Conflits · Ras Tanura, Riyad et Téhéran

Les Houthis revendiquent une frappe de missile contre la raffinerie de Ras Tanura, en Arabie saoudite, où un incendie s'est déclaré

La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a déclaré avoir intercepté des missiles tirés vers Riyad dans la nuit du mardi 27 octobre, tandis qu'une source Bloomberg indiquait que l'incendie près de Ras Tanura avait été maîtrisé.

Texte IA fondé sur les articles de newsORF.at, de Volkskrant, The Independent et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Ras Tanura, Riyad, Téhéran, Genève · Arabie saoudite, Iran, Suisse
Comment on en est arrivé là
  1. 26 oct.Le ministre saoudien de la Défense, le chef de l'armée pakistanaise et le chef du renseignement turc rencontrent le chef de la sécurité iranienne à Téhéran
  2. Nuit du 27 octobreDes explosions sont entendues à Riyad tandis que la coalition affirme avoir intercepté des missiles tirés vers la capitale
  3. Nuit du 27 octobre, Ras TanuraUn incendie se déclare à la raffinerie après une frappe de missile balistique revendiquée par les Houthis, et la source de Bloomberg indique que l'Arabie saoudite l'a maîtrisé

Incendie à Ras Tanura et revendication de la raffinerie

Les Houthis, mouvement pro-iranien du Yémen, ont affirmé mardi 27 octobre avoir frappé d'un missile balistique la raffinerie de Ras Tanura, sur la côte du Golfe en Arabie saoudite. Leur porte-parole Yahya Saree a écrit sur X que la frappe avait provoqué d'importants incendies sur le site. La raffinerie peut traiter 550 000 barils par jour et sa production est exportée via le port de la même ville. Au moment de la rédaction, l'Arabie saoudite n'avait pas confirmé l'attaque. Bloomberg, citant une personne informée du dossier, a indiqué que les autorités saoudiennes avaient maîtrisé un incendie près du terminal d'exportation dans la nuit du mardi. L'agence de sécurité maritime Vanguard a signalé un incendie près de Ras Tanura mardi matin, précisant que les informations disponibles indiquaient qu'il était sous contrôle, sans que l'ampleur des dégâts ni les conséquences sur le chargement pétrolier soient établies. Le complexe avait déjà été fermé à titre préventif en mars, pendant la guerre impliquant l'Iran.

Interceptions au-dessus de Riyad

Des explosions ont été entendues à Riyad dans la nuit du mardi, selon l'AFP. La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a déclaré que ses défenses antiaériennes avaient intercepté et détruit deux missiles balistiques tirés vers la capitale, et l'AFP a rapporté que des débris avaient touché un bâtiment, un chantier et une voiture. Dans un communiqué distinct, la coalition a indiqué avoir intercepté trois missiles balistiques visant l'est du pays, sans faire de victimes, ainsi que quatre drones dirigés vers le sud. Les deux communiqués de la coalition diffèrent sur le nombre de missiles et sur leur cible. Des habitants de Riyad auraient reçu des alertes par SMS les invitant à se mettre à l'abri. Les Houthis ont également affirmé avoir touché deux aéronefs militaires, l'un à l'aéroport de Najran et l'autre sur une base aérienne de Khamis Mushait, mais l'Arabie saoudite n'a pas confirmé ces attaques.

Frappes quasi quotidiennes et crise régionale élargie

Les Houthis attaquent des cibles saoudiennes presque chaque jour depuis des semaines, principalement des infrastructures énergétiques. Les combats entre les Houthis et le gouvernement yéménite ont repris de plus belle après le début de la guerre contre l'Iran fin février 2026, et la coalition dirigée par l'Arabie saoudite soutient les forces yéménites, ce qui a exposé le royaume à des attaques directes. Lundi 26 octobre, le ministre saoudien de la Défense Khalid bin Salman, le chef de l'armée pakistanaise le général Asim Munir et le chef du renseignement turc Ibrahim Kalin ont rencontré à Téhéran le chef de la sécurité iranienne Mohsen Resaei. La télévision d'État iranienne a indiqué que les discussions avaient porté sur les conséquences de ce qu'elle a décrit comme une agression américano-israélienne contre l'Iran. L'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan avaient signé en août l'accord de défense commune de La Mecque, en réponse à la guerre contre l'Iran et à ses effets. Le Parlement égyptien a approuvé lundi une assistance militaire à la sécurité saoudienne, et les Houthis avaient averti Le Caire avant les dernières frappes.

Accusations autour des satellites russes

En septembre, des frappes de précision ont touché des stations de pompage du plus important oléoduc saoudien, et quelques jours plus tard une attaque a endommagé un avion de combat italien dans un hangar d'une base aérienne saoudienne. Une société privée de renseignement géospatial basée à Genève, AURORAH Geosignal Intelligence, a examiné 40 attaques de missiles et de drones contre l'Arabie saoudite menées par les rebelles houthis et des milices irakiennes entre le 1er juillet et le 19 octobre. Dans chaque cas, elle a constaté le passage de satellites gouvernementaux et militaires russes au-dessus des zones concernées dans les jours précédant et suivant les frappes. Son fondateur, Nawaf Obaid, décrit ce lien sans détour.

« Ce que nous avons trouvé, c'est une concordance de 100 % entre l'activité des satellites et les frappes. »

Nawaf Obaid, fondateur d'AURORAH Geosignal Intelligence

L'AP s'est entretenue avec trois responsables, l'un saoudien et l'autre figure de premier plan de la direction houthie, ainsi qu'avec un analyste indépendant du renseignement. Selon eux, les Houthis et d'autres groupes alignés sur l'Iran se sont appuyés sur le renseignement russe ainsi que sur des capacités chinoises, des conseillers iraniens présents sur le terrain analysant les informations et les transmettant. Rayed Krimly, vice-ministre chargé de la diplomatie publique au ministère saoudien des Affaires étrangères, a déclaré la semaine dernière à des journalistes que l'Iran et les Houthis recevaient du renseignement d'acteurs en Russie et en Chine, parfois commerciaux.

« Nous discutons régulièrement de ces questions avec la Chine et la Russie, et nous continuerons de le faire. »

Rayed Krimly

Moscou n'avait pas réagi dans l'immédiat à ces accusations. La Russie et l'Iran entretiennent un accord de coopération militaire de longue date, qui comprend le transfert de technologies de drones. Si la Russie n'a pas pris part directement aux guerres régionales, des responsables américains et européens ont affirmé qu'elle avait partagé du renseignement avec l'Iran.

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