
Un avion de guerre américain tire un missile Hellfire dans la salle des machines d'un cargo pour faire respecter le blocus iranien près du détroit d'Ormuz
Un avion américain a tiré un missile Hellfire dans la salle des machines du M/V Lian Star dans le golfe d'Oman après que le vraquier battant pavillon gambien a ignoré plus de 20 avertissements et tenté d'atteindre un port iranien, a confirmé le CENTCOM samedi.
L'interception
Les forces américaines opérant dans le golfe d'Oman ont neutralisé un navire marchand tentant de franchir le blocus maritime imposé aux ports iraniens. Le M/V Lian Star, naviguant sous pavillon gambien, a été détecté en eaux internationales alors qu'il se dirigeait vers la côte iranienne. Le CENTCOM a émis plus de 20 avertissements informant l'équipage que sa route constituait une violation directe du blocus américain. Après que l'équipage a refusé à plusieurs reprises de modifier sa route, un avion américain a lancé un missile guidé Hellfire directement dans la salle des machines du navire, le rendant complètement incapable de manœuvrer et le laissant à la dérive.
Le navire ne se dirige plus vers l'Iran.
Les forces américaines n'ont pas abordé le navire et aucune information sur d'éventuelles victimes n'a été fournie. Un responsable américain s'exprimant anonymement auprès de l'Associated Press a confirmé que le vraquier reste incapable de manœuvrer dans le golfe d'Oman.
Le respect du blocus en chiffres
C'est le sixième navire marchand neutralisé par les forces américaines depuis le début du blocus. Selon le décompte officiel du CENTCOM, les forces américaines ont également dérouté ou fait faire demi-tour à 116 autres navires tentant d'entrer ou de quitter l'Iran. Un navire a été autorisé à passer. Le blocus naval complet de l'Iran a commencé le 17 avril en réponse directe à la fermeture effective par Téhéran du détroit stratégique d'Ormuz.
- Navires neutralisés
- 6 vessels
- Navires déroutés ou refoulés
- 116 vessels
- Navires autorisés à passer
- 1 vessels
Origines de la crise
La confrontation actuelle remonte aux frappes militaires à grande échelle des États-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février, qui ont ouvert la guerre. L'Iran a répondu en fermant le détroit d'Ormuz, un goulet d'étranglement crucial pour les expéditions mondiales de pétrole. Un cessez-le-feu fragile est en place depuis le 7 avril. Washington a imposé le blocus pour accroître la pression économique sur Téhéran et couper les revenus des exportations pétrolières pendant que la trêve tient.
Négociations de cessez-le-feu à un moment critique
L'incident du Lian Star survient alors que l'administration Trump et les représentants iraniens négocient une extension potentielle de 60 jours du cessez-le-feu, couplée à des discussions sur le programme nucléaire iranien. Le président Donald Trump a rencontré des conseillers vendredi mais n'a pas encore pris de décision. L'Iran a déclaré à l'Associated Press que l'accord n'est pas final. La réouverture d'Ormuz reste un point de blocage central – Washington exige que l'Iran retire les mines de la voie navigable et cesse de percevoir des droits de transit, tandis que Téhéran insiste sur le fait que le détroit est sous le contrôle total de la République islamique.
Je n'envisage pas un accord qui donnerait à l'Iran le contrôle total du détroit.
Droits de transit et réactions régionales
L'Iran aurait facturé des droits de transit allant jusqu'à deux millions de dollars américains par navire, une pratique que les experts considèrent comme une violation du principe de libre navigation. Le vice-Premier ministre du Qatar, le cheikh Saoud ben Abdelrahman Al Thani, a déclaré samedi que son pays s'oppose fondamentalement à ces droits, bien qu'une taxe temporaire pour financer les opérations de déminage pourrait être négociable. Un responsable américain cité par l'AP a noté qu'aucune mine n'a encore été trouvée ou détruite dans le détroit. Le commandement militaire iranien a averti à la télévision d'État que toute violation de ses réglementations met en danger la sécurité du passage maritime.


