Le spray n'est disponible pour l'instant que pour les personnes de plus de 30 kilos, et une version pédiatrique approuvée par l'Aifa en juillet est attendue au printemps.
Patella chiffre le bilan italien à 10 000 cas et 60 décès par an, et indique qu'entre 25 % et 60 % des patients refusent l'injection.
La couverture chez les groupes à risque s'établissait à 52,5 % en 2024/2025, en deçà de l'objectif de 75 %, avec des coûts indirects estimés à 2,86 milliards d'euros par an.
L'Italie dispose de son premier spray nasal d'adrénaline contre l'anaphylaxie, une réaction allergique sévère, selon les spécialistes de la Società Italiana di Allergologia, Asma e Immunologia Clinica (Siaaic), qui ont fait l'annonce lors du 38e congrès national de la société, à Salerne. Le spray vient s'ajouter aux injections intramusculaires, qui restent le traitement habituel de cette réaction. La société indique qu'il ne nécessite pas d'aiguille, que son efficacité est comparable à celle d'un auto-injecteur et qu'il peut aider les personnes qui redoutent les piqûres ou qui sont gênées de s'injecter devant les autres, en particulier les jeunes. Pour l'instant, il n'est disponible que pour les personnes de plus de 30 kilos, et les médecins jugeront de son opportunité dans la pratique courante. Le produit a été approuvé en août 2024 par la Food and Drug Administration américaine et par l'Agence européenne des médicaments, et il a désormais reçu le feu vert de l'Aifa. Une version pédiatrique, approuvée par l'Aifa en juillet, est attendue au printemps.
Vincenzo Patella, président de la Siaaic, chiffre le bilan italien à 10 000 cas et 60 décès par an. Il décrit les allergies de façon plus large :
« Les allergies sont le trouble chronique le plus répandu en Europe, avec environ 150 millions d'Européens touchés par une forme d'allergie. »
Il ajoute qu'environ 20 % des personnes souffrant d'allergies sévères vivent dans la crainte quotidienne d'un choc anaphylactique. Selon Patella, entre 25 % et 60 % des patients refusent l'injection d'adrénaline et, lorsqu'ils l'acceptent, la dose arrive tardivement, patients ou proches attendant jusqu'à neuf minutes. Mario Di Gioacchino, ancien président de la Siaaic, indique que l'anaphylaxie est souvent déclenchée par des aliments, des piqûres d'insectes ou des médicaments, et que les symptômes incluent des difficultés respiratoires et une chute de la pression artérielle. Le spray vise à corriger ce délai.
Carlo Signorelli, professeur d'hygiène et de santé publique à l'université Vita-Salute San Raffaele de Milan, s'exprimait en marge du 59e congrès national de la Società Italiana di Igiene, Medicina preventiva e Sanità pubblica (Siti) à Gênes, qui s'est tenu du 21 au 24 octobre. Vingt ans après l'introduction du vaccin contre le HPV, il estime qu'un produit efficace ne suffit pas, la difficulté étant de convaincre des personnes en bonne santé qui ne ressentent aucun besoin immédiat de vaccination ou de dépistage. Il appelle à une bonne organisation des services de santé, à des campagnes de communication efficaces, à l'implication des médecins et à la prise en compte des facteurs socioculturels de l'hésitation. Andrea Marcellusi, président de l'ISPOR et chercheur à l'université de Milan, a estimé le coût d'une faible couverture grippale. Chez les personnes de plus de 65 ans ou fragiles, la couverture s'établissait à 52,5 % en 2024/2025, contre un objectif de 75 % fixé par une circulaire du ministère de la Santé. Atteindre cet objectif permettrait d'éviter, selon ses estimations, plus de 13 millions d'euros de coûts directs pour le service national de santé, près de 2 000 hospitalisations ordinaires, 145 admissions en réanimation et près de 315 décès par an, tandis que les coûts indirects liés aux journées de travail perdues et à la baisse d'activité sont estimés à 2,86 milliards d'euros par an.
Données tirées du texte de l’article
La Gise, société italienne de cardiologie interventionnelle, indique qu'une soixantaine de laboratoires de cathétérisme italiens ont rejoint Resil-Card, un projet européen de trois ans destiné à maintenir les soins cardiovasculaires pendant les crises. La société souhaite que 110 centres y participent via un outil d'auto-évaluation qui identifie les lacunes organisationnelles et fixe des priorités. Les avancées ont été présentées lors du 47e congrès national de la Gise, et la réunion de clôture du projet, à Milan le 22 octobre, a réuni William Wijns, investigateur principal. Alfredo Marchese, président de la Gise, a décrit la carte de chaleur qui montre les zones solides et celles à travailler, et déclaré :
« L'objectif est de favoriser des modèles organisationnels partagés permettant à chaque patient d'être orienté rapidement vers le centre le plus approprié. »
Sur la grippe, Fabrizio Pregliasco, de l'université de Milan, indique que la saison est en transition : des températures douces ont retardé la grippe, mais le virus n'a pas disparu. Il estime que la douceur du temps peut modifier le calendrier de l'épidémie sans permettre de prévoir fermement le pic, et que les infections pourraient s'accélérer sans prévenir. Les rhinovirus, les coronavirus saisonniers, le Sars-CoV-2, les adénovirus et le virus respiratoire syncytial circulent également, aux côtés des grippes A et B.
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Réunis à Salerne, les allergologues ont annoncé la mise à disposition du spray, tandis qu'à Gênes les experts ont plaidé pour une meilleure couverture vaccinale contre le HPV et la grippe.
Texte IA fondé sur les articles de Adnkronos, ANSA.it, La Repubblica.it et d’autres médias. Publié .