
Des juges français ajoutent la circonstance aggravante de racisme aux charges du meurtre de Crépol après des témoignages anti-Blancs
Les juges d'instruction chargés de l'affaire du meurtre de Crépol en 2023 ont ajouté la circonstance aggravante de racisme envers « la race blanche et la nation française », citant des témoignages faisant état d'insultes anti-Blancs lors de l'attaque qui a coûté la vie à Thomas Perotto, 16 ans.
Requalification judiciaire
Le 20 juillet 2026, le juge d'instruction en charge de l'affaire du meurtre de Crépol a ajouté la circonstance aggravante de racisme aux charges retenues contre 14 suspects. Le juge a conclu que les victimes avaient été ciblées en raison de leur appartenance présumée à « la race blanche et la nation française ». Cette décision fait suite aux observations de plusieurs parties civiles qui estimaient que les témoignages d'insultes anti-Blancs avaient été négligés. L'acte d'accusation du parquet de juin 2026 n'incluait pas de motif racial, mais le juge d'instruction a choisi de l'intégrer à l'issue de l'enquête.
## Témoignages Dès les premiers stades de l'enquête, des témoins ont rapporté avoir entendu des propos racistes. Le procureur de Valence a déclaré en novembre 2023 que 9 des 104 personnes interrogées avaient entendu des commentaires hostiles aux Blancs. BFMTV a ensuite rapporté qu'une douzaine de témoignages, et selon certaines sources jusqu'à 14, contenaient des propos racistes et anti-Blancs. L'expression la plus citée était « On va planter du blanc », que plusieurs témoins disent avoir entendue pendant la violence.
Certains témoins disent notamment avoir entendu 'on est là pour planter des Blancs'.
Réactions politiques
Cette requalification a suscité des réactions rapides de la part de personnalités de droite qui avaient depuis longtemps pointé cette affaire comme une preuve de racisme anti-Blancs. Laurent Wauquiez, chef du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, a écrit sur X que « le racisme anti-Français existe et doit être combattu ». Le Rassemblement national, d'extrême droite, a également salué la décision. Depuis le meurtre en novembre 2023, la droite et l'extrême droite utilisent cette affaire pour dénoncer ce qu'elles décrivent comme une insécurité croissante dans les zones rurales causée par des jeunes issus de quartiers urbains sensibles.
Pendant des mois, certains ont fermé les yeux. La justice rappelle aujourd'hui une vérité : le racisme anti-Français existe et doit être combattu. Justice pour Thomas.
Contexte de l'attaque
Thomas Perotto, un passionné de rugby de 16 ans, a été mortellement poignardé dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023 lors du « bal de l'hiver » à Crépol, un village de la Drôme. Un groupe de jeunes hommes, dont certains venus du quartier de La Monnaie à Romans-sur-Isère, a affronté des jeunes locaux. Dans une séquence confuse, des couteaux ont été sortis et quatre personnes ont été blessées ; Thomas est décédé lors de son transport à l'hôpital. Quatorze jeunes hommes ont ensuite été mis en examen pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée. Aucun n'a reconnu avoir porté le coup fatal.
- Thomas Perotto, 16 ans, mortellement poignardé lors du bal de l'hiver à Crépol ; quatre autres blessés. 14 suspects mis en examen pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée.
- Le parquet rend un acte d'accusation sans retenir de motif racial.
- Le juge d'instruction ajoute la circonstance aggravante de racisme envers « la race blanche et la nation française ».
- La maire Marie-Hélène Thoroval salue la décision sur CNews, déclarant que la parole des victimes a été entendue.
Réponse de la maire
Marie-Hélène Thoroval, la maire centriste de Romans-sur-Isère, a salué la requalification. S'exprimant sur CNews le 24 juillet, elle a déclaré que « la parole des victimes a été entendue ». Elle a noté que les victimes s'étaient exprimées lors des auditions et auprès des élus et des autorités gouvernementales, mais n'avaient pas été écoutées jusqu'à présent. Thoroval avait auparavant décrit l'attaque comme du « racisme anti-Blancs » et, en janvier 2025, avait déclaré sur la même chaîne que les auteurs n'étaient pas des « Français de souche » et avaient des origines « plus liées à l'islam », des propos qui avaient suscité la controverse.
La parole des victimes a été entendue.

