
L'inflation française atteint 2,4 % en août tandis que les dépenses des ménages augmentent de 0,5 % en juillet
Les données provisoires de l'Insee montrent que l'inflation des prix à la consommation en France est passée à 2,4 % en août 2026, portée par une hausse de 16,7 % des prix de l'énergie, tandis que la consommation des ménages a augmenté de 0,5 % en juillet.
Les coûts de l'énergie poussent l'inflation d'août à 2,4 %
Les chiffres provisoires de l'Insee du 28 août 2026 indiquent que l'inflation annuelle des prix à la consommation en France est passée à 2,4 % en août, contre 2,1 % en juillet. L'accélération a été principalement due aux prix de l'énergie, qui ont augmenté de 16,7 % sur un an, tirés par la hausse des produits pétroliers. En revanche, en août 2025, avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, l'inflation annuelle s'établissait à 0,9 % tandis que les prix de l'énergie baissaient de 6,2 %. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé pour les comparaisons dans la zone euro, est passé à 2,7 % sur un an en août après 2,4 % en juillet. Sur une base mensuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 0,7 % après une hausse de 0,6 % en juillet, tandis que l'indice harmonisé a progressé de 0,8 % d'un mois sur l'autre.
- Énergie
- 16.7 %
- Produits frais
- 5.8 %
- Tabac
- 3.3 %
- IPC global
- 2.4 %
- Services
- 2 %
- Alimentation
- 1.1 %
- Produits manufacturés
- -0.4 %
Répartition des mouvements de prix par composante
Dans l'ensemble des catégories de produits, la dynamique des prix a varié en août. Les prix alimentaires ont augmenté de 1,1 % sur un an après 1,0 % en juillet, tirés par les prix des produits frais, qui ont grimpé de 5,8 % contre 3,8 % le mois précédent. Le recul annuel des prix des produits manufacturés s'est modéré à 0,4 %, contre une contraction de 0,7 % en juillet. L'inflation des services a ralenti à 2,0 % sur un an contre 2,2 % en juillet, tandis que les prix du tabac ont maintenu une hausse annuelle de 3,3 %, identique à juillet. Les hausses mensuelles reflètent les ajustements saisonniers des prix des articles manufacturés, notamment l'habillement et les chaussures, après la fin des soldes de juillet. Sur une base mensuelle, les prix des services et du tabac sont restés stables, tandis que ceux de l'énergie et des produits frais ont enregistré des hausses.
La consommation des ménages augmente de 0,5 % en juillet
Les dépenses des ménages français en biens ont augmenté de 0,5 % d'un mois sur l'autre en juillet 2026, après une hausse révisée de 0,6 % en juin. Sur douze mois, les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 1,4 %. L'expansion mensuelle a été soutenue par l'augmentation des achats de voitures neuves, de carburant et d'électricité, malgré un léger ralentissement par rapport au mois précédent. L'institut statistique a détaillé la répartition par catégories.
La consommation de biens manufacturés repart à la hausse (+0,5 % après stabilité), la consommation d'énergie augmente à nouveau (+0,8 % après +1,5 %), de même que la consommation alimentaire (+0,2 % après +0,7 %).
Conditions météorologiques et dynamiques sectorielles de la consommation
Des segments de consommation spécifiques ont montré des réponses distinctes aux conditions économiques et environnementales en juillet. La consommation d'énergie a augmenté de 0,8 %, propulsée par des dépenses de carburant plus élevées alors que les prix du diesel ont rebondi au-dessus de 2 euros le litre en raison des tensions internationales. Les températures estivales élevées ont également influencé l'utilisation de l'électricité et les choix alimentaires.
Juillet 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré en France tous mois confondus.
La consommation de biens manufacturés a augmenté de 0,5 %, soutenue par les biens durables, tandis que les dépenses d'habillement et de textile ont baissé de 0,2 % après avoir chuté de 1,2 % en juin. La consommation alimentaire a augmenté de 0,2 %, portée par les produits laitiers et les boissons pendant la chaleur extrême.
- Énergie
- 0.8 %
- Produits manufacturés
- 0.5 %
- Biens globaux
- 0.5 %
- Alimentation
- 0.2 %
- Habillement et textile
- -0.2 %

