
Le chef de l'armée iranienne offre une prime de 30 000 dollars pour chaque soldat américain tué ou capturé
Le commandant militaire iranien Amir Hatami a annoncé une récompense de 30 000 dollars pour tout Iranien capturant ou tuant un soldat américain, les femmes se voyant offrir le double, alors que les deux parties continuent de violer un accord-cadre du 17 juin.
Annonce de la prime
Le chef des forces armées iraniennes Amir Hatami a déclaré le 16 août que tout Iranien capturant ou tuant un soldat américain recevrait une récompense de 30 000 dollars, les fonds étant présentés comme provenant du « peuple iranien ». Selon des informations du portail Avash cité par la dpa, les femmes qui capturent ou tuent des soldats américains recevront le double. Hatami a utilisé le terme « agresseur » pour décrire le personnel militaire américain dans la région, et l'annonce a été reprise par l'agence de presse iranienne Fars. Iran International, un média basé à Londres proche de l'opposition, a également rapporté la déclaration.
L'état-major général des forces armées iraniennes a publié une déclaration distincte à l'occasion de l'anniversaire du retour des prisonniers de guerre iraniens d'Irak en 1990, affirmant qu'il ne faiblirait pas jusqu'à la « défaite complète » de ses ennemis américains et israéliens. L'instance militaire a déclaré que l'héritage de la « résistance » avait été transmis à une nouvelle génération d'Iraniens qui s'étaient opposés à ce qu'elle a décrit comme l'armée la plus puissamment équipée du monde. La déclaration, diffusée par Fars, a également salué le soutien public aux forces armées et accusé les États-Unis d'agression et de domination dans la région. L'Iran continuera à défendre ce qu'il a appelé les droits légitimes du pays et les exigences de sa direction « jusqu'à ce que l'ennemi se rende ».
Primes antérieures et diplomatie secrète
Des responsables iraniens ont déjà offert des récompenses pour l'assassinat du président américain Donald Trump. Le 15 mai, Ebrahim Azizi, président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement, a annoncé un projet de loi proposant une prime de 50 millions d'euros pour l'assassinat de Trump. Cette nouvelle prime de 30 000 dollars par soldat intervient alors que les tensions militaires se poursuivent entre Washington et Téhéran. Les deux parties ont violé à plusieurs reprises l'accord-cadre du 17 juin qui prévoyait la cessation définitive de la guerre sur tous les fronts.
- L'administration Trump ouvre un canal secret avec le commandant des Gardiens de la révolution Ahmad Vahidi via le président du Kurdistan irakien Nechirvan Barzani, selon Axios qui cite trois sources
- Le député Ebrahim Azizi propose un projet de loi offrant 50 millions d'euros pour l'assassinat du président Trump
- Un accord-cadre est signé prévoyant la cessation définitive de la guerre sur tous les fronts entre l'Iran et les États-Unis
- Le chef de l'armée Hatami annonce une prime de 30 000 dollars par soldat américain ; Shahram Sadeghi est exécuté ; les Houthis frappent al-Makha avec des missiles et des drones
Par ailleurs, Axios a rapporté qu'en mai, l'administration Trump a ouvert un canal secret avec le commandant des Gardiens de la révolution Ahmad Vahidi par l'intermédiaire du président du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani. Trois sources ayant une connaissance directe de l'affaire ont été citées.
Ghalibaf revendique la victoire
Le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, qui est également le négociateur en chef dans les pourparlers irano-américains, a déclaré que les États-Unis et Israël avaient « attaqué à plusieurs reprises l'Iran dans leur vile guerre contre le pays » mais n'avaient atteint aucun de leurs objectifs à quelque niveau que ce soit.
Ce fut un échec cuisant pour eux et une victoire politique et militaire pour nous.
Ghalibaf, cité par Irna, a ajouté que le protocole d'accord signé entre l'Iran et les États-Unis était « un document d'honneur et de victoire, grâce auquel l'Iran a obtenu des résultats diplomatiques ».
Exécutions et escalade régionale
Le même jour que l'annonce de la prime, les autorités iraniennes ont signalé l'exécution de Shahram Sadeghi, qui avait été condamné pour une attaque contre des policiers et reconnu coupable d'avoir agi en faveur d'Israël et des États-Unis, selon l'agence Mizan. Les exécutions se sont intensifiées en Iran depuis le début de la guerre avec les États-Unis et Israël. Les autorités iraniennes ont reconnu plus de 3 000 morts liés aux protestations et au conflit, tandis que des ONG externes décrivent une répression bien plus large.
Les tensions se sont également étendues à travers la région. Les combattants houthis au Yémen ont frappé la ville côtière d'al-Makha avec des missiles et des drones. Les forces de défense aérienne gouvernementales ont intercepté un drone du groupe soutenu par l'Iran.


