Diplomatie · Bruxelles et Rome
L'UE somme l'Italie de choisir : accepter les prêts défense SAFE de 14,9 milliards d'euros dans un mois ou les perdre
La Commission européenne a signifié à Rome qu'elle a jusqu'à la fin juillet pour s'engager à utiliser les 14,9 milliards d'euros qui lui sont alloués dans le cadre du programme de défense SAFE, faute de quoi l'argent sera redistribué aux autres États membres.
Texte IA fondé sur les articles de lastampa.it et ANSA.it. Publié . Comment il est fait
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En bref
L'UE donne à l'Italie jusqu'à la fin juillet pour décider d'utiliser son enveloppe de prêts défense SAFE de 14,9 milliards d'euros, faute de quoi les fonds seront redistribués.
Le ministre de l'Économie Giorgetti veut attendre septembre, liant la décision aux discussions budgétaires et à la procédure pour déficit excessif, tandis que le ministre de la Défense Crosetto réclame une clarification immédiate.
Un nouveau système de char, un navire logistique et un projet de défense aérienne pourraient être réduits ou annulés si les prêts SAFE sont perdus, menaçant des milliers d'emplois.
Dix-huit pays ont des programmes approuvés ; neuf ont signé des accords exécutifs. La Pologne et Chypre ont déjà reçu des versements, et la Lettonie a signé sa tranche de 3,5 milliards d'euros la semaine dernière.
- 31 juil.Délai informel fixé par l'UE pour que l'Italie décide du sort des fonds SAFE
- 30 sept.Calendrier prévu par Giorgetti pour la décision
- 31 déc.Délai légal pour la redistribution des fonds SAFE non utilisés
Ultimatum de l'UE
La Commission européenne a averti l'Italie qu'elle dispose d'un mois pour décider d'utiliser ou non les 14,9 milliards d'euros qui lui sont alloués dans le cadre du programme de prêts pour la défense SAFE, faute de quoi les fonds seront redistribués aux autres États membres. Une source haut placée de l'UE a déclaré à l'ANSA qu'il faudra bientôt y voir clair, notant le vif intérêt des autres capitales. Cet avertissement n'a pas de valeur juridique contraignante, le règlement SAFE autorise la redistribution des fonds non utilisés jusqu'au 31 décembre 2026, mais Bruxelles presse Rome d'agir avant l'été.
Le débat interne à Rome
Le ministre de l'Économie, Giancarlo Giorgetti, a déclaré que la décision interviendrait au plus tard en septembre, la liant au cadre budgétaire plus large et à la possible sortie de l'Italie de la procédure européenne pour déficit excessif. Le ministre de la Défense, Guido Crosetto, a reconnu la tension : Giancarlo sait parfaitement ce que je voudrais, et je sais parfaitement ce qu'il peut faire. Pour SAFE, cela dépend des possibilités dont il dispose. Crosetto a ajouté qu'il s'attend à ce que la hausse annuelle des dépenses de défense de 0,15 % du PIB, non réalisée cette année en raison de la procédure pour déficit excessif, soit rétablie dans le prochain budget.
Les enjeux
Si l'Italie perd les prêts SAFE, plusieurs programmes d'acquisition risquent de subir des coupes. Le système de combat blindé de l'Armée de terre (Army Armoured Combat System), un projet de 15 milliards d'euros pour 1 050 véhicules développé par Leonardo et Rheinmetall, qui bénéficiait de 8,4 milliards d'euros de financement national, comptait sur SAFE pour le reste. Un navire logistique de classe Vulcano construit par Fincantieri, dont 1 500 emplois seraient menacés à Castellammare di Stabia, est également en suspens. Le système de défense aérienne Samp/T NG, développé avec la France, pourrait être réalisé sans l'Italie si Rome tarde encore.
État d'avancement du programme SAFE
SAFE (Security Action for Europe) est un instrument européen de 150 milliards d'euros qui propose des prêts sur 45 ans avec un différé d'amortissement de 10 ans pour les achats conjoints de défense. Il est entré en vigueur le 29 mai 2026. Dix-huit États membres ont vu leurs programmes approuvés ; neuf ont signé des accords exécutifs. La Pologne a été le premier pays à recevoir un paiement (6,6 milliards d'euros sur une enveloppe de 43,7 milliards) le 29 mai. La Lettonie a signé sa tranche de 3,5 milliards d'euros samedi dernier. Chypre et la Pologne ont déjà reçu des fonds. La Hongrie, sous la direction du nouveau Premier ministre Peter Magyar, est encore en train de redéfinir sa participation après que le plan du gouvernement précédent a été bloqué.
Calendrier et prochaines étapes
La Commission finalise encore les contrats avec d'autres capitales. L'Italie, l'Espagne et le Portugal sont parmi les retardataires pour soumettre les formulaires requis concernant les conditions des prêts. Si les pays ibériques n'inquiètent pas Bruxelles, la Commission craint que Rome ne réduise sa demande, des informations de presse faisant état d'une possible coupe de 10 milliards d'euros n'ont jamais été discutées avec les responsables européens. Giorgetti a laissé entendre qu'il pourrait y avoir une surprise concernant la procédure pour déficit excessif, déclarant que les probabilités ne sont pas très élevées mais que je continue d'espérer. Le sommet de l'OTAN à Ankara attend des trajectoires crédibles vers l'objectif de dépenses de 5 % du PIB d'ici 2035.
- Pologne
- 43.7 mds €
- Italie
- 14.9 mds €
- Lettonie
- 3.5 mds €
Données tirées du texte de l’article
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Sources et contexte
- lastampa.itFondi per la difesa, l'ultimatum Ue: a rischio 15 miliardi
- lastampa.itCosa cambia senza i fondi: si salvano jet e droni, addio tank e navi
- ANSA.it>ANSA-FOCUS/ L'Ue avverte Roma, 'un mese per non perdere i fondi Safe' - Altre news
- ANSA.it>ANSA-SCHEDA/ Con il Safe in campo 150 miliardi, 19 Paesi Ue hanno aderito - Altre news
- Ursula von der Leyen
- Présidente de la Commission européenne
- Giancarlo Giorgetti
- Ministre italien de l'Économie et des Finances
- Guido Crosetto
- Ministre italien de la Défense
- Peter Magyar
- Premier ministre de la Hongrie
- Viktor Orbán
- Ancien Premier ministre de la Hongrie
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