Logement · Paris, Lyon et Madrid
Les protestations de la jeunesse s'étendent à travers l'Europe, proches des niveaux de la crise de l'euro
Au moins 177 manifestations ont eu lieu dans 12 pays européens depuis la mi-septembre, la France ayant connu 550 000 manifestants et des émeutes le 17 octobre selon le ministère de l'Intérieur.
Texte IA fondé sur les articles de NIEZALEZNA.PL, oko.press, polityka.pl et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
El Pais a recensé au moins 177 manifestations entre le 15 septembre et le 23 octobre, dont 80 % en France, en Espagne, en Italie, au Portugal et en Belgique.
Le ministère de l'Intérieur a chiffré la participation nationale à 550 000 personnes le 17 octobre, et plus de 2 000 personnes ont été interpellées après des émeutes qui ont blessé près de 1 000 policiers.
Samedi 24 octobre, les autorités ont déplacé le départ de la marche parisienne vers le secteur de la porte d'Italie, et Laurent Nuñez a indiqué que 135 personnes avaient été interpellées dans toute la France à 13 heures.
La police a expulsé une femme de 87 ans d'un appartement madrilène le 23 septembre ; les autorités ont recensé au moins 25 000 manifestants à Madrid fin septembre, contre 300 000 selon l'estimation des organisateurs.
- 17 oct.Une marche nationale réunit 550 000 personnes selon le ministère de l'Intérieur ; des émeutes suivent et plus de 2 000 personnes sont interpellées
- 21 oct.Plus de 10 000 personnes participent à une grève des enseignants en Grèce
- 24 oct.135 personnes interpellées dans toute la France à 13 heures alors que la marche parisienne s'ébranle
Une vague de colère de la jeunesse à travers l'Europe
Depuis la mi-septembre, au moins 177 manifestations ont eu lieu dans 12 pays européens, selon une analyse du quotidien espagnol El Pais couvrant la période du 15 septembre au 23 octobre. El Pais estime que l'ampleur approche celle des mois les plus agités de la crise de la dette de la zone euro de 2010 à 2012. La plupart des manifestants sont des jeunes qui réclament de meilleures conditions d'études, des logements moins chers et un coût de la vie plus faible. Certaines manifestations se sont terminées par des affrontements avec la police, et d'autres rassemblements ont déjà été annoncés. Les protestations ne forment pas un mouvement coordonné, même si elles se déroulent souvent en même temps et partagent les mêmes revendications. El Pais a constaté que 80 % de l'ensemble des manifestations ont eu lieu en France, en Espagne, en Italie, au Portugal et en Belgique.
France : des blocages de lycées aux émeutes nationales
En France, les protestations ont commencé en septembre, lorsque des lycéens ont bloqué leurs établissements pour réclamer davantage de professeurs, des classes moins chargées et de meilleurs bâtiments. Le mouvement s'est ensuite étendu à tout le pays et, le 17 octobre, le ministère de l'Intérieur a recensé 550 000 participants. Des émeutes ont éclaté ce jour-là, plus de 2 000 personnes ont été interpellées et près de 1 000 policiers ont été blessés. Les autorités parisiennes ont ensuite instauré des restrictions sur les rassemblements. Des commerçants des grands axes ont condamné leurs vitrines et leurs portes avec des panneaux de fibres de bois en prévision de nouvelles violences.
Paris, samedi 24 octobre
Les autorités ont déployé environ 70 000 policiers dans toute la France pour le quatrième week-end de protestations, appuyés par des unités à cheval, des hélicoptères, des drones, des systèmes anti-drones et des véhicules blindés. À Paris, la marche devait partir de la place de la Bastille, mais les autorités ont refusé cet itinéraire au dernier moment et ont déplacé le point de départ vers le sud, dans le secteur de la porte d'Italie. De nombreuses personnes s'étaient déjà rassemblées sur le site initial et, après des échauffourées avec les forces de l'ordre, la foule est partie sous escorte policière. Les autorités ont chiffré le départ à environ 35 000 personnes, contre 60 000 une semaine plus tôt. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a indiqué que 135 personnes avaient été interpellées dans toute la France à 13 heures, et 24 stations de métro ont été fermées sur ordre de la police. À Lyon, la police a fait usage de gaz lacrymogène contre environ 150 personnes malgré une interdiction préventive de rassemblement. Le dirigeant de gauche Jean-Luc Mélenchon a appelé les manifestants à respecter les consignes, tout en accusant le Premier ministre Sébastien Lecornu de vouloir entraver le droit de manifester.
