
Les syndicats français appellent à une grève générale interprofessionnelle le 5 novembre contre le budget 2027
Une coalition de cinq syndicats français a appelé les salariés du public et du privé à faire grève le 5 novembre 2026 pour protester contre les coupes dans les dépenses et le gel des prestations prévus dans le projet de budget 2027.
Appel à une grève commune dans tous les secteurs
Cinq confédérations syndicales françaises ont annoncé une journée nationale de grèves et de manifestations pour le jeudi 5 novembre 2026. La décision, publiée le lundi 5 octobre 2026, constitue la première mobilisation interprofessionnelle couvrant à la fois les salariés du public et du privé depuis le début de la rentrée de septembre. L'intersyndicale à l'origine de l'appel réunit la CFDT, premier syndicat français par le nombre d'adhérents, aux côtés de la CGT, FO, l'UNSA et la FSU. Les organisations syndicales ont appelé conjointement les salariés du privé, les fonctionnaires, les retraités et les jeunes à rejoindre les grèves et les rassemblements de rue pour marquer leur opposition à la politique gouvernementale actuelle.
La colère est immense. La situation du pays est fragile. Nous devons répondre sans délai aux urgences sociales et environnementales.
Opposition au projet de budget 2027
L'appel fait suite à la présentation du projet de budget de l'exécutif pour 2027, qui comporte de multiples coupes dans les dépenses et des gels des revalorisations légales des prestations sociales malgré la persistance de l'inflation. L'intersyndicale a averti que cette trajectoire budgétaire réduit les moyens de l'administration publique et affaiblit les mécanismes de protection sociale. Selon les représentants syndicaux, les choix budgétaires du gouvernement aggravent les conditions de vie des populations vulnérables, des ménages modestes et des patients nécessitant des soins médicaux.
Carburant, alimentation, loyer, gaz, électricité... tout augmente sauf les salaires et les retraites. Notre pays est au bord de la récession.
La CGT a critiqué la réduction par le gouvernement du rôle protecteur du système de Sécurité sociale. Les fédérations syndicales ont dénoncé ce qu'elles qualifient de grave déclassement des travailleurs dans tout le pays, dont le pouvoir d'achat continue de s'éroder face au coût de la vie.
- Les agents du secteur public tiennent une première journée de protestation et de grèves
- Cinq syndicats lancent un appel commun à une grève générale interprofessionnelle
- Les lycéens tiennent la troisième journée nationale de protestation prévue
- Grève nationale du public et du privé prévue dans toute la France
Revendications de hausses de salaires et de réforme fiscale
La plateforme intersyndicale exige une augmentation générale et immédiate des salaires dans toute l'économie, une hausse des salaires minimaux légaux et une revalorisation des pensions de retraite. Pour les agents du secteur public, les syndicats demandent une revalorisation immédiate du point d'indice de la fonction publique ainsi que des mesures dédiées pour améliorer la rémunération et les conditions de travail. Au-delà de la rémunération directe, la plateforme commune vise des réformes économiques et industrielles plus larges, notamment la planification environnementale et des moyens budgétaires accrus pour les services publics.
Les syndicats ont également appelé le gouvernement et les employeurs à mettre en œuvre des mesures de justice fiscale. Ces propositions incluent une taxation ciblée de la fortune privée, des héritages de grande valeur et de la distribution de dividendes des entreprises afin de financer les services publics et l'emploi.
Convergence avec les mobilisations lycéennes
L'annonce de la grève de novembre coïncide avec l'intensification des manifestations de lycéens dans toute la France. Les lycéens ont organisé des protestations et des blocages d'établissements dans plusieurs villes françaises début octobre, une troisième journée d'action nationale étudiante étant prévue le mardi 6 octobre 2026. Si les syndicats ont souligné respecter l'autonomie d'organisation du mouvement lycéen, l'intersyndicale a officiellement soutenu leurs revendications d'amélioration des conditions d'étude et de plus d'égalité.
Tout en respectant l'indépendance du mouvement lycéen, nos organisations partagent les revendications de meilleures conditions d'étude et de plus d'égalité.
La CGT a ajouté que les griefs et les inquiétudes des jeunes doivent être pris en compte par les autorités, estimant que la jeunesse doit pouvoir étudier, se former et construire son avenir dans des conditions décentes. Les fédérations syndicales prévoient d'autres réunions de coordination dans les semaines à venir avant l'action nationale prévue le 5 novembre 2026.


