
L'Arabie saoudite promet 6 milliards d'euros pour trois parcs à thème près de Paris, dont un consacré à Dragon Ball
La France et l'Arabie saoudite ont signé un accord le 24 août 2026 pour investir 6 milliards d'euros dans trois parcs à thème dans le Val-d'Oise, dont un développement Dragon Ball qui devrait créer 22 000 emplois.
Accord bilatéral à l'Élysée
Le 24 août 2026, le président français Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ont signé un mémorandum d'entente à Paris pour développer trois parcs à thème près de Cergy-Pontoise. Le projet prévoit un investissement de 6 milliards d'euros financé par Qiddiya Investment Company, une filiale du Fonds d'investissement public d'Arabie saoudite. Les responsables français estiment que l'entreprise créera 22 000 emplois directs dans la région. L'accord a fait suite à la présence de Mohammed ben Salmane aux côtés de Macron lors de la cérémonie de clôture de la Coupe du monde d'esports à Paris dimanche.
Une annonce extraordinaire, jamais vue depuis Disneyland Paris.
Renaissance du site de Mirapolis
Le complexe de loisirs occupera l'ancien site de Mirapolis à Courdimanche, une commune du Val-d'Oise au nord-ouest de Paris. Mirapolis a été l'un des premiers parcs à thème créés en France lors de son ouverture en 1987, avec des attractions axées sur la littérature et le folklore français. Le parc a enregistré 800 000 visiteurs au cours de sa première année, contre un objectif initial de 2 millions. L'entreprise a fermé définitivement en 1991 après des difficultés financières et la concurrence du Parc Astérix, laissant le site inutilisé pendant 35 ans.
- Visiteurs visés
- 2 millions de visiteurs
- Visiteurs réels
- 0.8 millions de visiteurs
Thème manga et infrastructures de la station
Les discussions pour le nouveau complexe ont pris naissance à Riyad en décembre 2024, lorsque Macron et le prince héritier saoudien ont noté leur intérêt commun pour le manga japonais, en particulier Dragon Ball Z. Depuis avril, les négociations formelles ont impliqué l'Élysée, les autorités régionales d'Île-de-France, les municipalités locales et les agences de promotion des investissements françaises. Au-delà des attractions, le plan directeur intègre des hébergements hôteliers, des restaurants et des logements résidentiels pour étudiants et jeunes travailleurs. L'un des trois parcs prévus sera consacré à la culture anime et manga, utilisant la propriété intellectuelle de Dragon Ball. Les données de Toei Animation indiquent un taux de reconnaissance de 94 % pour Dragon Ball auprès des adultes français de 25 à 45 ans.
C'est un projet à l'échelle de Disney et qui pourrait vraiment renforcer l'attractivité touristique de l'Île-de-France.
Calendrier de construction et portée économique
La présidente de région Valérie Pécresse a déclaré que les autorités régionales ont travaillé sur le projet pendant 18 mois avant l'annonce officielle. Les spécialistes du secteur prévoient que la planification et la construction nécessiteront entre cinq et six ans avant l'ouverture au public. Maxime Guény, directeur de la publication de Parcs et Loisirs Magazine, a comparé la durée de construction prévue à celle de Disneyland Paris entre 1987 et 1992.
Un projet de cette envergure prend environ cinq à six ans, avec un horizon 2030-2031.
Qiddiya a déjà ouvert un parc Six Flags en Arabie saoudite le 1er janvier. Les discussions bilatérales lors de la visite en France ont également abouti à des accords distincts sur la défense et l'intelligence artificielle.
- Le parc à thème Mirapolis ouvre à Courdimanche
- Mirapolis ferme définitivement après ne pas avoir atteint ses objectifs de fréquentation
- Emmanuel Macron et Mohammed ben Salmane discutent du concept Dragon Ball à Riyad
- La France et l'Arabie saoudite signent un mémorandum d'entente pour trois parcs
- Fenêtre d'ouverture prévue pour la station de loisirs


