La Plateforme unitaire démocratique (PUD), principale coalition d'opposition du Venezuela, s'est réunie à Caracas le dimanche 18 octobre et a convenu de « reconnaître et soutenir la direction de María Corina Machado ». Machado, qui vit en exil depuis 2025, a participé à la réunion par visioconférence depuis Panama. La coalition a présenté un document en 14 points, lu par Biagio Pilieri, journaliste et ancien prisonnier politique d'origine italo-vénézuélienne. Le document fait de l'élection présidentielle la première priorité d'une transition que la PUD veut pacifique et ordonnée. Le plan appelle à des élections libres, concurrentielles et vérifiables, ainsi qu'à la libération de tous les prisonniers politiques, au retour en sécurité des exilés, à la fin de la persécution politique et à la levée des inéligibilités imposées pour des raisons politiques. El Mundo situe entre 300 et 400 le nombre de prisonniers politiques encore détenus et indique que la PUD veut aussi le démantèlement de l'appareil répressif qu'elle rattache au ministre de l'Intérieur Diosdado Cabello. Roberto Enríquez, secrétaire général de la PUD, a résumé la réunion ainsi :
« La démocratie, la liberté et les élections sont inévitables. »
Machado a déclaré à Fox News que son retour au Venezuela est lié à la troisième phase d'un plan en trois étapes porté par le président américain Donald Trump et le secrétaire d'État Marco Rubio. Elle a comparé la fin du mouvement chaviste, au pouvoir depuis 27 ans, à la chute du mur de Berlin. El Mundo note que les 14 points de la PUD sont distincts du plan en trois points de Washington (stabilisation, relance et réconciliation, et transition démocratique par les élections), même si une grande partie du contenu se recoupe. DW rapporte que Machado a tenté de rentrer au moins sept fois et que le gouvernement chaviste l'en a empêchée. S'exprimant à distance lors de l'événement, Machado a déclaré :
« Nous sommes au début d'une nouvelle ère. Enfin, nous ferons de la république démocratique libérale une réalité. Le Venezuela sera libre. »
Le Venezuela n'a pas annoncé de date pour un nouveau scrutin présidentiel. Depuis le 3 janvier, le pays est dirigé par la présidente par intérim Delcy Rodríguez, du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), qui était vice-présidente de Nicolas Maduro avant qu'une opération militaire américaine ne capture Maduro. Al Jazeera rapporte que Trump a soutenu Rodríguez malgré son passé et que des critiques lui reprochent de rechigner à lui demander des élections, préférant un plan qui commence par la stabilisation du pays et la relance économique. DW rapporte que le parti de Machado, Vente Venezuela, exige des élections en 2027, mais le document en 14 points ne fixe aucune date. Edmundo Gonzalez, ancien candidat présidentiel de l'opposition, a écrit sur les réseaux sociaux son soutien aux propositions :
« La volonté des Vénézuéliens doit à nouveau gouverner le destin de notre nation. »
La déclaration intervient alors qu'un troisième cycle de discussions entre le gouvernement et une partie de l'opposition est en cours à Caracas. Machado n'a pas été invitée à ces discussions, mais elle a déclaré qu'elle n'entraverait pas le processus.
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La Plateforme unitaire démocratique, principale coalition d'opposition du Venezuela, s'est accordée à Caracas le dimanche 18 octobre pour soutenir la lauréate du prix Nobel en exil et faire de l'élection présidentielle la première priorité d'une transition.
Texte IA fondé sur les articles de Al Jazeera Online, Deutsche Welle, EL MUNDO et d’autres médias. Publié .