
Le PSD publie ses conditions pour soutenir le gouvernement Veștea : hausses des retraites, des salaires et subventions agricoles
Le Parti social-démocrate (PSD) roumain a publié une liste de conditions pour son soutien parlementaire au nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre désigné Adrian Veștea, exigeant des hausses du salaire minimum, l'indexation des retraites et des subventions d'État pour les agriculteurs et les entreprises.
L'annonce
Vendredi, le Parti social-démocrate (PSD) a publié un communiqué exposant les mesures qu'il exige avant d'accorder son soutien parlementaire au prochain gouvernement conduit par le libéral Adrian Veștea.
Le Parti social-démocrate estime que la Roumanie a besoin de l'installation rapide d'un gouvernement de plein exercice pour mettre fin à l'austérité et au déclin économique causés par l'administration précédente.
Le parti a insisté sur le fait que le programme du gouvernement doit inclure des mesures essentielles pour protéger la population et relancer l'économie.
Mesures anti-austérité et sociales
La première condition du PSD est la fin de l'austérité : le parti exige l'arrêt de toute augmentation de la pression fiscale sur les bas et moyens revenus ainsi que sur les petits entrepreneurs. Il appelle plutôt à un virage vers une croissance tirée par l'investissement. Le volet social comprend une action simultanée pour augmenter les revenus et maîtriser l'inflation. Le PSD souhaite une hausse du salaire minimum, l'indexation des retraites, et un soutien aux mères, aux anciens combattants et aux personnes handicapées. Il cherche également à prolonger le dispositif qui plafonne les marges commerciales sur les produits alimentaires et non alimentaires de première nécessité compris dans le panier de consommation minimal.
G4Media a noté que la demande de réduire l'inflation en augmentant les retraites et le salaire minimum est une contradiction dans les termes, car les hausses de revenus alimentent généralement l'inflation.
Relance économique et agriculture
Pour débloquer l'économie, le PSD exige le paiement des dettes de l'État envers les entreprises privées et la relance des programmes de soutien dans les secteurs stratégiques. Ceux-ci comprennent des garanties d'État pour les investissements et le fonds de roulement, des subventions aux taux d'intérêt, et un financement supplémentaire pour le système de prime à la casse automobile « Rabla » afin de soutenir l'industrie automobile nationale. Pour l'agriculture, le parti propose une ligne de crédit pour les agriculteurs dont 80 % des intérêts sont subventionnés par l'État.
Réformes administratives
Les conditions du PSD visent également l'administration publique. Le parti souhaite une véritable réforme administrative qui réduise les dépenses publiques en encourageant la fusion des petites localités. Il propose de réduire d'au moins 25 % les charges administratives pesant sur les citoyens et les entreprises, et de raccourcir les délais d'autorisation d'au moins 30 %. Par ailleurs, le parti préconise l'extension du programme scolaire « Repas chaud » pour faire baisser les taux d'abandon scolaire.
Contexte politique
Le PSD était membre du précédent gouvernement dirigé par Ilie Bolojan, que le parti accuse désormais d'austérité et de déclin économique. En posant ces conditions, il se positionne à la fois comme un gardien du nouveau cabinet et un protecteur de la protection sociale.


