
Un rapport de l'ONU documente 1 004 cas de violences sexuelles en Ukraine depuis 2022
Un rapport de 20 pages des Nations Unies documente 1 004 cas vérifiés de violences sexuelles à travers l'Ukraine de février 2022 à juillet 2026, attribuant 89 % des incidents aux forces russes.
Portée de l'enquête
Le Bureau des droits de l'homme des Nations Unies a publié un rapport de 20 pages le 18 septembre 2026 documentant 1 004 cas vérifiés de violences sexuelles en Ukraine entre le 24 février 2022 et le 31 juillet 2026. Les enquêteurs de l'ONU ont compilé les résultats à partir d'entretiens confidentiels avec des centaines de victimes et de témoins, ainsi que de registres judiciaires officiels et de documents gouvernementaux. Lors d'une conférence de presse à Genève, Danielle Bell, cheffe de la Mission de surveillance des droits de l'homme de l'ONU en Ukraine, a noté que ce chiffre ne représente qu'une fraction des occurrences réelles. Les observateurs de l'ONU ont interrogé environ 10 % des prisonniers libérés par les deux parties belligérantes, s'étant vu refuser l'accès au territoire russe et aux zones occupées par la Russie.
- Forces russes
- 89 %
- Autorités ukrainiennes
- 11 %
Abus documentés par les forces russes
Le rapport attribue 89 % de tous les cas vérifiés à des auteurs russes, notamment du personnel militaire, pénitentiaire et des agents de sécurité nationale. La majorité des victimes documentées étaient des hommes détenus dans des centres de détention, où des abus physiques ont été infligés pendant la captivité. Parmi les méthodes enregistrées figurait l'utilisation d'un téléphone de campagne militaire de l'ère soviétique, connu sous le nom de tapik, pour administrer des chocs électriques aux organes génitaux des victimes. Le rapport a enregistré que 155 prisonniers de guerre ukrainiens ont subi cet abus spécifique au moins une fois. D'autres violations documentées comprenaient le viol collectif, la mutilation génitale et des agressions sexuelles avec objets.
Les femmes et les enfants ont également été ciblés, principalement dans les territoires occupés par la Russie. La plus jeune victime vérifiée était une fillette de quatre ans et la plus âgée une femme de 82 ans, toutes deux victimes de viol par les forces russes. Le rapport a détaillé des récits individuels, notamment au moins trois femmes qui ont été violées à plusieurs reprises pendant des semaines ou des mois. Dans un cas dans la région de Kiev, deux soldats russes ont violé une femme après avoir tué son mari, menaçant de la tuer devant son fils de quatre ans si elle résistait.
Je suis profondément alarmé par la prévalence de ces actes odieux, et je crains qu'ils ne se poursuivent dans le contexte de la violence incessante que nous observons chaque jour en Ukraine.
Allégations contre les autorités ukrainiennes
Les 11 % restants des cas documentés (soit 112 incidents) ont été attribués aux autorités ukrainiennes. La nature et la gravité de ces incidents différaient des schémas observés du côté russe. Environ la moitié des allégations contre le personnel ukrainien concernaient des menaces de violences sexuelles ou de traitements dégradants envers des détenus russes et de pays tiers. Les cas restants comprenaient la nudité forcée, des chocs électriques, des coups aux organes génitaux, deux cas d'agression sexuelle et deux tentatives de viol. Les enquêteurs de l'ONU ont confirmé n'avoir enregistré aucun cas de viol commis par du personnel ukrainien contre des prisonniers de guerre russes.
Le schéma n'est comparable ni en ampleur ni en portée. Près de la moitié des cas attribués aux autorités ukrainiennes consistaient exclusivement en menaces de violences sexuelles.
- L'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie commence, lançant la période de surveillance de l'ONU.
- La période de surveillance se termine avec 1 004 cas vérifiés de violences sexuelles documentés.
- Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU publie un rapport d'enquête de 20 pages à Genève.
Réactions institutionnelles et accès
L'Ukraine a accordé aux observateurs de l'ONU un accès complet à ses centres de détention et à ses installations pour prisonniers de guerre, facilitant le processus de documentation. Après la publication du rapport, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a déclaré à Reuters que les conclusions démontrent l'ampleur des violations des droits de l'homme commises par la Russie, sans commenter directement les allégations spécifiques contre les forces de Kiev. Les autorités russes n'ont pas fourni de commentaire à Reuters concernant les conclusions.


