Gouvernement · Berlin

Le chancelier Merz appelle tous les Allemands à la réforme, l'opposition dénonce le déséquilibre et les coupes sociales

Dans une déclaration gouvernementale au Bundestag, le chancelier Friedrich Merz a appelé les Allemands à aborder les prochaines réformes sociales et économiques avec bonne volonté, tandis que l'opposition accusait sa coalition de déséquilibre et de coupes sociales.

Texte IA fondé sur les articles de Süddeutsche Zeitung, stern.de, Spiegel Online et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Berlin · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 10 juinLes dirigeants de la coalition rencontrent les syndicats et le patronat à la Chancellerie ; aucun résultat concret n'est obtenu.
  2. 11 juinMerz prononce une déclaration gouvernementale au Bundestag et plaide pour une disposition à la réforme.
  3. 15 juil.Un paquet de réformes doit être élaboré d'ici la pause estivale à la mi-juillet.

L'appel à la réforme de Merz

Le chancelier Friedrich Merz (CDU) a utilisé sa déclaration gouvernementale au Bundestag jeudi pour rallier le pays derrière un vaste programme de réformes. Bien que le discours fût officiellement consacré au sommet de l'UE de la semaine prochaine, Merz a consacré l'essentiel de son temps aux défis intérieurs. Il a présenté le choix comme binaire :

« Soit nous fuyons les changements, des changements qui signifient d'abord aussi des restrictions, »

Friedrich Merz, chancelier allemand et chef de la CDU
ou 

« nous utilisons les forces et les potentiels dont nous disposons pour inverser la tendance pour tous et retrouver une meilleure position dans tous les domaines où cela est nécessaire. »

Friedrich Merz, chancelier allemand et chef de la CDU
Merz a déclaré que son gouvernement avait choisi la seconde voie et était

« fermement résolu »

Friedrich Merz, chancelier allemand et chef de la CDU
à la poursuivre, demandant à chaque citoyen d'examiner

« ce qu'il peut apporter au succès de l'ensemble, »

Friedrich Merz, chancelier allemand et chef de la CDU
même s'il s'agit simplement de la disposition à discuter avec bonne volonté plutôt que de rejeter avec mépris.

Entretiens avec les partenaires sociaux

Le discours est intervenu quelques heures après que les dirigeants de la coalition ont rencontré les représentants des syndicats et du patronat à la Chancellerie. Cette réunion, censée lancer un processus de réforme couvrant le marché du travail, l'assurance sociale, l'impôt sur le revenu et la bureaucratie, n'a produit aucun résultat concret. Merz a néanmoins salué l'

« atmosphère extrêmement bonne, très constructive »

Friedrich Merz, chancelier allemand et chef de la CDU
et a déclaré que les discussions se poursuivraient. La coalition vise à adopter un paquet de réformes avant la pause parlementaire estivale à la mi-juillet. Le chef du groupe parlementaire SPD, Matthias Miersch, a approuvé le processus mais a souligné que le résultat devait être

« quelque chose dont tout le monde dit que c'est juste. »

Matthias Miersch, chef du groupe parlementaire SPD

Attaques de l'opposition

La chef du groupe parlementaire Vert, Britta Haßelmann, a ridiculisé le calendrier de la réunion des partenaires sociaux, la qualifiant de 

« triste qu'après un an, on ait l'idée qu'elle pourrait avoir lieu. »

Britta Haßelmann, chef du groupe parlementaire Vert
Elle a accusé le gouvernement de transformer le mot

« réformes »

Britta Haßelmann, chef du groupe parlementaire Vert
en 

« un synonyme de coupes, »

Britta Haßelmann, chef du groupe parlementaire Vert
ajoutant que

« les gens se sentent floués, »

Britta Haßelmann, chef du groupe parlementaire Vert
car les réductions prévues toucheraient toujours les mêmes groupes. La co-chef du parti de gauche, Heidi Reichinnek, a qualifié la réunion à la Chancellerie d'

« événement de spectacle »

Heidi Reichinnek, co-chef du parti de la Gauche
visant à simuler la participation, tandis que son collègue Sören Pellmann a dénoncé une politique de 

« coupe à blanc sociale. »

Sören Pellmann, chef du groupe parlementaire de la Gauche

Pressions des milieux économiques

Les associations professionnelles ont salué le dialogue mais ont exhorté à des décisions rapides. Le président du BDI, Peter Leibinger, a déclaré que

« les réformes doivent contribuer à la compétitivité de l'Allemagne en tant que site économique »

Peter Leibinger, président du BDI
et que

« les partenaires de la coalition peuvent et doivent maintenant s'appuyer sur les discussions. »

Peter Leibinger, président du BDI
Le président du ZDH, Jörg Dittrich, a souligné la prise de conscience partagée de la nécessité de réformes profondes, tout en exigeant

« une réduction notable des coûts salariaux non salariaux. »

Jörg Dittrich, président du ZDH
Le directeur général du VDMA, Thilo Brodtmann, était plus sceptique, avertissant que

« le gouvernement ne peut et ne doit pas déléguer la responsabilité des réformes nécessaires à des tiers »

Thilo Brodtmann, directeur général du VDMA
et exhortant à 

« une action politique au lieu de nouveaux retards. »

Thilo Brodtmann, directeur général du VDMA

Attaque en règle de l'AfD

La chef de l'AfD, Alice Weidel, a qualifié le discours de Merz de 

« chant du cygne d'un raté »

Alice Weidel, chef de l'AfD
et a brossé le tableau d'un pays en déclin. Elle a également attaqué la co-présidente du SPD et ministre des Affaires sociales, Bärbel Bas, pour une remarque passée et a suggéré que si la CDU/CSU ne change pas de cap,

« le peuple forcera des élections anticipées »

Alice Weidel, chef de l'AfD
pour porter l'AfD au pouvoir.

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