
Deux rapporteurs quittent l'enquête parlementaire bruxelloise sur le scandale du logement social, la qualifiant de mascarade
Gilles Verstraeten (N-VA) et Marie Cruysmans (Les Engagés) ont tous deux démissionné de leurs postes de rapporteurs de la commission parlementaire bruxelloise chargée d'enquêter sur les malversations à la société de logement social Anderlechtse Haard, invoquant un délai irréaliste et des ingérences politiques.
Démissions
Les deux rapporteurs ont désormais quitté la commission. Gilles Verstraeten (N-VA) a annoncé sa démission lundi, qualifiant l'enquête de "simulacre de commission" et de "farce". Marie Cruysmans (Les Engagés) avait démissionné une semaine plus tôt, estimant que le rythme de travail "ne permet pas un travail rigoureux et de qualité".
Je refuse de continuer à collaborer à cette commission simulacre.
L'enquête
La commission a été mise sur pied après qu'un reportage de VRT Pano a allégué des irrégularités dans l'attribution des logements sociaux à Anderlechtse Haard, présidé par le membre du PS Lotfi Mostefa. Les auditions ont duré 143 heures et se sont terminées lundi. La commission doit remettre un rapport final d'ici le 21 juillet.
- Le reportage de VRT Pano révèle des irrégularités à Anderlechtse Haard
- Marie Cruysmans (Les Engagés) démissionne de son poste de rapporteuse
- Gilles Verstraeten (N-VA) démissionne de son poste de rapporteur
- La commission conclut 143 heures d'auditions
- Date limite pour le rapport final
Pressions politiques
Le PS, qui compte Mostefa dans ses rangs, a imposé ce délai serré. Verstraeten a déclaré que la majorité avait imposé un calendrier irréaliste et avait refusé à plusieurs reprises de reconnaître l'erreur. Il a qualifié la commission de "mascarade" destinée à étouffer l'affaire, ajoutant qu'il ne signerait pas un rapport final que le PS pourrait utiliser pour prétendre qu'une enquête approfondie avait été menée.
J'ai fait tout mon possible pour rectifier la situation, mais je refuse désormais d'apporter ma collaboration active à cette farce, où une enquête sérieuse a été rendue impossible sous la pression du PS.
Charge de travail
La commission s'est réunie jusqu'à six jours par semaine, souvent 10 à 12 heures par jour, tandis que les membres étaient censés examiner des milliers de pages de documents. Un camion de cartons est arrivé il y a seulement une semaine. Verstraeten a noté que les commissions d'enquête prennent normalement six à neuf mois, et non quelques semaines.
Honnêtement, vous êtes fous.
Réactions
La ministre flamande de Bruxelles, Cieltje Van Achter, a qualifié la commission de "farce" sur les réseaux sociaux. Les démissions laissent la commission sans ses deux rapporteurs alors qu'elle se précipite vers la date butoir du 21 juillet.


