
Michele Mari remporte le 80e Prix Strega pour « I convitati di pietra » au Campidoglio de Rome
Michele Mari a remporté la 80e édition du prix littéraire le plus prestigieux d'Italie, le Prix Strega, pour son roman « I convitati di pietra » (Einaudi), obtenant 190 voix sur les 643 bulletins déposés lors de la cérémonie sur la Piazza del Campidoglio à Rome.
Le vainqueur
Michele Mari a remporté le 80e Prix Strega le 8 juillet 2026 avec son roman « I convitati di pietra », publié par Einaudi. Il a reçu 190 voix sur les 643 bulletins déposés, soit 80,4 % des 800 jurés éligibles. Le prix a été remis par Andrea D'Angelo, vice-président de Strega Alberti Benevento, lors d'une cérémonie organisée pour la première fois sur la Piazza del Campidoglio à Rome, au lieu de la Villa Giulia habituelle, pour marquer l'anniversaire.
Les finalistes
Mari a mené une shortlist de six. Matteo Nucci est arrivé deuxième avec « Platone. Una storia d'amore » (Feltrinelli) à 152 voix, suivi par Bianca Pitzorno avec « La sonnambula » (Bompiani) à 84. Alcide Pierantozzi („Lo sbilico“, Einaudi) a obtenu 78 voix, Teresa Ciabatti („Donnaregina“, Mondadori) 75, et Elena Rui („Vedove di Camus“, L'orma) 64. Le décompte des voix a été supervisé par Andrea Bajani, lauréat 2024.
- Michele Mari
- 190
- Matteo Nucci
- 152
- Bianca Pitzorno
- 84
- Alcide Pierantozzi
- 78
- Teresa Ciabatti
- 75
- Elena Rui
- 64
Cérémonie et polémique
La soirée, diffusée en direct sur Rai 3 et animée par Pino Strabioli et Gloria Campaner, s'est déroulée en présence du ministre de la Culture Alessandro Giuli et du maire de Rome Roberto Gualtieri. Les jours précédents avaient été marqués par un différend signalé entre Mari et Ciabatti à propos de propos que Mari aurait tenus sur la défunte écrivaine Michela Murgia. Ciabatti, présentant son livre, a rendu hommage à la « ténacité et à l'absence de peur » de Murgia. La polémique n'a pas déraillé la victoire de Mari.
Le livre
« I convitati di pietra » suit un groupe d'anciens camarades de lycée qui, après le diplôme, concluent un « pacte misérable » : le dernier vivant gagne un trésor. Ce qui commence comme une blague se transforme en une compétition de survie impitoyable, exposant les pulsions cachées au sein de l'amitié. Le roman, décrit comme émouvant et ludique, interroge également si le destin de chacun est déjà écrit.
Le discours de Mari
Il a également remercié son éditeur Einaudi, son agent, Vittorio Lingiardi qui a proposé le livre, ainsi que sa femme et ses enfants, qu'il a invités sur scène.Je suis très ému, très heureux. Je remercie tous les lecteurs qui m'ont soutenu, et ceux qui ne l'ont pas fait, que j'ai rencontrés lors de cette tournée plutôt exigeante, dans des endroits d'Italie où je ne serais jamais allé, et même au Mexique.


