage dur et ironique entre les deux plus grands partis n'a pas changé et ne mène pas à une solution.
Appel au compromis et à l'implication présidentielle
Botond a exhorté le PSD et le PNL à abandonner leurs « lignes rouges » et leurs attaques personnelles, à s'asseoir ensemble et à trouver un compromis par le dialogue. Il a prévenu que sans une telle mesure, la Roumanie pourrait rester sans gouvernement pendant encore six mois.
Si nous ne dépassons pas ces lignes rouges, croyez-moi, nous n'aurons pas de gouvernement même dans six mois. Chacun doit céder un peu et essayer d'avoir un gouvernement.
Il a également appelé le président Nicușor Dan à être plus actif dans la formation d'une nouvelle majorité, estimant que le chef de l'État semble actuellement trop passif. Botond a noté que Dan avait auparavant outrepassé son rôle en devenant trop un acteur politique, dépassant même l'ancien président Traian Băsescu dans ses interventions.
Contexte de la crise
La Roumanie est sans gouvernement complet depuis le 20 avril, lorsque le PSD a retiré son soutien politique au premier ministre du PNL, Ilie Bolojan. Une motion de censure a renvoyé le cabinet le 23 avril. Depuis lors, le vice-président du PNL, Siegfried Mureșan, et le secrétaire général, Robert Sighiartău, ont déclaré à plusieurs reprises que le PNL ne formerait pas un autre gouvernement avec le PSD. Le PSD, à son tour, accuse Bolojan d'avoir pris le contrôle personnel du parti.
- Le PSD retire son soutien politique au premier ministre Ilie Bolojan.
- Le gouvernement est renvoyé par une motion de censure.
- Csoma Botond de l'UDMR prévient que le blocage alimente les extrémistes et appelle au compromis.
- Session parlementaire extraordinaire attendue pour la législation PNRR et SAFE.
Prochaines étapes et urgence législative
Des sources citées par Adevărul indiquent que les dirigeants du PSD, du PNL, de l'USR et de l'UDMR pourraient se réunir à la fin de cette semaine pour reprendre les discussions sur la formation d'un gouvernement. Un cabinet technocrate n'a pas été discuté au sein du PSD. Une session parlementaire extraordinaire est attendue à la fin juillet pour adopter six projets de loi nécessaires à l'accès aux fonds de relance de l'UE (PNRR), y compris la loi sur les salaires dans le secteur public. L'échec de l'adoption de cette loi pourrait coûter 800 millions d'euros à la Roumanie. Le président de l'UDMR, Kelemen Hunor, a évoqué l'idée de reconstruire l'ancienne coalition au pouvoir sans l'USR, mais les résolutions successives du PNL excluent une nouvelle alliance avec le PSD.


