Conflits · Téhéran, Riyad et Erbil

L'Iran prévoit des attaques contre des diplomates américains, Trump envisage des frappes après les élections de mi-mandat

Deux responsables iraniens ont déclaré au New York Times que les diplomates et les personnels américains étaient des cibles légitimes, alors que le renseignement américain signale des complots et que Donald Trump envisage de nouvelles frappes contre l'Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de Il Fatto Quotidiano, Adnkronos, ANSA.it et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Téhéran, Riyad, Erbil, Washington · Iran, Arabie saoudite, Irak
Comment on en est arrivé là
  1. 23 oct.Le mémorandum de Clayton à Rubio avertit que l'Iran a nettement intensifié ses efforts pour cibler des personnels américains
  2. 24 oct.Trump déclare que l'opération Epic Fury 2 pourrait être lancée bientôt et qu'il pourrait bombarder à nouveau l'Iran
  3. 3 nov.Élections de mi-mandat aux États-Unis, après lesquelles le Wall Street Journal rapporte que Trump envisage des frappes de grande ampleur

Les projets de ciblage de Téhéran

Deux responsables iraniens, dont un membre des Gardiens de la révolution, ont déclaré au New York Times que la liste des cibles potentielles de l'Iran comprenait désormais des diplomates et des personnels américains. Ces responsables, qui ont demandé à ne pas être nommés, ont qualifié ces attaques de légitimes, arguant qu'Israël et les États-Unis avaient tué des dizaines de responsables iraniens et certains de leurs proches. Le New York Times a rapporté que Téhéran était très avancé dans la préparation de telles opérations. Les responsables n'ont pas précisé si l'Iran disposait des moyens de les mener à bien, et certaines sources citées par l'ANSA jugent ces projets largement théoriques, l'Iran n'ayant pas la capacité de frapper au cœur des États-Unis ou de l'Europe.

Avertissements du renseignement et évacuations

Un mémorandum déclassifié du directeur du renseignement national, Jay Clayton, adressé au secrétaire d'État Marco Rubio et daté du 23 octobre, indique que l'Iran a nettement intensifié ses efforts pour cibler des personnels américains, des projets létaux étant déjà avancés au Moyen-Orient et dans d'autres pays. CNN, citant plusieurs sources bien informées, a rapporté que Washington s'empressait d'évacuer certains diplomates et leurs familles de postes dans la région. Les responsables ont décrit ces départs comme frustrants et chaotiques, nombre de membres du personnel n'étant revenus que récemment après avoir été retirés au plus fort de la guerre avec l'Iran. Le New York Times, citant des sources anonymes, a indiqué que des menaces contre des responsables américains, dont des ambassadeurs, avaient été évaluées ces dernières semaines et que l'Iran avait identifié des cibles potentielles en Europe. Un responsable américain a déclaré au journal qu'il existait des preuves de la présence d'agents iraniens aux États-Unis qui n'étaient pas de simples citoyens iraniens.

Trump et la perspective de nouvelles frappes

Donald Trump a déclaré que l'opération Epic Fury 2, nom donné à l'opération américaine contre l'Iran en février 2026, pourrait être lancée bientôt. S'exprimant devant des journalistes avant de partir pour la Géorgie, il a dit qu'il y avait une chance qu'il bombarde à nouveau l'Iran mais aussi une chance de parvenir à un bon accord, et il a douté que les responsables iraniens acceptent les exigences américaines. Qualifiant la direction iranienne de très mauvaise, il a affirmé que son gouvernement avait tué 75 000 manifestants. Le Wall Street Journal a rapporté que Trump envisageait une reprise de frappes de grande ampleur après les élections de mi-mandat du 3 novembre, et que le Pentagone avait déjà élaboré plusieurs options opérationnelles tandis que les États-Unis renforçaient leur présence militaire dans la région.

Ormuz, Riyad et le nord de l'Irak

Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré que rien ne reviendrait à la situation d'avant les deux récentes guerres, en particulier dans le détroit d'Ormuz, où les routes maritimes ne seraient plus ce qu'elles étaient. Il a ajouté que l'Iran avait dit aux intermédiaires que la guerre devait cesser sur tous les fronts, faute de quoi la paix resterait hors de portée. Le service de presse de la marine des Gardiens de la révolution a indiqué que deux superpétroliers tentant une route sud non autorisée avaient heurté des mines navales aux premières heures, des explosions et des incendies ayant mis hors service leurs salles des machines. Les navires transportaient plus de 4,5 millions de barils de pétrole brut. Selon Fars, l'Iran a également frappé des positions kurdes à Erbil, dans le nord de l'Irak, avec des drones.

L'aéroport de Riyad sous la menace des Houthis

Plusieurs explosions ont été entendues à Riyad alors que l'Arabie saoudite se préparait à rouvrir l'aéroport international King Khalid après deux semaines de fermeture dues aux attaques des Houthis. L'aéroport a annoncé la reprise des vols, et Flight Radar a montré un avion décollant aux premières heures. L'Arabie saoudite, qui dirige une coalition militaire combattant les Houthis soutenus par l'Iran, a fait face à une série d'attaques ces dernières semaines après l'effondrement d'une trêve de plusieurs années entre les Houthis et le gouvernement yéménite. Une attaque contre l'aéroport plus tôt en octobre a tué 13 personnes et fait plus de 300 blessés, la plus meurtrière dans le royaume depuis plus d'une décennie. Le porte-parole militaire houthi Yahya Saree a averti les compagnies aériennes et les voyageurs d'éviter l'aéroport, qu'il a qualifié de dangereux et de cible militaire.

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