
Le Royaume-Uni désigne le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran comme organisation terroriste via des pouvoirs accélérés contre les menaces étatiques
Le gouvernement de Keir Starmer, dans sa dernière semaine au pouvoir, a utilisé une nouvelle législation accélérée pour mettre hors la loi le CGRI d'Iran, le réseau militant IMCR et le corps de volontaires du GRU russe, punissant le soutien de jusqu'à 14 ans de prison.
Le gouvernement britannique a mis hors la loi lundi le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran (CGRI) en tant qu'organisation terroriste, déployant des pouvoirs extraordinaires qui traitent les acteurs étatiques comme des groupes terroristes non étatiques. Cette mesure interdit également le Mouvement islamique des Compagnons de la Droite (IMCR) et le corps de volontaires du service de renseignement militaire GRU russe. La ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood a déclaré au Parlement qu'exprimer une opinion positive du CGRI, l'aider ou promouvoir ses symboles constituera désormais une infraction pénale, passible d'une peine maximale de 14 ans de prison.
Sept attaques contre des cibles juives et dissidentes
La ministre de la Sécurité Angela Eagle a déclaré que l'IMCR avait revendiqué la responsabilité de sept attentats incendiaires et de vandalisme contre des sites liés aux communautés juives, aux organisations israéliennes et aux dissidents iraniens au Royaume-Uni.
Derrière l'IMCR se trouvaient des membres de la Force Qods du Corps des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran, qui ont presque certainement dirigé les attaques de l'IMCR à travers l'Europe.
Le gouvernement a également mentionné un complot visant à assassiner deux journalistes de la chaîne de télévision Iran International basée à Londres et des cyberattaques contre des cibles britanniques. Cette désignation fait suite à des années de pression de la part des opposants de Téhéran et après que l'UE a pris la même mesure en février.
La dernière offensive législative de Starmer
Le Parlement doit revenir pour approuver la mise hors la loi plus tard cette semaine, mais le cadre juridique a déjà été adopté en une semaine. La loi sur la sécurité nationale (menaces étatiques) a reçu la sanction royale seulement mercredi dernier, créant une voie pour que les ministres désignent des organes étatiques hostiles aux côtés de groupes terroristes non étatiques. Toute personne impliquée dans un acte de sabotage au nom d'un organisme désigné pourrait encourir la prison à vie.
Nous ne laisserons jamais la Grande-Bretagne être un terrain de jeu pour des États qui veulent semer la peur, la division et la violence dans nos rues.
Starmer remet le pouvoir à Andy Burnham lundi prochain, faisant de cette mesure un acte de départ emblématique. La ministre des Affaires étrangères Yvette Cooper a directement pointé du doigt Moscou et Téhéran.
Mon message à l'Iran, à la Russie et à quiconque agit sur leurs instructions est clair : nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour protéger le peuple britannique, tant chez nous qu'à l'étranger.
Un changement qui aligne le Royaume-Uni sur l'UE
Jusqu'à présent, les gouvernements britanniques successifs avaient résisté à une mise hors la loi totale du CGRI, arguant que les lois antiterroristes existantes ne pouvaient pas faire face aux adversaires étatiques. Le CGRI était déjà sous de lourdes sanctions, mais la mesure d'aujourd'hui criminalise toute forme de soutien à l'intérieur de la Grande-Bretagne, du port de son logo à la participation à ses rassemblements. L'IMCR, également connu sous le nom de Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia, est apparu comme un mandataire, utilisant des canaux de propagande liés à l'Iran pour revendiquer ses attaques à Londres.
La suite
Le Parlement doit approuver les trois désignations, une formalité attendue avant le week-end. Les répercussions diplomatiques sont immédiates : des responsables ont déjà prévenu que l'inscription du CGRI pourrait inciter Téhéran à expulser l'ambassadeur britannique. La législation couvre également le corps de volontaires du GRU, une branche internationale du principal service de renseignement russe, dont les unités centrales sont déjà sanctionnées.
- L'Union européenne met le CGRI hors la loi en février.
- Le gouvernement Starmer promet de mettre le CGRI hors la loi après des attaques contre des cibles britanniques.
- La loi sur la sécurité nationale (menaces étatiques) reçoit la sanction royale, donnant aux ministres de nouveaux pouvoirs de désignation.
- La ministre de l'Intérieur annonce la mise hors la loi du CGRI, de l'IMCR et du corps de volontaires du GRU.
- Starmer remet le poste de Premier ministre à Andy Burnham.


