Gouvernement · Londres et Manchester

Starmer démissionne, Burnham prêt à diriger : bouleversement politique au Royaume-Uni et hausse des dépenses de défense

La démission de Keir Starmer lundi a déclenché une succession rapide au sein du Parti travailliste, Andy Burnham étant presque certain de devenir le septième Premier ministre britannique en une décennie, tandis qu'un plan de dépenses de défense et un nouveau livre vert sur les médias ont ajouté à l'effervescence politique.

Texte IA fondé sur les articles de The Guardian, Bloomberg Business, The Independent et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Londres, Manchester · Royaume-Uni
Comment on en est arrivé là
  1. 23 juinStarmer démissionne ; Burnham rassemble les députés pour un selfie de masse de « couronnement » au Westminster Hall.
  2. 24 juinPlan d'investissement de défense longtemps retardé publié, engageant 14,5–15 mds £ supplémentaires sur quatre ans.
  3. 25 juinLivre vert du gouvernement « Watch this space » sur la stratégie médiatique publié, déclenchant un débat sur la régulation de la presse.

Départ de Starmer, ascension de Burnham

Keir Starmer a démissionné de son poste de Premier ministre lundi, déclenchant un processus de succession rapide. Les députés travaillistes se sont rapidement ralliés à Andy Burnham, le maire du Grand Manchester, qui venait de remporter l'élection partielle de Makerfield suite au départ de Josh Simons. Kemi Badenoch, la chef de l'opposition, a décrit le moment avec vivacité, affirmant qu'il y avait

« 400 couteaux plantés dans le dos du Premier ministre. »

Kemi Badenoch, chef de l'opposition
Burnham, ancien étudiant en littérature issu d'un milieu ouvrier, a repris la maxime du poète Tony Harrison selon laquelle « votre vie dépend de votre capacité à maîtriser les mots ». Son événement de « couronnement », un selfie de masse avec 200 députés au Westminster Hall, a scellé son statut de prochain Premier ministre présumé.

Plan de défense : Healey dehors, Jarvis livre

Dans l'un des derniers actes de Starmer avant de quitter ses fonctions, le gouvernement a publié mardi un plan d'investissement de défense longtemps retardé. Le financement supplémentaire total sur les quatre prochaines années devrait augmenter de 14,5 à 15 milliards de livres sterling par rapport aux augmentations précédemment prévues, soit une amélioration par rapport à la proposition initiale de Starmer de 13,5 milliards, mais toujours en deçà des 18 milliards exigés par l'ancien secrétaire à la Défense John Healey, qui a démissionné ce mois-ci en signe de protestation. Le nouveau secrétaire à la Défense Dan Jarvis a retravaillé le plan pour prioriser la préparation au combat et les systèmes autonomes, y compris des véhicules terrestres sans pilote pour le réapprovisionnement et l'évacuation des blessés.

Propositions d'augmentation des dépenses de défensemds £
Demande de Healey
18 mds £
Plan initial de Starmer
13.5 mds £
Plan révisé (estimation basse)
14.5 mds £
Plan révisé (estimation haute)
15 mds £

Données tirées du texte de l’article

Course à la chancellerie et inquiétude fiscale

Alors que l'ascension de Burnham est presque certaine, l'attention se tourne vers ses choix pour le cabinet. Rachel Reeves, l'actuelle chancelière, a déclaré avoir des « affaires inachevées » et cherche des soutiens, mais son remplacement semble probable. Les marchés financiers ont jusqu'à présent pris calmement la perspective d'un mandat de Burnham, bien que les rendements des obligations d'État à 10 ans aient initialement bondi. Tom Stevenson, directeur des investissements chez Fidelity International, a noté que dans une course à la direction,

« les gens sont obligés de faire des promesses financières et économiques qu'ils ne veulent pas faire. »

Tom Stevenson, directeur des investissements chez Fidelity International
Les gestionnaires de patrimoine craignent que Burnham, contraint par l'engagement du Parti travailliste de ne pas augmenter l'impôt sur le revenu, les cotisations sociales ou la TVA, ne cible plutôt la richesse et les actifs, ce qui pourrait perturber les marchés obligataires et faire grimper les coûts d'emprunt. Le premier budget Burnham, attendu en octobre, suscite déjà des spéculations intenses tout au long de l'été.

Engagement de Burnham en faveur de l'Ukraine et politique étrangère

La politique étrangère est rapidement devenue un thème central. Yvette Cooper, la secrétaire aux Affaires étrangères, a déclaré après avoir parlé à Burnham :

« Ce que je peux dire... c'est qu'il soutient à 100 % notre soutien indéfectible à l'Ukraine. Je sais qu'il croit fondamentalement en l'OTAN et en notre dissuasion commune. »

Yvette Cooper, secrétaire aux Affaires étrangères britannique
Une visite rapide à Kiev est encouragée pour démontrer son engagement, surtout alors que l'Ukraine continue de frapper des cibles russes avec des attaques de drones. Burnham doit également gérer les relations avec les États-Unis sous Donald Trump et rassurer les alliés de l'OTAN que le Royaume-Uni augmentera ses dépenses de défense à 3 % du PIB, un objectif exigé par Healey.

Le livre vert sur les médias suscite la controverse

Dans un développement séparé, le gouvernement a publié un livre vert sur la stratégie médiatique intitulé « Watch this space », présenté par Ian Murray, ministre des Industries créatives. Le document, bien que visant à renforcer les radiodiffuseurs de service public face aux services de streaming, a également ravivé les inquiétudes concernant la régulation de la presse. Les critiques y voient un pas vers une surveillance gouvernementale des organes de presse, un héritage du rapport Leveson que de nombreux journalistes rejettent. La consultation a immédiatement suscité des réactions négatives de la part de ceux qui mettent en garde contre les menaces à la liberté d'expression.

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