Macroéconomie · Bucarest

La Roumanie évite de justesse la note spéculative alors que Fitch envisageait initialement un abaissement, révèle un conseiller de la BNR

Eugen Rădulescu, conseiller du gouverneur de la BNR, a déclaré que Fitch avait initialement prévu d'abaisser la note de la Roumanie en catégorie spéculative, mais que le gouvernement et la banque centrale ont fourni des informations supplémentaires qui ont conduit à un sursis. Il a averti que le danger est désormais plus grand en raison du blocage des réformes.

Texte IA fondé sur les articles de HotNews.ro, Ziare.com, adevarul.ro et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Bucarest · Roumanie
Comment on en est arrivé là
  1. Décision initialeL'évaluation initiale de Fitch était de dégrader la Roumanie en catégorie spéculative.
  2. AppelLe gouvernement roumain et la BNR présentent des informations supplémentaires à Fitch.
  3. Note finale (1er août)Fitch maintient la note BBB- avec perspective négative, citant l'appel.
  4. Avertissement de Rădulescu (1er août)Le conseiller de la BNR Eugen Rădulescu avertit que le danger est plus grand, réformes bloquées.

Le quasi-échec de Fitch

Le 1er août, Fitch Ratings a maintenu la note souveraine de la Roumanie à BBB-, le niveau le plus bas de la catégorie investissement, avec une perspective négative. Le communiqué officiel de l'agence a indiqué que la décision faisait suite à un appel de la Roumanie, aboutissant à une action différente de l'évaluation initiale. Eugen Rădulescu, conseiller du gouverneur de la Banque nationale de Roumanie (BNR), a déclaré à Digi24 que la décision initiale était un abaissement en catégorie spéculative.

« Cela signifie que la décision initiale était de dégrader la Roumanie, mais à la suite d'informations supplémentaires présentées par le gouvernement et la BNR, ils ont reconsidéré et nous ont accordé un sursis de quelques mois. »

Eugen Rădulescu

Il a qualifié le résultat d'échappée belle, déclarant « nous sommes passés à un cheveu près ». Le sursis n'élimine toutefois pas le risque.

Réformes structurelles bloquées

Rădulescu a souligné que le danger n'est pas passé et qu'il est désormais plus grand qu'avant. La réduction du déficit au cours de l'année écoulée a reposé presque entièrement sur des hausses d'impôts et de taxes, avec très peu de restructurations substantielles.

« Non seulement le danger n'est pas passé, mais il est plus grand qu'avant. Parce que ce qui s'est passé l'année dernière a été presque exclusivement consacré à la réduction du déficit public, notamment par des hausses d'impôts et de taxes. Mais très peu a été fait en termes de restructuration substantielle, absolument nécessaire et qui ne peut plus être retardée. »

Eugen Rădulescu

Il a averti que sans un plan crédible pour poursuivre la réduction du déficit, la Roumanie pourrait faire face à un abaissement dans les six mois. La réforme des entreprises publiques est vitale pour la prochaine évaluation, a-t-il ajouté.

Extraction de rentes et mauvaise gestion de l'énergie

Le conseiller de la BNR a identifié un système généralisé d'« extraction de rentes » du secteur public. Il a cité 10 000 affaires judiciaires où les poursuites ont été interrompues en raison de la prescription, permettant aux auteurs de conserver les fonds volés.

« Cela se manifeste à une échelle incroyablement large, à commencer par le vol. Nous avons 10 000 affaires où les poursuites ont été arrêtées parce que le délai de prescription était expiré, et les auteurs sont restés heureux avec ce qu'ils ont volé. Il ne s'agit pas seulement des sommes énormes perdues. Il s'agit de générer un système incroyablement pernicieux. Quand vous savez que vous êtes dans un village sans chiens, vous ne portez pas de bâton. »

Eugen Rădulescu

Il a également critiqué la politique énergétique, qualifiant l'administration du secteur de « complètement inepte ». Tout en reconnaissant des facteurs exceptionnels comme la sécheresse et le bas niveau du Danube, il a soutenu que la Roumanie n'a pas augmenté sa capacité de stockage d'électricité et a plutôt gelé les prix de l'énergie, décourageant les prosumers.

« L'une des choses que les politiciens ont décidées dans leur sagesse a été de geler le prix de l'électricité, ce qui a pour effet de nous rapprocher d'une telle situation. Quand vous gelez le prix et accordez des subventions à tous les consommateurs pour qu'ils puissent consommer autant qu'ils veulent, cela ne peut que mener à la catastrophe. »

Eugen Rădulescu

La suite

Rădulescu a souligné que Fitch a historiquement été plus favorable à la Roumanie, mais que la trajectoire actuelle est insoutenable. Sans changements structurels, a-t-il dit, « nous atteindrons en moins de six mois là où nous avons échappé de justesse dans cette évaluation de Fitch ». La perspective négative indique que la note reste sous pression, donnant au gouvernement une fenêtre étroite pour mettre en œuvre des réformes qui répondent aux problèmes profonds qu'il a décrits.

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