
Les États-Unis refusent un visa au président palestinien Mahmoud Abbas avant l'Assemblée générale de l'ONU
Le département d'État américain a étendu les sanctions de voyage interdisant aux responsables de l'Autorité palestinienne de se rendre à New York, forçant Mahmoud Abbas à s'adresser à l'Assemblée générale de l'ONU à distance pour la deuxième année consécutive.
Sanctions de voyage étendues
Le département d'État américain a annoncé le 16 septembre 2026 qu'il prolongera les sanctions interdisant l'entrée aux membres de l'Organisation de libération de la Palestine et aux responsables de l'Autorité palestinienne. Une source proche du dossier a confirmé à l'Agence France-Presse que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, est concerné par cette décision. Ce refus empêche Abbas d'assister en personne à la prochaine Assemblée générale des Nations unies pour la deuxième année consécutive. Lors de l'assemblée de 2025, l'administration Trump lui avait également refusé un visa d'entrée, obligeant le dirigeant palestinien à prononcer son discours à distance par visioconférence.
Le département d'État, dirigé par le secrétaire d'État Marco Rubio, a refusé de commenter spécifiquement l'exclusion individuelle d'Abbas lorsqu'il a été interrogé, mais a confirmé que la dérogation existante pour le personnel notifié de la Mission d'observation de l'OLP auprès des Nations unies reste active. Cette dérogation permet à une délégation palestinienne restreinte de maintenir une présence administrative au siège de New York tout en interdisant aux hauts responsables de se rendre aux États-Unis.
En raison de leur incapacité à mener des réformes, contrairement aux engagements pris envers les États-Unis, et de leurs activités continues qui compromettent les perspectives de paix, les États-Unis étendront les sanctions refusant les visas aux membres de l'OLP et aux responsables de l'Autorité palestinienne.
Griefs spécifiques cités par Washington
Dans des déclarations officielles, Washington a justifié le refus de visa par l'intérêt national et le désir d'imposer des conséquences à la direction palestinienne. Le département d'État a déclaré que l'Autorité palestinienne n'avait pas tenu les engagements de réforme de gouvernance convenus précédemment avec les États-Unis. En outre, les diplomates américains ont cité les initiatives de la direction palestinienne visant à internationaliser le conflit avec Israël, attirant particulièrement l'attention sur les affaires portées devant la Cour pénale internationale et la Cour internationale de justice.
Les États-Unis ont également reproché à l'Autorité palestinienne de chercher une reconnaissance diplomatique unilatérale de l'État palestinien plutôt que de poursuivre des négociations de paix bilatérales. Le département d'État a en outre accusé l'Autorité palestinienne et l'OLP de continuer à allouer des allocations à des individus impliqués dans des attaques militantes, tout en glorifiant les terroristes et les actes violents dans les déclarations publiques officielles et les manuels scolaires.
Divisions internationales et calendrier à l'ONU
Le refus de visa américain place Washington en désaccord avec plusieurs partenaires internationaux concernant le statut de la représentation palestinienne. En 2025, 142 États membres des Nations unies ont soutenu une initiative en faveur de l'État palestinien à l'issue d'une conférence sur la solution à deux États coprésidée par la France et l'Arabie saoudite, la France reconnaissant formellement un État palestinien aux Nations unies.
- Israël occupe la Cisjordanie
- Le Hamas attaque Israël, déclenchant la guerre dans la bande de Gaza
- 142 États membres de l'ONU soutiennent un État palestinien tandis que les États-Unis bloquent Abbas à l'AGNU
- Le département d'État américain étend les sanctions de voyage contre les responsables de l'OLP et de l'Autorité palestinienne
- Débat général de l'Assemblée générale des Nations unies à New York
Les restrictions de visa renouvelées coïncident avec une augmentation de la violence des colons contre les Palestiniens en Cisjordanie ces derniers mois. Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967, et la violence dans tout le territoire s'est intensifiée après l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza. Le gouvernement américain a fait part de son opposition à toute annexion formelle du territoire palestinien. Abbas ne pourra pas s'adresser en personne aux dirigeants du monde lors du débat général de l'Assemblée générale des Nations unies, qui se tient du 22 au 28 septembre 2026 à New York.


