
Les socialistes français fixent les règles de la primaire d'octobre tandis que Hollande et Bouamrane contournent le vote interne
Le Parti socialiste et Place Publique ont programmé le dépôt des candidatures du 1er au 15 septembre avant une primaire en octobre, tandis que François Hollande et Karim Bouamrane ont annoncé des plans distincts.
Règles de la primaire et candidats déclarés
Le Parti socialiste (PS) et son partenaire politique Place Publique ont défini le cadre de leur primaire commune en vue de l'élection présidentielle de 2027. Le 25 août, la direction du PS a validé les modalités opérationnelles du scrutin prévu pour la mi-octobre. Les déclarations officielles de candidature doivent être soumises entre le 1er et le 15 septembre. Le député européen Raphaël Glucksmann a confirmé sa participation à la compétition le 23 août. Parmi les autres candidats engagés figurent l'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal, ainsi que les députés socialistes Philippe Brun et Jérôme Guedj. Le 26 août, le mouvement politique du député Emmanuel Maurel, ancien leader de l'aile gauche du PS qui siège avec le groupe communiste à l'Assemblée nationale, a également annoncé qu'il participera au processus de primaire commune.
Olivier Faure pèse sa candidature
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, n'a pas encore confirmé s'il se présentera. Faure, qui dirige le PS depuis mars 2018 et représente la Seine-et-Marne à l'Assemblée nationale, avait initialement plaidé pour une primaire ouverte à tous les sympathisants de gauche sans frais d'inscription. Sa proposition a été rejetée début juillet au profit de règles exigeant des participants le paiement de 15 euros pour rejoindre la plateforme socialiste. Les responsables et militants du PS se réunissent à Blois vendredi et samedi pour l'université d'été annuelle du parti. Bien que Faure se soit donné jusqu'en septembre pour décider, des alliés parlementaires proches indiquent qu'il évitera de se déclarer lors du rassemblement de Blois et qu'il évoquera sa candidature dans les dix premiers jours de septembre.
- La direction du PS approuve des frais de plateforme de 15 euros plutôt qu'un format de primaire ouverte
- Raphaël Glucksmann confirme sa candidature à la primaire présidentielle
- La direction du PS valide les règles organisationnelles de la primaire
- Emmanuel Maurel rejoint la primaire tandis que François Hollande et Karim Bouamrane déclinent
- La fenêtre de déclaration officielle des candidatures s'ouvre
- Le PS et Place Publique organisent la primaire présidentielle
- François Hollande évalue les conditions d'une candidature présidentielle indépendante
Hollande et Bouamrane contournent le scrutin interne
L'ancien président français François Hollande a annoncé le 26 août qu'il ne participera pas à la primaire d'octobre. S'exprimant dans un entretien au Point pour présenter son livre politique "Unir", dont la sortie est prévue le 3 septembre, Hollande a estimé que la date et le format de la primaire ne correspondent pas à la tâche d'unir les électeurs au-delà des clivages partisans. Hollande avait précédemment noté en mai que décembre est la période traditionnelle pour les décisions présidentielles, rappelant sa décision de décembre 2016 de ne pas briguer un second mandat.
Si la situation l'exige et que j'ai la conviction, au mois de décembre, qu'un rassemblement est possible et que je peux en être l'expression, j'en tirerai les conclusions.
Karim Bouamrane, le maire socialiste de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis, a également rejeté la primaire lors d'une apparition sur TF1 le 26 août tout en affirmant que sa candidature présidentielle reste active. Bouamrane a qualifié la primaire de mécanisme fermé réservé aux adhérents du parti et a critiqué les 15 euros de frais de vote, notant qu'ils seraient loin d'atteindre les deux millions d'électeurs qui ont participé à la primaire ouverte de 2011.
Je ne passerai pas par la case primaire, mais je suis plus que jamais candidat.
Sondages et échéances hivernales
Les stratégies concurrentes se déploient alors que les dirigeants évaluent les premiers sondages. Début juillet, un sondage Elabe pour Les Échos a mesuré les cotes de popularité parmi les sympathisants respectifs des dirigeants du parti. Hollande était en tête avec 46 %, suivi du député François Ruffin à 45 % et de Glucksmann à 42 %. Alors que le PS et Place Publique s'apprêtent à choisir leur candidat désigné en octobre, Hollande et Bouamrane ont tous deux identifié décembre et janvier comme la période où des sondages nationaux plus larges détermineront si des candidatures alternatives émergent en dehors du système de primaire du parti.
- François Hollande
- 46 %
- François Ruffin
- 45 %
- Raphaël Glucksmann
- 42 %

