
Les émissaires américains Witkoff et Kushner mènent des négociations indirectes avec l'Iran au Qatar après des attaques ce week-end dans le détroit d'Ormuz
Steve Witkoff et Jared Kushner sont arrivés mardi à Doha pour des négociations indirectes avec l'Iran, sous médiation qatarie, après un week-end d'échauffourées dans le golfe Persique qui ont menacé les efforts de rouvrir le détroit d'Ormuz.
Arrivée des émissaires à Doha
L'envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président Donald Trump, sont arrivés mardi 30 juin à Doha, a confirmé le ministère qatari des Affaires étrangères. Les deux hommes rencontrent des médiateurs et responsables qataris, les discussions couvrant l'ensemble des questions régionales, notamment les négociations américano-iraniennes et la situation au Liban. Le porte-parole, Majed al-Ansari, a souligné que les Américains ne sont pas au Qatar pour des discussions directes avec les Iraniens.
Ils ne sont pas ici pour leurs négociations avec les Iraniens.
Négociations indirectes via des médiateurs
Les négociations se déroulent par l'intermédiaire de médiateurs qataris, et aucun responsable iranien de haut rang n'est attendu. Al-Ansari a indiqué que les réunions techniques n'avaient jamais cessé depuis les précédents cycles d'engagement.
Nous n'attendons aucun responsable iranien de haut rang pour le moment, mais comme je l'ai dit, les réunions techniques se poursuivent... et elles n'ont pas cessé depuis.
Mission distincte de l'Iran
L'Iran envoie sa propre délégation au Qatar cette semaine. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a démenti tout projet de rencontre avec la partie américaine, à quelque niveau que ce soit. La délégation iranienne doit plutôt discuter de la mise en œuvre de parties d'un protocole d'accord avec le Qatar, notamment la libération des avoirs bloqués de l'Iran.
Ce qui se passera demain à Doha est une discussion avec la partie qatarie sur la mise en œuvre de parties du protocole d'accord, y compris la libération des avoirs bloqués de l'Iran.
Crise du détroit d'Ormuz
Un cinquième du pétrole mondial transitait par le détroit d'Ormuz avant le début de la guerre le 28 février. Les attaques et menaces iraniennes ont interrompu le trafic des pétroliers, déclenchant une crise énergétique mondiale. Les deux camps ont échangé des frappes la semaine dernière dans le cadre des efforts visant à ouvrir les eaux territoriales omanaises à la navigation entrante et sortante. L'Iran a attaqué à deux reprises des navires dans le détroit ce week-end, dont un pétrolier.
Accord intérimaire et prochaines étapes
Les États-Unis et l'Iran ont conclu un accord intérimaire plus tôt en juin. Il exige que Téhéran dilue son stock d'uranium enrichi, lève les sanctions pétrolières soutenues par les États-Unis, prévoit la libre circulation dans le détroit et accorde à chaque camp 60 jours pour négocier des accords plus larges. Les échanges de tirs du week-end ont cependant suscité des inquiétudes quant à une possible perturbation de ces pourparlers.
- Début de la guerre, perturbant le trafic dans le détroit d'Ormuz.
- Accord intérimaire conclu : l'Iran dilue son uranium enrichi, les États-Unis lèvent les sanctions pétrolières, libre circulation dans le détroit, pourparlers élargis sur 60 jours.
- Échanges de tirs le week-end dans le golfe Persique autour des efforts de rouvrir le détroit ; l'Iran attaque deux navires.
- Les émissaires américains Witkoff et Kushner arrivent à Doha pour des pourparlers indirects avec l'Iran par l'intermédiaire de médiateurs qataris.


