
La commission de Huesca approuve le transfert des peintures profanes de Sijena depuis Barcelone, travaux à partir du 19 octobre
La Commission provinciale du patrimoine culturel de Huesca, en Aragon, a approuvé vendredi le démontage, l'emballage et le transport des peintures du Museu Nacional d'Art de Catalunya. Le calendrier prévu court du 19 octobre au 5 novembre, mais le MNAC indique que ce calendrier est provisoire tant qu'il n'a pas reçu la documentation officielle.
La commission autorise le transfert
Vendredi, la Commission provinciale du patrimoine culturel de Huesca a approuvé, en séance plénière extraordinaire, le démontage, l'emballage, le transport et le déballage des peintures profanes ("pinturas profanas") exposées dans la salle 17 du Museu Nacional d'Art de Catalunya (MNAC) à Barcelone. Les œuvres sont destinées au monastère royal de Santa Maria de Sijena, à Villanueva de Sijena, dans la province de Huesca. Il s'agit d'une peinture murale transférée sur toile, composée de huit panneaux qui décoraient autrefois les murs supérieurs d'une salle rectangulaire entre l'église et le cloître, et qui ont quitté le monastère dans les années 1960, selon EL PAÍS. ABC rapporte que la Generalitat de Catalunya n'a soulevé aucune objection après que la Cour suprême a jugé que les œuvres religieuses et profanes devaient revenir à Villanueva de Sijena. La commission a examiné la documentation du MNAC sur l'état de conservation, les procédures de démontage et d'emballage, les conditions de transport, le calendrier, l'entreprise et la police d'assurance. Les travaux seront réalisés par SIT, une entreprise engagée par le musée, en coordination avec des techniciens désignés par le gouvernement aragonais.
Calendrier et logistique
Le gouvernement aragonais indique que les travaux commenceront le 19 octobre et dureront quatre semaines, jusqu'au 5 novembre. Pedro Olloqui, directeur général de la Culture, a donné ces dates et précisé que l'emballage, le transfert et le déballage prendraient quatre semaines. Le plan prévoit un camion de 30 mètres cubes avec deux chauffeurs, des plateformes élévatrices jusqu'à six mètres de hauteur, et un suivi de la température et de l'humidité pendant le transport. Le déballage au monastère pourrait prendre deux à trois jours ouvrables. La police d'assurance s'élève à 1,7 million d'euros, un montant qui, selon Olloqui, reflète la couverture d'assurance plutôt que la valeur économique des peintures. Interrogé sur leur valeur, Olloqui a déclaré qu'elles n'avaient jusqu'ici qu'une valeur symbolique, avant d'ajouter une réserve :
Il se peut que leur valeur soit encore supérieure à celle des œuvres religieuses.
- Démontage prévu mais suspendu avant d'avoir commencé
- La commission du patrimoine de Huesca autorise le démontage, l'emballage et le transport
- Début prévu des travaux
- Achèvement prévu, avec déballage au monastère
La position du musée et le calendrier en suspens
Le MNAC a indiqué avant la décision qu'il n'avait pas encore reçu l'autorisation de la commission et qu'aucune date de début concrète n'existait. Le musée affirme qu'il commencera les travaux dès qu'il recevra la documentation du gouvernement régional, et qu'il choisira alors le jour du début. Le MNAC qualifie le calendrier de "provisional y orientativo" (provisoire et indicatif), et indique qu'il devra reprogrammer les travaux en fonction du calendrier définitif. La position du musée se résume en ces mots :
Sans savoir quand nous recevrons le document, nous ne pouvons pas avoir de calendrier définitif.
Le MNAC indique que les travaux pourraient durer quatre à cinq semaines une fois le démontage commencé, et qu'il préférerait achever l'opération avant la fin novembre. LaVanguardia et EL PAÍS rapportent que c'est en novembre qu'expire le contrat avec SIT. Le musée a également déclaré vouloir agir rapidement et sans risque pour les peintures :
Nous voulons le faire dès que possible et sans courir aucun risque pour les peintures.
Litige sur le démarrage de juillet
Le démontage était initialement prévu pour juillet. Selon le MNAC, le gouvernement régional a refusé l'autorisation parce que la commission de Huesca ne s'était pas encore réunie. Mar Vaquero, vice-présidente et conseillère à la Présidence, à la Justice, à la Culture et au Sport du gouvernement aragonais, a déclaré à EL PAÍS que les travaux avaient été suspendus parce que "faltaba todo el proyecto técnico" (tout le projet technique manquait). Entre-temps, l'Aragon a acquis un système de peignes de suspension sur lesquels les peintures seront exposées au monastère. Vaquero a qualifié l'autorisation de "el preámbulo para el regreso de todas las pinturas" (le préambule au retour de toutes les peintures). Elle a également déclaré que le monastère, après un investissement de six millions d'euros, est en parfait état pour recevoir les œuvres.

