
Le PNL et l'USR boycotte la Chambre roumaine pour un accord de direction avec l'AUR et SOS
Le PNL et l'USR de Roumanie ont quitté leurs sièges parlementaires le 2 septembre 2026, lançant un boycott après que le PSD s'est associé à l'AUR et à S.O.S. Roumanie pour redistribuer les rôles de direction de la chambre.
Boycott parlementaire et sortie de séance
Les députés du Parti national libéral (PNL) et de l'Union sauvez la Roumanie (USR) ont entamé un boycott de toutes les activités parlementaires à la Chambre des députés de Roumanie le 2 septembre 2026. Les deux groupes ont laissé leurs sièges vacants lors de la séance plénière et se sont retirés des réunions des commissions, des votes finaux, du Bureau permanent et du comité des chefs de file. La protestation faisait suite à un vote intervenu un jour plus tôt, au cours duquel le Parti social-démocrate (PSD) s'est joint à l'Alliance pour l'union des Roumains (AUR) et à S.O.S. Roumanie pour modifier la répartition des postes de direction de la chambre. Le PNL et l'USR ont annoncé qu'ils contesteraient la résolution de la chambre devant la Cour constitutionnelle de Roumanie.
Les groupes parlementaires du PNL et de l'USR à la Chambre des députés mèneront aujourd'hui une action de protestation contre l'alliance gouvernementale PSD-AUR-SOS, en lien avec les abus qu'ils ont commencés il y a quelque temps et qu'ils ont finalisés ces derniers jours.
Réaffectation des postes du Bureau permanent
Le conflit a débuté lors de la séance plénière d'ouverture de la session parlementaire le 1er septembre 2026, présidée par Natalia Intotero du PSD. En vertu de la résolution adoptée par la chambre, le PNL et l'USR ont perdu les sièges de secrétaire qui leur avaient été attribués au début de la législature en décembre 2024. Ces deux postes de secrétaire, désignés pour Raluca Turcan du PNL et Oana Murariu de l'USR, ont été réaffectés à l'AUR et à S.O.S. Roumanie. La structure révisée attribue des vice-présidences au PSD, à l'AUR, au PNL et à l'USR, des postes de secrétaire au PSD, à l'AUR, au groupe des minorités nationales et à S.O.S. Roumanie, et des postes de questeur au PSD, à l'AUR et à l'Alliance démocratique des Hongrois de Roumanie (UDMR).
- Le PSD, le PNL, l'USR et l'UDMR signent un accord initial répartissant les postes de direction de la Chambre des députés pour la mandature.
- La Chambre des députés vote la réaffectation des postes de secrétaire du Bureau permanent, retirés au PNL et à l'USR et attribués à l'AUR et à S.O.S. Roumanie.
- Le PNL et l'USR lancent un boycott parlementaire et annoncent un recours devant la Cour constitutionnelle de Roumanie.
Les 16 députés UDMR présents ont tous voté aux côtés du PSD, de l'AUR, de S.O.S. Roumanie, du POT et des élus non affiliés pour approuver la liste.
Contentieux juridique et réactions politiques
Le chef du groupe PNL, Gabriel Andronache, a fait valoir que le vote violait la décision 1490/2010 de la Cour constitutionnelle, qui attribue aux chefs de groupes parlementaires le pouvoir de négocier et de renégocier les postes du Bureau permanent, et non à des majorités ad hoc. La chef du groupe USR, Diana Stoica, a déclaré que le vote officialisait un partenariat gouvernemental entre le PSD et les groupes nationalistes, notant que plus de 120 jours s'étaient écoulés depuis que le PSD et l'AUR avaient voté ensemble pour renverser le gouvernement Bolojan.
Plus de 120 jours se sont écoulés depuis que le PSD et l'AUR ont abattu le gouvernement Bolojan. C'était le début de cette affaire, que nous avons vu formaliser hier en plénière du Parlement par la violation de la Constitution, par la violation du règlement.
Le député PSD Alexandru Mihai Ghigiu, président de la commission de l'Éducation, a rejeté les accusations d'alliance formelle, et a maintenu que le règlement intérieur de la chambre autorise les chefs de groupes représentant la majorité à ajuster la rotation des mandats sur l'ensemble du cycle législatif. Ghigiu a ajouté que 28 députés PNL ont signé le registre de présence pour leurs indemnités journalistes bien qu'ils n'aient pas participé aux travaux en plénière.
Position de l'UDMR et prochaines étapes
Le chef adjoint du groupe UDMR, Csoma Botond, a expliqué que son parti avait soutenu la résolution pour protéger son unique poste de questeur et conserver ses présidences de la commission de la politique étrangère et de la commission de l'industrie. Botond a noté que les élus du parti ont appris l'accord entre le PSD, l'AUR, S.O.S. Roumanie et le groupe des minorités au début de la séance plénière de mardi, ajoutant que les sièges de secrétaire du PNL et de l'USR ont été déplacés à la dernière session parlementaire de la législature plutôt que supprimés. Le PNL et l'USR ont confirmé qu'ils soumettront leur recours directement à la Cour constitutionnelle.


