Gouvernement · Washington et Honolulu

La Cour suprême des États-Unis annule la loi d'Hawaï exigeant l'autorisation des propriétaires pour porter une arme sur une propriété privée

Dans une décision rendue jeudi par 6 voix contre 3, la majorité conservatrice a jugé que la « règle du vampire » d'Hawaï violait le deuxième amendement en exigeant une autorisation expresse du propriétaire pour le port dissimulé dans les lieux ouverts au public.

Texte IA fondé sur les articles de La Libre.be, BBC, The New York Times et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, Honolulu · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 2023Trois résidents de Maui et la Hawaii Firearms Coalition déposent un recours, arguant que la loi viole le deuxième amendement.
  2. janvier 2026Les plaidoiries sont entendues devant la Cour suprême dans l'affaire Wolford c. Lopez.
  3. 25 juinLa Cour suprême statue, par 6 voix contre 3, que la loi d'Hawaï est inconstitutionnelle, annulant l'exigence d'autorisation.

L'arrêt

La Cour suprême des États-Unis a annulé jeudi une loi d'Hawaï qui obligeait les propriétaires d'armes à feu à obtenir une autorisation explicite avant de porter une arme de poing sur une propriété privée ouverte au public, comme les supermarchés, les stations-service et les centres commerciaux. La décision, rendue par 6 voix contre 3, divisée selon des lignes idéologiques, a estimé que la « règle du vampire » de l'État imposait une charge sévère et inconstitutionnelle au droit de porter des armes. Cet arrêt est le dernier d'une série de décisions élargissant les protections du deuxième amendement depuis l'arrêt historique de la Cour en 2022 dans l'affaire New York State Rifle & Pistol Association v. Bruen.

« L'effet de cette nouvelle règle est d'imposer de sévères restrictions aux activités quotidiennes des résidents qui ont satisfait aux exigences rigoureuses de l'État pour l'obtention d'un permis de port. »

Samuel Alito

La loi d'Hawaï, signée par le gouverneur démocrate Josh Green en 2023, érigeait en délit, passible d'un an de prison, le fait de porter une arme à feu dissimulée sur une propriété privée accessible au public sans l'autorisation expresse du propriétaire. Les propriétaires d'armes avaient fait valoir que cette exigence transformait effectivement tout l'État en zone interdite au port d'armes, violant leurs droits au titre du deuxième amendement.

« Ce régime entrave ce que protège le deuxième amendement : le droit des Américains de porter des armes pour leur autodéfense dans leur vie quotidienne. Nous jugeons que la loi est inconstitutionnelle. »

Samuel Alito

Comment l'affaire est parvenue à la Cour

Le recours a été déposé par trois habitants de Maui titulaires d'un permis de port dissimulé et par la Hawaii Firearms Coalition, qui ont intenté une action peu après la promulgation de la loi. Un tribunal de district fédéral avait initialement bloqué la mesure, mais la Cour d'appel du 9e circuit, basée à San Francisco, l'avait largement confirmée, ce qui a conduit à un appel devant la Cour suprême. L'administration Trump a déposé un mémoire en faveur des requérants, arguant que l'exigence d'autorisation exposait les propriétaires d'armes respectueux de la loi au risque de commettre par inadvertance un délit en faisant le plein ou en faisant leurs courses.

Portée et impact

La décision invalide directement l'exigence d'autorisation, mais laisse en place d'autres restrictions d'Hawaï sur les armes à feu dans les lieux dits sensibles, notamment les plages, les bars, les parcs et les écoles, qui sont contestées dans le cadre de procédures séparées devant les tribunaux inférieurs. L'arrêt est susceptible d'affecter des lois similaires dans l'État de New York, le New Jersey, le Maryland et la Californie, où les États ont également cherché à conditionner le port dissimulé à l'accord du propriétaire foncier. Dans la majeure partie du pays, cependant, les lois autorisent déjà les titulaires d'un permis à porter une arme sur une propriété privée sans autorisation préalable explicite.

Le paysage plus large des droits aux armes à feu

Le résultat de jeudi est la deuxième décision de la Cour suprême cette session favorable aux propriétaires d'armes. Le 18 juin, les juges ont statué à l'unanimité qu'un consommateur de marijuana du Texas ne pouvait pas être automatiquement privé du droit de posséder une arme en raison d'une consommation illégale de drogue. Depuis la décision Bruen, la Cour a invalidé une interdiction fédérale des bump stocks, confirmé une loi désarmant les personnes soumises à une ordonnance de protection pour violence domestique et confirmé des règles strictes sur les ghost guns. L'affaire Hawaï renforce encore le test Bruen, qui exige que les restrictions modernes sur les armes à feu soient conformes à la tradition historique de la nation en matière de réglementation des armes à feu.

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