Espagne et Portugal : le logement au centre
En Espagne et au Portugal, le principal moteur de la mobilisation est la crise du logement. Fin septembre, les autorités ont recensé au moins 25 000 personnes défilant à Madrid, tandis que les organisateurs ont estimé la participation à 300 000. Les protestations se sont ensuite étendues à des dizaines de villes espagnoles. Les manifestations madrilènes ont suivi l'expulsion d'une femme de 87 ans d'un appartement qu'elle louait depuis 1956. Après qu'une société privée a racheté l'immeuble en 2018 et augmenté trois fois le loyer, elle a refusé de partir et, le 23 septembre, la police l'a évacuée sur une civière tandis que des voisins et des militants manifestaient dehors. Elle a été conduite directement à l'hôpital. À Madrid, des centaines de manifestants campent depuis des semaines dans un village de tentes à la Puerta del Sol. Au Portugal, les manifestants s'opposent à un projet de loi qui faciliterait les expulsions.
- Estimation des autorités
- 25000 personnes
- Estimation des organisateurs
- 300000 personnes
Données tirées du texte de l’article
Belgique, Italie et Grèce
En Belgique, des étudiants protestent contre la hausse des frais de scolarité et les coupes budgétaires. En Italie, l'une des revendications porte sur une règle limitant à 30 % la part d'étudiants étrangers. En Grèce, plus de 10 000 personnes ont participé à une grève des enseignants le 21 octobre. Les données d'Eurostat citées dans l'enquête montrent que les prix à la consommation dans l'UE ont augmenté de 23,6 % au total depuis 2022, un contexte que les manifestants associent à leurs inquiétudes sur le coût de la vie. Luka Leszić, représentant de la jeunesse au sein de l'Union des étudiants européens, a déclaré à El Pais que l'automne ramène les étudiants sur les campus, où les changements de frais, de bourses et de conditions d'études se font directement sentir.
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Sources et contexte
- NIEZALEZNA.PLL'Europe est en ébullition. L'ampleur des manifestations rappelle l'époque de la grande criseEuropa wrze. Skala protestów przypomina czasy wielkiego kryzysu · original en polonais
- oko.pressManifestations en France. Calme, mais il y a les premières interpellationsProtesty we Francji. Spokojnie, ale są pierwsi zatrzymani · original en polonais
- polityka.plÇa bouillonne en France. Les jeunes sèment le trouble en Europe et au-delà. Il y a deux nouvelles, toutes deux mauvaisesWrze we Francji. Młodzi rozrabiają w Europie i nie tylko. Płyną z tego dwie wiadomości, obie złe · original en polonais
- oko.pressCrise du logement en Espagne. Qui a une chance de gagner le casting pour un locataire ?Kryzys mieszkaniowy w Hiszpanii. Kto ma szanse na wygranie castingu na najemcę? · original en polonais
- Laurent Nuñez
- Ministre de l'Intérieur, qui a communiqué le nombre d'interpellations dans toute la France le 24 octobre
- Jean-Luc Mélenchon
- Dirigeant du mouvement de gauche La France insoumise, qui a appelé les manifestants à respecter les consignes de la police
- Sébastien Lecornu
- Premier ministre français accusé par Mélenchon de vouloir entraver le droit de manifester
- Luka Leszić
- Représentant de l'Union des étudiants européens cité par El Pais sur la mobilisation étudiante de l'automne
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