
Les marchés mondiaux marquent une pause alors que les rendements obligataires américains restent proches de leurs sommets et que les sanctions contre l'Iran se profilent
Les indices boursiers mondiaux étaient stables ou en baisse lundi, le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans se maintenant à 4,71 % et Washington préparant de nouvelles sanctions économiques contre Téhéran.
Les marchés mondiaux marquent une pause sous l'effet des pressions géopolitiques et obligataires
Les marchés boursiers mondiaux ont ouvert la semaine sur une note atone lundi 24 août 2026, les investisseurs évaluant les rendements élevés de la dette souveraine et les multiples différends commerciaux. À Francfort, le Dax a cédé 0,1 % à 26 107 points après avoir clôturé vendredi à 26 136 points, tandis que l'EuroStoxx 50 a perdu 0,3 % pour s'établir à 6 444 points. En Asie, le Nikkei de Tokyo a terminé à 65 968,71 points et l'indice composite de Shanghai a chuté de 0,6 % à 3 880,33 points. Les rendements des obligations d'État américaines sont restés proches de leurs plus hauts niveaux depuis 25 ans. Le rendement de l'obligation du Trésor américain à 10 ans a baissé de quatre points de base à 4,71 %, tandis que le rendement de l'obligation à 30 ans s'échangeait à 5,24 %, après une semaine précédente où les rendements à 30 ans ont franchi la barre des 5 % aux enchères. Un rapport cité par CNBC indique que le compte général du Trésor américain pourrait être utilisé conjointement avec les programmes de rachat existants pour acheter des obligations d'État.
- Obligation à 10 ans
- 4.71 %
- Obligation à 30 ans
- 5.24 %
Sanctions américaines contre l'Iran et tensions commerciales nord-américaines
Les acteurs du marché ont surveillé les actions politiques géopolitiques à Washington. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a tenu une conférence de presse détaillant les sanctions économiques visant l'Iran et ses partenaires commerciaux, que l'administration a qualifiées de campagne économique. Dans une tribune publiée par le Financial Times, Bessent a mis en garde les pays entretenant des relations commerciales avec Téhéran quant aux risques économiques.
Ils feraient bien de réfléchir aux conséquences de ce soutien.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a rejeté le programme de sanctions tout en plaidant pour un règlement diplomatique. Parallèlement, les frictions commerciales se sont intensifiées en Amérique du Nord après l'échec des négociations bilatérales entre les États-Unis et le Canada. Suite à la mise en œuvre de nouveaux droits de douane américains, le gouvernement canadien à Ottawa a annoncé qu'il prendrait des contre-mesures de rétorsion. Les marchés de l'énergie ont réagi au cadre économique du conflit par une baisse des prix du pétrole brut. Le Brent a chuté de plus de 2,5 % à 91,19 dollars le baril, s'apaisant légèrement après avoir grimpé de plus de 50 % depuis le début de l'année 2026 en raison des perturbations du transport maritime commercial dans le détroit d'Ormuz.
Évaluation de la Banque centrale européenne et calendrier économique
Malgré les blocus persistants affectant le transit maritime par le détroit d'Ormuz, les autorités monétaires européennes ont minimisé les risques immédiats de contraction économique sévère. Piero Cipollone, membre du directoire de la Banque centrale européenne, a déclaré que les indicateurs actuels ne signalent pas une stagnation simultanée et une inflation élevée.
Nous devrons naturellement surveiller les changements dans l'environnement macroéconomique, mais actuellement, il n'y a aucun signe indiquant un scénario de stagflation.
Le calendrier financier présente des repères économiques critiques dans les jours à venir. Après des publications d'indicateurs mineurs mardi, les États-Unis publieront mercredi l'indice des prix des dépenses de consommation personnelle, qui constitue la principale mesure de l'inflation de la Réserve fédérale. Les banquiers centraux se réuniront à Jackson Hole, dans le Wyoming, jeudi, et le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, doit prononcer un discours de politique générale vendredi.
- Scott Bessent détaille les nouvelles sanctions américaines contre l'Iran
- Publication d'indicateurs économiques secondaires aux États-Unis
- Nvidia publie ses résultats trimestriels et l'indice PCE américain est publié
- Début du symposium des banques centrales de Jackson Hole dans le Wyoming
- Le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, prononce un discours à Jackson Hole
Recul des valeurs technologiques sous l'effet de la hausse des dépenses liées à l'IA
Les valeurs technologiques et de l'intelligence artificielle ont subi des ventes massives sur les places internationales. En Europe, le fabricant de semi-conducteurs Infineon a perdu 3,2 %, Suss a chuté de 6,0 % et Aixtron a reculé de 2,5 %, tandis que SAP a cédé 0,5 %. Au Japon, Fujikura a baissé de 3,5 % et SoftBank a chuté de 3,3 %, bien que Tokyo Electron ait gagné 2,1 %. Le stratège de Nomura Securities, Wataru Akiyama, a écarté l'idée d'une panique structurelle concernant le secteur.
Nous considérons les inquiétudes concernant la rentabilité des entreprises de semi-conducteurs simplement comme une excuse pour vendre.
L'attention des investisseurs s'est concentrée sur les besoins élevés en dépenses d'investissement des développeurs d'intelligence artificielle avant les résultats trimestriels de Nvidia mercredi. Le groupe de commerce électronique Alibaba a annoncé une augmentation de capital de 10,3 milliards de dollars pour financer la hausse des dépenses liées à l'intelligence artificielle, tandis que SoftBank a préparé une émission obligataire de 6,3 milliards de dollars pour son portefeuille technologique. Parallèlement, Nvidia a programmé une hausse de prix d'environ 17 % sur certains systèmes de serveurs d'intelligence artificielle, invoquant la hausse des coûts des composants mémoire sous-jacents.


