En bref
Le PP a publié une vidéo IA de 51 secondes montrant des versions synthétiques de Begoña Gómez, José Luis Ábalos, José Luis Rodríguez Zapatero, Leire Díez, Montse Mínguez et Santos Cerdán, chacun admettant des infractions présumées.
Des sources à Ferraz ont indiqué à Europa Press que le parti étudie des poursuites mais n'a pas décidé s'il déposerait plainte ni quelles infractions il invoquerait.
Europa Press a rapporté plus d'un million de vues sur X, plus de 500 000 sur Instagram et plus de 200 000 sur TikTok, tandis qu'EL PAÍS a compté près de deux millions de vues en 11 heures.
Borja Sémper a dit ne pas s'inquiéter de l'IA ni de l'originalité, soutenant que la vidéo raille l'hypocrisie du PSOE plutôt que de chercher à passer pour réelle.
Une parodie bâtie sur des figures créées par IA
Le mercredi 21 octobre 2026 au soir, le Partido Popular a publié une vidéo générée par IA qui copie un clip que Pedro Sánchez avait publié le matin même sur son compte officiel. Le clip de Sánchez, posté à 8 h 29, défendait le fait d'être « zurdo » (de gauche) et était apparu juste avant l'intervention de Javier Milei au Casino de Madrid, lors d'une visite au cours de laquelle Milei a insulté Sánchez, selon La Vanguardia. Le PP a conservé le même format mais a transformé le slogan final en « lerdos y orgullosos » (lents et fiers). La vidéo met en scène des versions synthétiques de Begoña Gómez, de l'ancien ministre José Luis Ábalos, de l'ancien président José Luis Rodríguez Zapatero, de l'ancienne membre du PSOE Leire Díez, de l'ancienne porte-parole du PSOE Montse Mínguez et de l'ancien secrétaire à l'organisation Santos Cerdán, chacun prononçant des phrases qui admettent des infractions présumées ou des agissements irréguliers. La vidéo porte un label IA, mais celui-ci est inscrit en caractères minuscules et transparents en bas de l'image, ce qui, selon EL PAÍS, le rend quasi invisible pendant la majeure partie du clip.
Diffusion et signalement
Europa Press a rapporté plus d'un million de vues sur X, plus de 500 000 sur Instagram et plus de 200 000 sur TikTok. EL PAÍS a compté près de deux millions de vues en 11 heures sur les trois plateformes, avec plus de 66 000 mentions J'aime et 18 000 utilisateurs l'ayant partagée. Ces chiffres montrent la rapidité de la diffusion du clip après sa publication sur les comptes officiels du parti.
- X (plus d'un million)
- 1000000 vues
- Instagram (plus de 500 000)
- 500000 vues
- TikTok (plus de 200 000)
- 200000 vues
Données tirées du texte de l’article
Le PSOE étudie des poursuites
Des sources à Ferraz, le siège du PSOE, ont indiqué à Europa Press que le parti étudie des poursuites contre le PP mais n'a pas décidé s'il allait déposer plainte ni quelles infractions pénales il invoquerait. Rebeca Torró, secrétaire à l'organisation du PSOE, a critiqué la vidéo sur l'émission Hoy por Hoy de Cadena SER et déclaré que le PP se tournait désormais vers l'intelligence artificielle. Torró a affirmé que le PP n'avait rien à offrir au pays au-delà de ce qui suit :
« Ils n'ont aucun projet à offrir à ce pays au-delà du bruit, des mensonges et des insultes, en permanence. »
El Periódico a décrit le clip comme une parodie qui utilise l'IA pour faire dire aux figures du PSOE des phrases destinées à les discréditer sur les scandales de corruption de la dernière législature. Le geste du PP vise le parti dirigé par Alberto Núñez Feijóo, contre lequel le PSOE pèse ses options.
Le PP défend son usage de l'IA
Borja Sémper, porte-parole national du PP, a défendu la vidéo devant des journalistes à Torrejón de Ardoz, près de Madrid. Il a dit ne pas s'inquiéter de l'usage de l'intelligence artificielle ni de l'originalité, et que son inquiétude portait sur les insultes.
« Je ne m'inquiète pas de l'usage de l'intelligence artificielle ni de l'originalité de notre communication. Et cette initiative répond à ces exigences. »
Sémper a déclaré que si la vidéo avait été faite pour convaincre les gens que ces figures étaient réelles, le parti aurait un problème. Il a soutenu que les spectateurs pouvaient y voir un moyen d'utiliser les outils numériques pour dénoncer ce qu'il a appelé l'hypocrisie du PSOE. Sur Más Vale Tarde, sur LaSexta, le chroniqueur Iñaki López a estimé que la vidéo envoyait un message dangereux et s'est demandé ce qui suivrait si un parti aspirant à gouverner normalisait l'usurpation d'identité par IA, jugeant que la démarche « sent le trumpisme ». La Vanguardia a estimé que cette initiative soulevait des doutes sur sa légitimité et peut-être sur sa légalité.