Le roi Charles et le prince William dévoilent leurs impôts pour la première fois, avec plus de 50 millions £ cumulés depuis 2022
Le palais de Buckingham a publié des données fiscales personnelles inédites pour le monarque et son héritier. Charles a payé plus de 30 millions £ et William plus de 20 millions £ depuis septembre 2022, alors que la subvention souveraine approche les 100 millions £.
Divulgation historique
Le roi Charles III est devenu le premier monarque britannique régnant à rendre publiques ses déclarations fiscales personnelles, publiant jeudi des chiffres montrant qu'il a payé plus de 30 millions £ depuis son accession en septembre 2022. Le palais a indiqué que cette initiative s'inscrivait dans un engagement en faveur de la transparence, visant à « encourager une meilleure compréhension de notre responsabilité ». Le prince William, qui a hérité du duché de Cornouailles lors de l'accession de son père, a également divulgué sa facture fiscale pour la première fois, révélant des paiements de plus de 20 millions £ sur la même période.
Le prince William paie l'impôt sur le revenu au taux le plus élevé sur tout excédent net après déduction de ces coûts. Le prince reconnaît l'intérêt porté à ces arrangements et l'importance d'une transparence appropriée.
Les chiffres
Pour l'année fiscale 2024-2025, le roi a volontairement payé 12,9 millions £ et le prince de Galles 7,76 millions £. L'année précédente, Charles a payé 11,7 millions £ et William 8,34 millions £. La facture fiscale cumulée du père et du fils depuis qu'ils ont assumé leurs titres actuels dépasse 50 millions £, plaçant Charles parmi les tout premiers contribuables britanniques, selon l'expert constitutionnel Craig Prescott.
Cela le place probablement parmi les tout premiers contribuables. Cela indique qu'il dispose d'un revenu privé très substantiel.
- Charles 2023-2024
- 11.7 millions £
- William 2023-2024
- 8.34 millions £
- Charles 2024-2025
- 12.9 millions £
- William 2024-2025
- 7.76 millions £
Les finances royales sous surveillance
Cette divulgation sans précédent intervient alors que le financement de base de la monarchie, la subvention souveraine, devrait passer à près de 100 millions £ en 2027-2028 selon une nouvelle formule liant celle-ci aux bénéfices du Crown Estate. En 2025-2026, la subvention a atteint 132 millions £, contre 86,3 millions £, et les comptes du palais montrent une hausse des coûts d'entretien des propriétés, de voyage et de gestion domestique. Le revenu privé du roi provenant du duché de Lancastre a augmenté pour atteindre 25,2 millions £, tandis que William a reçu 22,9 millions £ du duché de Cornouailles.
Rupture avec la tradition
Les souverains britanniques sont légalement exonérés d'impôt sur le revenu, d'impôt sur les plus-values et de droits de succession. Depuis 1993, ils paient volontairement les deux premiers, une décision prise après qu'un incendie au château de Windsor a suscité un débat public sur les finances royales. La reine Elizabeth II n'a jamais divulgué ses paiements d'impôts pendant ses 70 ans de règne ; Charles avait commencé à divulguer les siens en tant que prince de Galles et a choisi de continuer cette pratique en tant que monarque. Cette divulgation intervient également dans le sillage de l'examen minutieux des affaires financières de son frère, le prince Andrew, qui a attiré une attention négative sur la richesse opaque de la famille.
Ce qui reste caché
Bien que le palais ait publié les chiffres fiscaux totaux, il n'a fourni aucune ventilation des revenus sous-jacents ni aucun détail sur le portefeuille d'investissements privés du roi. Sans cela, il est impossible de calculer son taux d'imposition effectif. À titre de comparaison, la déclaration publiée du Premier ministre Keir Starmer montrait un revenu de 152 255 £ et une facture fiscale de 54 718 £ pour 2023-2024, soit un taux effectif d'environ 36 %. Le rapport du palais note que le roi et la reine Camilla continueront de résider à Clarence House plutôt que d'emménager au palais de Buckingham.


