Le Tour de France aborde les Pyrénées après le sprint chaotique de Kooij lors de la 5e étape
Le Néerlandois débutant Olav Kooij a remporté au sprint la 5e étape après une chute tardive qui a scindé le peloton, tandis que les favoris du général se préparent désormais au premier duel en altitude au col du Tourmalet.
Chaos lors de la 5e étape
Une chute à 5,3 kilomètres de l'arrivée a fracturé le peloton et perturbé les trains de lancement, transformant un sprint ordinaire en une course désordonnée. Le Néerlandais Olav Kooij (Decathlon AG2R La Mondiale) a émergé du groupe de tête réduit pour remporter sa première étape du Tour de France lors de ses débuts dans la course, parcourant les 158,3 km de Lannemezan à Pau devant l'Allemand Max Kanter (XDS Astana) et le Belge Tim Merlier (Soudal-Quick Step).
Après quelques journées difficiles ici, j'ai dû attendre pour avoir cette première chance et gagner immédiatement, c'est incroyable. Cela signifie beaucoup.
Le Norvégien Torstein Traeen (Uno-X Mobility) a conservé le maillot jaune malgré avoir été piégé derrière l'incident, franchissant la ligne 14 secondes après Kooij dans un groupe comprenant le tenant du titre Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard, Remco Evenepoel et le jeune Français Paul Seixas. Traeen devance l'Américain Sean Quinn de 28 secondes, avec le Tchèque Mathias Vacek troisième à 3 minutes 50 secondes.
Le premier test en montagne
La 6e étape, jeudi, parcourt 186,2 km de Pau à Gavarnie-Gèdre, avec 4 100 mètres de dénivelé sur cinq ascensions répertoriées. Le parcours reste relativement calme pendant les 100 premiers kilomètres, avec seulement la côte de Loucrup (4e catégorie, 1,9 km à 7,1 %) et la côte de Mauvezin (3e catégorie, 3 km à 6,8 %). Après la mi-parcours, le peloton affronte trois montées légendaires en succession rapide : le col d'Aspin (1re catégorie, 12 km à 6,5 %), le col du Tourmalet (hors catégorie, 17 km à 7,3 %, avec des sections supérieures à 9 %) et une arrivée en montée à Gavarnie-Gèdre.
- Départ de l'étape à Pau
- Ascension de première catégorie, 12 km à 6,5 %, située environ 30 km avant le Tourmalet
- Sommet hors catégorie à 2 115 m, 17 km à 7,3 %, à 38 km de l'arrivée
- Arrivée en montée à Gavarnie-Gèdre
Les organisateurs de la course ont délibérément allégé le parcours pyrénéen par rapport aux éditions précédentes, réservant les étapes les plus difficiles aux Alpes lors de la dernière semaine. Le Tourmalet, dont le sommet se trouve à 38 km de l'arrivée, reste néanmoins un terrain de bataille naturel.
Ce qu'attendent les équipes
Le directeur sportif Jean-Michel Monin estime que l'étape pourrait convenir à une échappée. « Je pense que les coureurs complets et les grimpeurs cocheront celle-ci, car il est possible que les rescapés de l'échappée matinale aillent au bout, à deux pas des majestueux cirques de Gavarnie », a-t-il déclaré. Il a ajouté que les prétendants au classement général pourraient ne pas forcer le rythme, sauf si des écarts se creusent dans l'Aspin.
Julien Jurdie (Decathlon CMA CGM) n'est pas d'accord. « Je ne peux pas croire qu'UAE ou Visma ne feront rien dans le Tourmalet », a-t-il déclaré, prédisant que Tadej Pogacar voudra tester ses rivaux. Le PDG d'UAE Team Emirates-XRG, Mauro Gianetti, a minimisé les attentes : « C'est une étape importante, mais je ne pense pas qu'il y aura de grands écarts. »
Il y a trois ans, Jonas Vingegaard avait attaqué dans le Tourmalet alors que le sommet se trouvait à 47 km de l'arrivée, avant d'être lâché dans la rampe finale. Ce souvenir plane sur l'étape de jeudi.


