
Ventura rencontrera Aguiar-Branco après le rejet par le Parlement portugais de l'enquête de Chega sur Luís Neves
Le chef de Chega, André Ventura, rencontrera jeudi le président du Parlement portugais, José Pedro Aguiar-Branco, pour aborder le rejet d'une enquête sur le ministre de l'Administration interne, Luís Neves.
Rejet de l'enquête obligatoire
Le président de l'Assemblée de la République, José Pedro Aguiar-Branco, a rejeté la deuxième tentative de Chega d'établir une enquête parlementaire obligatoire sur le ministre de l'Administration interne, Luís Neves. L'enquête proposée visait la période de plus de huit ans durant laquelle Neves a été directeur national de la Police judiciaire (PJ). Aguiar-Branco a déclaré que Chega n'avait pas corrigé les lacunes procédurales identifiées dans une décision antérieure, expliquant qu'une enquête obligatoire ne peut pas examiner sans discernement des agents publics sans définir au préalable des actes, décisions ou procédures précis. Si les commissions parlementaires disposent de pouvoirs d'investigation, le président du Parlement a rappelé qu'elles ne peuvent pas se substituer au ministère public ni enquêter sur des comportements privés sans lien direct avec les fonctions publiques.
- Aguiar-Branco rejette la deuxième demande d'enquête potestative de Chega et admet la motion du JPP
- Ventura annonce une rencontre avec le président du Parlement pour décider des prochaines étapes juridiques de Chega
- Ventura et Aguiar-Branco se rencontreront à l'Assemblée de la République pour discuter de la décision sur l'enquête
- La plénière de l'Assemblée de la République débattra et votera la proposition d'enquête du JPP
Ventura prévoit une réunion avec le président du Parlement
Le chef de Chega, André Ventura, a annoncé qu'il rencontrerait Aguiar-Branco en fin de matinée jeudi 17 septembre 2026, avant de déterminer les prochaines étapes procédurales de son parti. Ventura a critiqué le rejet et a soutenu que la décision protège des intérêts partisans au sein de la législature.
Aujourd'hui, le président de l'Assemblée de la République est entré dans la liste de ceux qui continuent de défendre la pourriture du système politique dans lequel nous vivons et la pourriture du système institutionnel installé au Portugal.
Ventura a indiqué que Chega choisira entre un recours auprès de la plénière du Parlement, le dépôt d'une troisième version révisée, ou des actions politiques plus fermes si l'examen reste bloqué.
Voies de la plénière et options juridiques
Aguiar-Branco a souligné que sa décision respecte les normes constitutionnelles plutôt que des motifs partisans, citant des ajustements antérieurs requis lors des enquêtes sur les incendies ruraux, la Santa Casa et l'affaire des jumelles. Il a exposé les voies immédiates offertes à Chega par le règlement de l'Assemblée.
Ma décision est susceptible de recours. S'il y a un recours, il ira en plénière, qui décidera. Ma décision n'empêche pas non plus Chega, s'il le souhaite, de présenter une autre initiative conforme à la Constitution et à la loi.
Contrairement à la demande obligatoire de Chega, Aguiar-Branco a admis une enquête non obligatoire proposée par le député Filipe Sousa, de Juntos pelo Povo (JPP). Le JPP ne disposant pas des chiffres nécessaires pour une enquête automatique, sa motion doit être débattue et approuvée par un vote en plénière.
L'enquête alternative soumise au vote
La proposition du JPP se concentre sur des décisions administratives précises prises durant le mandat de Neves à la PJ, notamment les contrats attribués à l'entreprise de construction Construbarcelos. Celle-ci a réalisé des travaux de rénovation dans une propriété de l'Alentejo appartenant à la famille de Neves et a précédemment détenu une remorque saisie lors d'une opération antidrogue. Filipe Sousa a déclaré qu'une enquête est nécessaire pour dissiper les doutes du public concernant la Police judiciaire et a exprimé l'espoir que le vote ait lieu avant le début des délibérations sur le budget de l'État 2027.
Hier, j'ai entendu le député André Ventura dire qu'il voterait en faveur de la demande du JPP. J'espère qu'il maintiendra cette cohérence et j'espère aussi que les autres partis, en particulier le PSD et le PS, liront attentivement notre exposé des motifs et, avec encore plus d'attention, la décision du président de l'Assemblée de la République.
L'approbation de l'enquête du JPP dépendra du soutien des trois principaux groupes parlementaires : le Parti social-démocrate (PSD), le Parti socialiste (PS) et Chega.


