En bref
L'Espagne et l'Italie ne prolongeront pas les contrôles sur les vols et les liaisons maritimes, introduits par l'Italie en août et repris par l'Espagne pour les passagers venant d'Italie.
Fernando Grande-Marlaska et Matteo Piantedosi se sont entretenus par téléphone après la rencontre entre Pedro Sánchez et Giorgia Meloni en marge d'un sommet du Conseil européen.
Les deux gouvernements renforceront l'échange d'informations afin d'assurer la pleine sécurité de l'espace Schengen, selon le ministère espagnol de l'Intérieur.
- août 2026L'Italie instaure des contrôles frontaliers sur les passagers en provenance d'Espagne après la crise de Ceuta
- 16 oct.Sánchez et Meloni chargent leurs ministres de l'Intérieur de mettre en œuvre la décision sous sept jours
- 22 oct.L'Espagne et l'Italie conviennent de ne pas prolonger les contrôles frontaliers réciproques
La décision
L'Espagne et l'Italie ont convenu de ne pas prolonger les contrôles frontaliers réciproques maintenus depuis août. Ces contrôles portaient sur les vols et les liaisons maritimes des passagers en provenance de l'autre pays. L'Italie avait introduit ses mesures après un afflux de migrations irrégulières à Ceuta fin juillet, lorsque plus de 70 000 personnes sont entrées dans la ville autonome espagnole, et l'Espagne avait répondu par des contrôles équivalents. La décision met fin aux contrôles pour les deux pays ; le ministère espagnol de l'Intérieur indique qu'elle intervient après un examen attentif de la situation.
Comment l'accord a été conclu
L'accord fait suite à un entretien téléphonique entre les ministres de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska et Matteo Piantedosi, organisé après une rencontre entre Pedro Sánchez et Giorgia Meloni en marge d'un sommet du Conseil européen. Le vendredi 16 octobre, les deux dirigeants ont demandé à leurs ministres de mettre la décision en œuvre dans les sept jours suivants. L'Italie a parallèlement prolongé d'une semaine ses contrôles sur les passagers en provenance d'Espagne dans les ports et les aéroports, et l'Espagne a maintenu ses contre-mesures pour les passagers venant d'Italie. Le ministère espagnol de l'Intérieur a exposé sa position en ces termes :
« La décision de ne pas prolonger les contrôles frontaliers, prise après un examen attentif de la situation, s'accompagnera d'un renforcement de l'échange d'informations. »
Contexte plus large
En vertu du code frontières Schengen, le rétablissement de contrôles aux frontières intérieures est autorisé, mais la Commission européenne l'a toujours décrit comme un dernier recours et a appelé les gouvernements à chercher des mesures alternatives. Des sources italiennes citées par Europa Press ont indiqué que les deux ministres travailleraient ensemble à évaluer des mesures de coopération de substitution, tandis que des sources espagnoles évoquaient l'objectif de supprimer les contrôles. Open a rapporté que les contrôles italiens avaient donné lieu à 700 000 inspections, 31 refus d'entrée et 6 arrestations, et que Rome avait de nouveau prolongé la suspension fin août. Open a également rapporté que le gouvernement espagnol s'était de nouveau heurté à Rome à la mi-septembre.
Ce qui change désormais
Les contrôles aériens et maritimes sur les passagers venant de l'autre pays prennent fin, et les deux ministères de l'Intérieur renforceront le partage d'informations pour garantir la sécurité de l'espace Schengen. AGI a décrit l'accord comme une nouvelle phase fondée sur la coopération en matière de renseignement entre les deux gouvernements.