Conflits · Jérusalem

Une enquête de l'ONU accuse Israël d'extermination et de torture en Cisjordanie et réaffirme la conclusion de génocide à Gaza

La commission mandatée par l'ONU affirme aussi qu'Israël poursuit des actes génocidaires à Gaza et a publié son rapport la veille des élections législatives israéliennes, mardi 27 octobre.

Texte IA fondé sur les articles de Le Monde.fr, 7sur7, RTBF et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Jérusalem · Israël

Conclusions sur Gaza

La Commission d'enquête mandatée par l'ONU sur le territoire palestinien occupé, créée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU en 2021 et présidée par Navi Pillay, affirme dans un rapport publié lundi 26 octobre qu'un cessez-le-feu signé en octobre 2025 n'a pas mis fin à ce qu'elle qualifie de génocide commis par Israël à Gaza. Depuis cet accord, les forces israéliennes sont passées du contrôle de 53 % du territoire à au moins 60 %, selon la commission. Les tirs israéliens le long du front en progression ont tué au moins 196 Palestiniens sur cette période, dont 18 femmes, 32 garçons et 11 filles.

Part de Gaza sous contrôle israélien, selon la commission%
Octobre 2025 (signature du cessez-le-feu)
53 %
Rapport de la commission, 26 octobre 2026 (au moins)
60 %

Données tirées du texte de l’article

La commission a accusé Israël de génocide à Gaza pour la première fois l'an dernier, et son nouveau rapport affirme qu'Israël continue d'y commettre des actes génocidaires, avec l'intention de détruire les Palestiniens en tout ou en partie. La répartition par groupe montre que les femmes, les garçons et les filles représentent une part importante des personnes tuées depuis la trêve, selon les chiffres de la commission.

Palestiniens tués à Gaza depuis le cessez-le-feu, par groupepersonnes
Femmes
18 personnes
Garçons
32 personnes
Filles
11 personnes

Données tirées du texte de l’article

Accusations en Cisjordanie

Le même rapport accuse les autorités et les forces israéliennes de crimes contre l'humanité en Cisjordanie, à savoir extermination, torture, viol et autres formes de violence sexuelle, et persécution. La commission affirme que ces actes ont été commis sur des motifs discriminatoires croisés, centrés sur la nationalité, la race et l'origine ethnique. Elle documente aussi une nette dégradation depuis le 7 octobre 2023 : six Palestiniens avaient été tués par des frappes aériennes entre 2008 et le 6 octobre 2023, contre 254 entre le 7 octobre 2023 et le 30 septembre 2026.

Palestiniens tués en Cisjordanie, par périodepersonnes
2008 au 6 octobre 2023 (frappes aériennes)
6 personnes
7 octobre 2023 au 30 septembre 2026
254 personnes

Données tirées du texte de l’article

La documentation de la commission vise à appuyer le travail de responsabilisation, et des procureurs de la Cour pénale internationale ou d'autres juridictions pourraient s'en servir pour poursuivre les auteurs.

Colonies et déplacements

Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967, et plus de trois millions de Palestiniens y vivent aux côtés d'environ 500 000 Israéliens installés dans des colonies que le droit international considère comme illégales. Depuis les attaques du 7 octobre 2023, le nombre de colonies sauvages a augmenté rapidement. Le 4 septembre, le bureau des droits de l'homme de l'ONU a accusé Israël d'avoir déplacé de force plus de 33 000 Palestiniens de trois camps de Cisjordanie au début de 2025, ce qui soulève la possibilité d'un crime contre l'humanité et d'un nettoyage ethnique.

Allégations de détention

Le rapport décrit des récits explicites d'agressions sexuelles commises par des gardiens de prison et des soldats sur des détenus palestiniens depuis octobre 2023. Un récit décrit des gardiennes procédant à une fouille à nu d'une Palestinienne enceinte. Un autre décrit des gardiens frappant une détenue et proférant des insultes sexistes tout en lui refusant l'accès à des toilettes et à des serviettes hygiéniques. Ces récits n'ont pas pu être corroborés de manière indépendante. La commission a documenté six cas récents dans lesquels des gardiens de la prison militaire de Sde Teiman ont agressé sexuellement des détenus masculins venus de Gaza, dont un cas que le rapport qualifie de viol.

Réponse d'Israël et calendrier

Israël a rejeté ces conclusions, son ambassadeur à Genève qualifiant le rapport de tentative de détruire l'État juif et de nier son droit à l'existence. Les autorités israéliennes ont déjà écarté la conclusion de génocide de la commission, la jugeant fausse et antisémite. Le rapport a été publié juste avant les élections législatives israéliennes, prévues mardi 27 octobre. Israël nie à la fois le génocide et les accusations d'agressions sexuelles contenues dans le rapport.

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Sources et contexte

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