Diplomatie · New York, Londres et Port-Louis
Le Royaume-Uni suspend le transfert des Chagos après que Trump a rejeté l'accord mauricien au sommet de l'ONU
Le Premier ministre Andy Burnham a ordonné un réexamen du traité sur les îles Chagos après des entretiens avec Donald Trump à New York, gelant les versements prévus à Maurice pour la base militaire de Diego Garcia.
Texte IA fondé sur les articles de Le Figaro.fr, De Morgen, The Telegraph et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Le Premier ministre Andy Burnham a rencontré Donald Trump le 22 septembre 2026 à l'Assemblée générale de l'ONU, où Trump a rejeté la cession de l'archipel.
Le secrétaire d'État à la Défense Wes Streeting a confirmé que les versements prévus d'au moins 120 millions de livres sterling par an à Maurice sont suspendus.
L'accord signé en mai 2025 prévoyait 165 millions de livres sterling pendant trois ans, puis 120 millions de livres sterling par an, ainsi qu'un bail de 99 ans pour Diego Garcia.
L'aérodrome de Diego Garcia reste une installation militaire conjointe du Royaume-Uni et des États-Unis utilisée pour des opérations dans le golfe Persique et l'océan Indien.
- mai 2025Le Royaume-Uni et Maurice signent un traité transférant la souveraineté des Chagos ainsi qu'un bail de 99 ans pour la base militaire
- avril 2026La mise en œuvre du traité est suspendue après les premières objections de Donald Trump
- 22 sept.Andy Burnham rencontre Donald Trump à l'Assemblée générale de l'ONU pour discuter de Diego Garcia
- 23 sept.Le secrétaire d'État à la Défense Wes Streeting confirme que les paiements sont gelés et que l'accord est suspendu
Sommet de New York et revirement diplomatique
Le Premier ministre Andy Burnham a rencontré Donald Trump le 22 septembre 2026 à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, marquant les débuts diplomatiques internationaux de Burnham. Au cours de leurs discussions privées, Trump a maintenu son opposition catégorique au traité transférant la souveraineté de l'archipel des Chagos à Maurice. Le président américain a qualifié l'accord bilatéral de défectueux et a exigé des garanties de sécurité fermes pour l'installation militaire conjointe sur Diego Garcia. À la suite de cette rencontre, Burnham a déclaré que Londres réexaminerait le cadre du traité pour répondre aux objections stratégiques de Washington.
« Je ne le soutiens pas. Je pense que c'est terrible. C'était un accord terrible. [Maurice] tout à coup dit qu'ils en sont propriétaires. Quelqu'un en est propriétaire qui ne s'est jamais manifesté auparavant, après des décennies et des siècles. Je trouve cela ridicule. »
Termes de l'accord suspendu
L'accord de souveraineté, signé en mai 2025 sous l'ancien Premier ministre Keir Starmer, a résolu des décennies de différends territoriaux en reconnaissant la souveraineté mauricienne sur l'archipel. En échange, le traité accordait au Royaume-Uni et aux États-Unis le contrôle continu de la base de Diego Garcia dans le cadre d'un bail de 99 ans. Les stipulations financières engageaient le gouvernement britannique à verser à Maurice 165 millions de livres sterling par an pendant les trois premières années, puis 120 millions de livres sterling par an à partir de la quatrième année. L'installation militaire stratégique de Diego Garcia fournit une infrastructure opérationnelle pour les missions aériennes occidentales dans le golfe Persique et l'océan Indien.
Londres suspend les paiements et interrompt l'exécution
Le secrétaire d'État à la Défense britannique, Wes Streeting, a confirmé la suspension opérationnelle le 23 septembre 2026 lors d'un entretien avec l'émission Today de BBC Radio 4. Streeting a expliqué que l'accord ne peut pas être mis en œuvre dans son format actuel car l'administration américaine a retiré son soutien. Par conséquent, le gouvernement britannique a gelé les transferts financiers prévus à Maurice, retenant des versements annuels d'au moins 120 millions de livres sterling. Des responsables britanniques ont déclaré que les paiements resteraient bloqués jusqu'à ce que les diplomates puissent négocier des conditions révisées satisfaisant à la fois les États-Unis et Maurice.
« Cet accord, tel qu'il est actuellement constitué, ne peut pas être mis en œuvre sans le soutien américain. Nous devons donc parvenir à un accord qui recueille le soutien américain ainsi que l'accord du gouvernement mauricien et de notre gouvernement. »
Contexte politique et prochaines étapes
Ce différend reflète des tensions diplomatiques persistantes qui ont commencé lorsque Keir Starmer a défendu le transfert des Chagos au Parlement face aux premières critiques américaines. Les relations entre Washington et Londres s'étaient déjà détériorées en raison du refus du Royaume-Uni d'approuver les frappes aériennes américaines contre l'Iran. Burnham a reconnu avoir hérité du différend territorial bloqué et s'est dit optimiste quant à la possibilité de négocier un pacte modifié avec les partenaires américains. Cependant, des responsables britanniques estiment en privé que le traité ne peut pas avancer à moins que Donald Trump ne change sa position sur le transfert de souveraineté.
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Sources et contexte
- Le Figaro.frChagos : sous la pression de Donald Trump, le Royaume-Uni se dit prêt à revoir l'accord sur la restitution de l'archipel à Maurice
- De MorgenBritse regering ziet af van Chagos-deal na kritiek van Trump
- The TelegraphBurnham should seize this opportunity to stop the foolish Chagos deal
- LaVanguardiaTrump obliga a Londres a "revisar" la entrega de las islas Chagos a Mauricio
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