
Des responsables du SPD poussent à l'exclusion de Gerhard Schröder après sa visite à Poutine pour son anniversaire
Robin Mesarosch et Sebastian Roloff, présidents du SPD du Bade-Wurtemberg et de Bavière, soutiennent l'exclusion de l'ancien chancelier, tandis que la coprésidente des Verts Franziska Brantner réclame une nouvelle procédure. Le district du Haut-Palatinat du SPD a adopté une motion demandant la même mesure.
Visite au domicile de Poutine
Le mercredi 7 octobre, jour de son 74e anniversaire, Vladimir Poutine a reçu Gerhard Schröder à son domicile, selon le Kremlin. Le Kremlin a indiqué que Poutine avait appris par les médias que l'ancien chancelier se trouvait à Moscou pour affaires et avait invité son « vieil ami ». Les photos publiées par le Kremlin montrent les deux hommes souriants se serrant la main. Schröder a été chancelier de 1998 à 2005 et est un ami de Poutine depuis cette époque. Il a qualifié l'attaque russe contre l'Ukraine d'erreur, mais a maintenu cette amitié.
Les Verts réclament une procédure
Franziska Brantner, coprésidente des Verts, a condamné cette visite dans un entretien au Tagesspiegel.
Gerhard Schröder fête l'anniversaire de Poutine avec lui alors que des civils meurent en Ukraine dans de nouvelles attaques russes. C'est politiquement inacceptable.
Brantner a déclaré que tout autre chose que l'ouverture d'une procédure d'exclusion serait un « signal fatal » pour l'Ukraine, pour les Allemands et pour leur sécurité. Elle a rappelé qu'une tentative d'exclusion de Schröder en 2022 avait échoué et que la situation s'était depuis aggravée, la Russie menant désormais aussi des attaques hybrides contre l'Allemagne. Schröder n'en a rien tiré, selon elle, et la procédure doit être relancée.
Les dirigeants régionaux du SPD et les obstacles formels
Robin Mesarosch, président du SPD du Bade-Wurtemberg, et Sebastian Roloff, président du SPD de Bavière, veulent eux aussi voir Schröder exclu du parti, mais tous deux ont souligné les exigences formelles élevées d'une telle décision. Mesarosch a déclaré que si la procédure a cette fois une chance d'aboutir, le parti devrait la mener. Il a ajouté avoir depuis longtemps renoncé à Schröder.
Schröder est une honte pour tout le pays.
Roloff a jugé incertaines les perspectives d'une nouvelle procédure, tout en estimant que s'il existe une chance, elle doit être tentée. Il a qualifié le comportement de Schröder d'« absolument impossible » et déclaré qu'on ne peut justifier de courtiser un criminel de guerre qui terrorise l'Ukraine depuis des années et a ordonné des attaques hybrides contre l'Allemagne.
Motion du Haut-Palatinat et critiques plus larges
Carolin Wagner, présidente du district du Haut-Palatinat du SPD, a indiqué qu'une motion avait été adoptée à l'unanimité lors d'une conférence de district. Cette motion, dont le texte a été consulté par l'agence de presse allemande dpa, demande au comité directeur du SPD d'engager sans délai une nouvelle procédure disciplinaire contre Schröder. Elle cite son siège au conseil de surveillance de la chaîne de distribution russe Hyperglobus et sa visite à Poutine le jour de l'anniversaire du président russe. Wagner a évoqué la guerre, avec ses milliers de morts, les enfants enlevés et les crimes de guerre. L'ancien ministre fédéral du Travail Hubertus Heil a également critiqué la visite.
L'accolade chaleureuse entre Schröder et Poutine à Moscou me scandalise profondément et me retourne.
Heil a déclaré que fêter avec un dictateur dont l'impérialisme meurtrier cause chaque jour d'atroces souffrances ne peut être justifié par rien.
Questions ouvertes
Les récits divergent sur la date du premier échec d'une tentative d'exclusion : Brantner et Mesarosch évoquent 2022, tandis que Focus la situe en 2023. Les articles ne rapportent aucune décision sur une nouvelle procédure, et les deux dirigeants régionaux du SPD reconnaissent les obstacles élevés à une exclusion.
- Échec d'une précédente tentative d'exclusion contre Schröder (Focus la date de 2023)
- Poutine reçoit Schröder à son domicile le jour de ses 74 ans
- Les dirigeants régionaux du SPD Mesarosch et Roloff soutiennent l'exclusion ; le district du Haut-Palatinat adopte une motion

