Les États-Unis retirent la Syrie et le HTS des listes terroristes pour débloquer la reconstruction
Washington a mis fin à sa désignation de la Syrie comme État sponsor du terrorisme, en vigueur depuis 47 ans, levant les sanctions sur les exportations d'armes et l'aide étrangère tout en retirant Hayat Tahrir al-Sham des listes.
Retrait des listes et levée des sanctions
Les États-Unis ont officiellement retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme le 24 août 2026, mettant fin à une classification en place depuis 1979. Sous cette désignation, la Syrie faisait face à des interdictions d'exportation et de vente de matériel de défense, des limites strictes à l'aide étrangère américaine et des contrôles à l'exportation sur les biens à double usage civil et militaire. Parallèlement au retrait au niveau national, le Département d'État américain a révoqué les désignations d'organisation terroriste mondiale spécialement désignée pour Hayat Tahrir al-Sham (HTS) et le Front Al-Nosra. Le Trésor américain a également retiré le HTS de sa liste des ressortissants spécialement désignés et des personnes bloquées. Après le retrait de la Syrie, Cuba, la Corée du Nord et l'Iran sont les seules nations restantes sur la liste américaine des États soutenant le terrorisme.
Impact économique et sur la reconstruction
Le retrait des désignations terroristes vise à lever les obstacles réglementaires pour les investissements internationaux et les capitaux privés après des années de guerre. Les banques commerciales et les entreprises étrangères peuvent désormais effectuer des transactions financières avec des entités syriennes sans encourir les sanctions secondaires américaines qui existaient auparavant. Le gouverneur de la Banque centrale de Syrie, Safwat Raslan, a annoncé sur X que l'autorité monétaire travaille activement à la mise en place d'un système financier moderne et fiable.
La fin de la désignation de la Syrie comme État soutenant le terrorisme est une étape historique qui permet au pays de retrouver sa place naturelle au sein du système économique mondial.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré que cette action remplissait les engagements pris par l'administration pour aider la reconstruction et l'équilibre politique en Syrie.
Le Trésor donne suite à l'engagement du président Trump d'offrir au peuple syrien une opportunité pour de grandes choses. Les décisions prises aujourd'hui encourageront des investissements supplémentaires en Syrie pour promouvoir la stabilité politique et économique.
Transition politique et dissolution des groupes armés
L'allègement des sanctions fait suite au renversement du dirigeant syrien Bachar al-Assad en décembre 2024 par les forces d'opposition. Le président par intérim Ahmed al-Scharaa dirigeait auparavant le HTS pendant la guerre civile syrienne. L'organisation est issue du Front Al-Nosra, une branche d'Al-Qaïda en Syrie, avant de rompre tous liens formels avec le réseau en 2016 et d'adopter le nom HTS. Après avoir pris le pouvoir à Damas en décembre 2024, al-Scharaa a ordonné la dissolution de toutes les factions rebelles qui ont participé à l'offensive contre Assad, y compris le HTS. Le président américain Donald Trump a accueilli al-Scharaa à la Maison-Blanche en novembre 2025, maintenant des liens diplomatiques étroits malgré les critiques des responsables israéliens.
- Les États-Unis placent la Syrie sur leur liste des États soutenant le terrorisme.
- Le Front Al-Nosra rompt ses liens avec Al-Qaïda et se rebaptise Hayat Tahrir al-Sham.
- Bachar al-Assad est renversé et Ahmed al-Scharaa dissout tous les groupes armés rebelles.
- L'Union européenne lève ses sanctions économiques contre la Syrie.
- Donald Trump accueille le président par intérim syrien Ahmed al-Scharaa à la Maison-Blanche.
- Le Département d'État américain notifie au Congrès son intention de retirer la Syrie de la liste terroriste.
- Les États-Unis retirent officiellement la Syrie et le HTS des registres du terrorisme et des sanctions.
Calendrier diplomatique et assouplissement international
Cette décision fait suite à une notification formelle soumise au Congrès par le Département d'État américain début juillet 2026, qui présentait la mesure comme une opportunité de reconstruction. Le retrait de la liste est entré en vigueur après la fin de la période d'examen requise par le Congrès. La décision américaine suit les allégements de sanctions antérieurs mis en œuvre par d'autres gouvernements occidentaux après la chute d'Assad. L'Union européenne a levé ses sanctions contre la Syrie en mai 2025. Le Royaume-Uni et le Canada ont également supprimé progressivement leurs restrictions économiques respectives au cours de l'année 2025.


