Élections · Stockholm

Le bloc de centre-gauche suédois mène les élections législatives avec 176 sièges contre 173

Les résultats préliminaires donnent au bloc d'opposition de Magdalena Andersson une avance de trois sièges sur la coalition du Premier ministre Ulf Kristersson, alors qu'environ 200 000 bulletins de vote par correspondance et de l'étranger restent à dépouiller d'ici mercredi.

Texte IA fondé sur les articles de Wprost, Nasz Dziennik, Rzeczpospolita et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Stockholm · Suède
Comment on en est arrivé là
  1. 16 sept.L'Autorité électorale dépouille les bulletins de l'étranger et par anticipation tardifs
  2. 28 sept.Le Riksdag se réunit pour élire le président du parlement
  3. 29 sept.Le président désigne le premier candidat au poste de Premier ministre

Résultats préliminaires et équilibre parlementaire

Le bloc d'opposition de centre-gauche suédois, composé de quatre partis, a obtenu une courte avance lors des élections législatives de dimanche, remportant 176 sièges contre 173 pour la coalition de droite au pouvoir du Premier ministre Ulf Kristersson. Le décompte, basé sur 95 % des circonscriptions dépouillées, donne à l'opposition menée par l'ancienne Première ministre Magdalena Andersson une majorité de trois sièges au Riksdag, qui en compte 349. Le radiodiffuseur public SVT et l'institut de sondage Vera Policy ont estimé à 90 % la probabilité d'une victoire du centre-gauche, prévoyant un résultat final de 175 sièges contre 174. Les sociaux-démocrates restent le premier parti du pays avec 28,1 % des voix et 100 sièges, même si ce résultat représente un recul de 2,3 points de pourcentage par rapport à 2022. Dans l'ensemble du pays, l'écart total de voix entre les deux blocs concurrents n'est que de 28 600 bulletins, ce qui laisse l'issue très serrée.

« Si ce résultat se confirme, la Suède aura un nouveau gouvernement. »

Magdalena Andersson, cheffe du Parti social-démocrate et ancienne Première ministre de Suède
Répartition projetée des sièges au Riksdag par parti
Sociaux-démocrates
100
Parti modéré
70
Démocrates de Suède
62
Parti de gauche
29
Parti du centre
25
Chrétiens-démocrates
22
Parti vert
22
Libéraux
19

Données tirées du texte de l’article

Évolutions à droite et recul des Démocrates de Suède

Le Parti modéré au pouvoir du Premier ministre Ulf Kristersson a gagné 0,8 point de pourcentage pour terminer deuxième avec 19,9 % des voix et 70 sièges. En revanche, le parti populiste de droite Démocrates de Suède a enregistré son premier recul électoral depuis son entrée au parlement en 2010, tombant à 17,6 % et 62 sièges. Le parti, dirigé par Jimmie Åkesson, a perdu environ 11 sièges et est passé à la troisième place au niveau national après avoir cherché à obtenir des postes ministériels dans un gouvernement de droite. Parmi les autres partenaires de Kristersson, les Chrétiens-démocrates ont obtenu 6,2 % et 22 sièges, tandis que les Libéraux ont franchi le seuil électoral de 4 % pour obtenir 5,4 % et 19 sièges. Kristersson a annoncé qu'il examinerait les possibilités de nouvelle coopération au-delà des clivages, y compris une approche du Parti du centre.

« Si cela se confirme, nous nous dirigeons vers un automne agité avec des séries d'entretiens avec le président du Riksdag. »

Ebba Busch, cheffe des Chrétiens-démocrates

Bulletins de l'étranger et calendrier de formation du gouvernement

L'Autorité électorale suédoise doit compter environ 200 000 bulletins de vote de l'étranger et par anticipation tardifs mercredi 16 septembre, ce qui déterminera la répartition finale des mandats parlementaires. Lors des élections générales de 2022, 251 000 bulletins de ce type avaient fait basculer le résultat en faveur de la coalition Tidö de Kristersson. Le nouveau Riksdag se réunira le 28 septembre pour élire son président, appelé talman. Ce dernier présentera ensuite le premier candidat officiel au poste de Premier ministre au plus tôt le 29 septembre. La Suède fonctionne sous un régime de parlementarisme négatif, où un candidat au poste de Premier ministre est approuvé à moins qu'une majorité absolue de 175 députés ne vote contre lui.

« Cela pourrait être un processus de formation du gouvernement très compliqué. »

Andreas Norlén, président du Riksdag

Obstacles de coalition et alignements politiques

Malgré une majorité mathématique, Andersson doit mener des négociations complexes pour constituer un cabinet gouvernemental. La chef du Parti du centre, Elisabeth Thand Ringqvist, a réitéré que son parti, qui a obtenu 7,1 % et 25 sièges, n'entrera pas dans un gouvernement aux côtés du Parti de gauche, qui détient 8,2 % et 29 sièges. Ringqvist a déclaré qu'elle préférerait convoquer de nouvelles élections plutôt que de laisser le Parti de gauche entrer au gouvernement. À l'inverse, le Parti de gauche insiste pour obtenir des portefeuilles ministériels en échange de son soutien à une administration Andersson. Des différences politiques substantielles séparent également les partis, notamment en matière de politique fiscale, où le Parti de gauche et le Parti vert (6,1 % et 22 sièges) cherchent à augmenter la fiscalité des personnes aisées, une proposition à laquelle s'oppose le Parti du centre. Un changement de gouvernement ne devrait pas modifier l'alignement pro-occidental de la Suède, son soutien à l'Ukraine ou ses politiques migratoires restrictives.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar