Généré par IA·En savoir plus
© iDNES.cz
Football·-4 h

Les supporters japonais nettoient le stade de Dallas après le match nul 2-2 contre les Pays-Bas, perpétuant une tradition née en 1998

Après l'égalisation de Daichi Kamada à la 88e minute, scellant un match nul 2-2 lors du premier match du Japon contre les Pays-Bas, les supporters sont restés dans les tribunes de l'AT&T Stadium d'Arlington, au Texas, pour ramasser les déchets à l'aide des sacs en plastique bleus qu'ils avaient apportés.

La fin du match marque le début du nettoyage

Le match a été riche en rebondissements : les Pays-Bas ont mené deux fois au score, mais le Japon a répondu à chaque occasion, le but tardif de Daichi Kamada à la 88e minute permettant aux siens d'arracher le point du match nul. Quelques minutes après le coup de sifflet final, les supporters des « Samurai Blue » ont sorti les sacs en plastique bleus utilisés pour encourager leur équipe et ont commencé à ramasser méthodiquement les gobelets, emballages et autres détritus dans les tribunes. Le personnel de l'AT&T Stadium a indiqué que cette initiative avait considérablement facilité le nettoyage après le match.

On nous apprend que lorsque nous utilisons un lieu, nous devons le laisser plus propre que nous ne l'avons trouvé. À l'école, par exemple, nous nettoyons nous-mêmes nos salles de classe sans que le professeur n'ait besoin de nous le demander.

Une tradition remontant à 1998

Ce rituel a attiré l'attention internationale lors de la Coupe du monde 1998 en France, lorsque le Japon participait à une phase finale pour la première fois. Depuis, à chaque Coupe du monde, en Afrique du Sud, au Brésil, en Russie, au Qatar et désormais aux États-Unis, les supporters japonais ont laissé leurs secteurs impeccables.

En Russie en 2018, ils avaient nettoyé les tribunes malgré une défaite douloureuse en huitièmes de finale contre la Belgique. Les joueurs, eux aussi, avaient laissé leur vestiaire immaculé, accompagné d'une note de remerciement manuscrite en russe. Lors du Mondial 2022 au Qatar, les supporters ont été vus en train de ranger après des victoires contre l'Allemagne et l'Espagne, et même lors de matchs auxquels le Japon ne participait pas.

Les origines de cette pratique

Les observateurs attribuent cette habitude aux fondements de l'éducation japonaise. Dès l'école primaire, les enfants nettoient quotidiennement leurs salles de classe, les couloirs et les espaces communs, ce qui leur inculque un sens des responsabilités envers les espaces publics.

Les supporters sportifs japonais se comportent lors d'événements internationaux comme ils le faisaient durant leur scolarité, lorsqu'ils apprenaient à prendre soin de leur environnement.

Le sociologue Masachi Ohsawa souligne un mélange de responsabilité sociale et de pression de groupe : « Les Japonais ont tendance à montrer peu d'intérêt pour la justice à grande échelle, inégalités mondiales, conflits, changement climatique, mais sont extrêmement sensibles aux considérations morales à petite échelle. Lorsqu'ils interagissent avec des personnes dans un même espace, ils ressentent un désir profond de ne pas causer de problèmes ou de gêne. »

Les supporters citent souvent le dicton « tatsu tori ato wo nigosazu », qui signifie approximativement « un oiseau ne laisse pas de traces derrière lui », comme une devise.

Une apparition remarquée de la NFL

Les images sont devenues virales lorsque le quarterback des New York Giants, Jameis Winston, présent à Dallas en tant que correspondant de la Coupe du monde pour FOX Sports, a été filmé portant un maillot du Japon floqué à son nom et au numéro 4, aidant les supporters à ramasser les déchets.

C'est un homme proche du peuple. Trouvez-moi un seul choix de premier tour de draft dans l'histoire de la NFL qui prend son propre sac poubelle pour nettoyer l'intérieur d'un stade.

Winston s'était auparavant attiré la sympathie des supporters néerlandais en voyageant dans leur bus d'équipe jusqu'à Dallas, qualifiant les fans des Pays-Bas de « plus grande armée ».

Un vestiaire également propre

Les joueurs japonais ont suivi l'exemple. Les journalistes ont noté que dans leur vestiaire après le match, les serviettes et les chasubles d'entraînement étaient soigneusement empilées, et les maillots pliés près de l'entrée, faisant écho au rituel des supporters.

Arlington

8 sources

Recevoir Pollar Weekly

La semaine en actu, chaque vendredi. Gratuit.

Gratuit. Sans traceurs, sans pub. Désinscription à tout moment.

Plus de Culture & Sport