Sécurité · Tarnów

L'évêque Andrzej Jeż condamné à Tarnów pour avoir signalé trop tard des abus commis par des prêtres

Un tribunal de Tarnów a condamné l'évêque Andrzej Jeż pour n'avoir pas signalé en temps voulu des crimes sexuels commis sur des mineurs par deux anciens prêtres. Il a été condamné à deux ans de limitation de liberté. Le jugement n'est pas définitif.

Texte IA fondé sur les articles de wpolityce.pl, Super Express et polsatnews.pl. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : Jarosław Roland Kruk, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. 16 déc.Le délégué diocésain dépose le signalement dans l'affaire Tomasz K.
  2. février 2026Ouverture du procès de l'évêque Andrzej Jeż devant le tribunal d'arrondissement de Tarnów
  3. 29 oct.Le tribunal condamne l'évêque Andrzej Jeż ; le jugement n'est pas définitif

Le verdict

Le tribunal d'arrondissement de Tarnów a condamné l'évêque Andrzej Jeż pour n'avoir pas signalé en temps voulu aux autorités judiciaires des crimes sexuels commis sur des mineurs. La décision a été annoncée le jeudi 29 octobre 2026 et porte sur deux affaires impliquant des prêtres liés au diocèse de Tarnów. Le jugement n'est pas définitif. L'évêque a été condamné à deux ans de limitation de liberté, pendant lesquels 25 % de son salaire mensuel seront versés à la fondation Dajemy Dzieciom Siłę. Le tribunal lui a également ordonné de verser 10 000 zł dans chaque affaire au Fonds d'aide aux victimes et à l'aide post-pénitentiaire, ainsi que de couvrir les frais de procédure. Il n'était pas dans la salle d'audience lors de la lecture de la peine.

Ce qu'a dit le tribunal

La juge Małgorzata Adamczyk a déclaré dans ses motifs oraux que l'obligation de signalement découle directement du droit polonais et s'applique à tout citoyen, quelles que soient ses fonctions. Elle a souligné que dissimuler une telle information est passible de trois ans d'emprisonnement.

« Tout citoyen, y compris un ecclésiastique ou un supérieur d'Église, qui apprend un cas de pédophilie a l'obligation légale de le signaler à la police ou au parquet. »

Małgorzata Adamczyk

Écartant l'argument de la défense fondé sur la procédure ecclésiastique, elle a ajouté :

« Le Code de droit canonique n'est pas une source de droit généralement contraignante en Pologne. Ce n'est qu'un acte du droit de l'Église catholique régissant ses propres institutions. »

Małgorzata Adamczyk

Le tribunal a estimé que la tâche de l'évêque consistait simplement à déposer les signalements requis.

Les deux affaires

La première affaire concerne Stanisław P., un ancien prêtre qui, selon le parquet, a abusé de garçons en Pologne et en Ukraine pendant plusieurs années. Selon le diocèse, l'affaire a d'abord été signalée aux autorités ukrainiennes, et le dicastère pour la Doctrine de la foi du Vatican a ordonné une procédure pénale administrative canonique après que le diocèse a ouvert des procédures ecclésiastiques. Le délégué diocésain a signalé l'affaire aux autorités polonaises en août 2020. Le parquet a relevé que ce signalement était intervenu après qu'un article du prêtre Tadeusz Isakowicz-Zaleski eut rendu l'affaire publique. Le diocèse indique aussi qu'une victime avait informé le parquet d'arrondissement d'Opole au sujet de ce prêtre dès 2010.

Dans la seconde affaire, concernant Tomasz K., le diocèse affirme que l'évêque a appris fin 2021 l'existence possible d'un crime sur une personne de moins de 15 ans et a ordonné que les autorités soient informées, ce que le délégué a fait le 16 décembre 2021. Le parquet estime que le diocèse disposait de l'information bien plus tôt que ne le suggère cette version.

Poursuites et défense

Le parquet avait requis 10 mois d'emprisonnement avec sursis pendant trois ans, assortis d'une amende de 20 000 zł. Le procureur Marcin Stępień a soutenu dans son réquisitoire que les retards avaient eu de graves conséquences, notamment l'expiration de la prescription dans le cas de certaines victimes. Il a affirmé que le diocèse aurait dû signaler les faits immédiatement après la loi de 2017 instaurant une responsabilité pénale pour le défaut de signalement de certaines infractions, dont les crimes sexuels sur mineurs, alors que les signalements sont intervenus plus de trois ans plus tard. L'avocat de la défense Zbigniew Ćwiąkalski a fait valoir que jusqu'en 2022, des doutes subsistaient quant à savoir si l'obligation couvrait des actes commis avant la modification de 2017. L'évêque a nié toute culpabilité dès la première audience et a déclaré au tribunal qu'il n'avait longtemps pas su que certaines victimes de l'affaire Tomasz K. avaient moins de 15 ans.

Réaction du diocèse et suites

Le diocèse de Tarnów a indiqué qu'il n'acceptait pas la décision. Les avocats de l'évêque demanderont la motivation écrite et, après l'avoir étudiée, feront appel. Le diocèse a affirmé que des signalements formels avaient été effectués dans les deux affaires et que d'autres personnes et institutions publiques en avaient également connaissance.

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Sources et contexte

Tarnów · Pologne

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