Gouvernement · Varsovie

Le PSL propose un amendement constitutionnel mettant fin aux mandats de tous les juges du TK

Le vice-Premier ministre Władysław Kosiniak-Kamysz a présenté jeudi 5 novembre un projet d'amendement qui mettrait fin aux mandats de tous les juges en exercice du Tribunal constitutionnel et installerait une nouvelle composition, désignée une seule fois. Les partenaires de coalition n'ont pas rejeté le plan, mais ne l'ont pas accepté non plus.

Texte IA fondé sur les articles de rmf24.pl, Rzeczpospolita, polsatnews.pl et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Varsovie · Pologne

Un projet d'amendement porté par le chef du PSL

Le vice-Premier ministre, ministre de la Défense et chef du PSL Władysław Kosiniak-Kamysz a dévoilé un projet d'amendement à la Constitution lors du Congrès des collectivités locales polonaises à Varsovie, jeudi 5 novembre. Il a déclaré que son parti avait travaillé avec des experts sur un mécanisme visant à mettre fin au conflit autour du Tribunal constitutionnel (TK) et à restaurer sa crédibilité. Il a imputé à huit années de gouvernement de Droit et Justice (PiS) la perte des principes que le plan entend rétablir. Il a ajouté que la proposition ne tranche pas la question de savoir qui a raison dans le conflit et qu'elle cherche l'apaisement face aux menaces venant de l'est. Il a également appelé tous les groupes parlementaires à soutenir l'initiative.

« Nous avons préparé un projet pour apporter la paix, la paix sociale, l'État de droit pleinement et le rétablissement de la crédibilité du Tribunal constitutionnel. »

Władysław Kosiniak-Kamysz, vice-Premier ministre

Ce que prévoit le projet

Le cœur du dispositif est la fin des mandats de tous les juges du TK en exercice, qui obtiendraient le statut de juges à la retraite, suivie d'une nouvelle composition désignée une seule fois. Les sources divergent sur la durée des mandats des nouveaux juges : rmf24 évoque 3, 6 et 9 ans, tandis que Niezależna et Gazeta Prawna rapportent 3, 5 et 9 ans. Niezależna avance une nouvelle composition de 15 membres. Le Conseil national de la magistrature demanderait à l'Assemblée nationale de renouveler la composition du Tribunal, et une résolution adoptée par les trois cinquièmes de ses membres statutaires, que TVP Info chiffre à 336 députés et sénateurs, établirait que le Tribunal ne peut pas exercer ses missions de façon permanente. Le maréchal du Sejm présenterait la nouvelle composition après avoir examiné l'avis de la Cour suprême et des organisations professionnelles du droit, et le président devrait également l'accepter.

Les obstacles législatifs

Aux termes de l'article 235 de la Constitution, un projet de révision peut être déposé par au moins 92 députés, par le Sénat ou par le président. Le groupe PSL compte 32 députés ; le parti a donc besoin d'un soutien transpartisan ou de celui du président Karol Nawrocki, qui pourrait déposer le texte seul. Rzeczpospolita rapporte que des députés de Konfederacja avaient déjà présenté un projet de refonte distinct au président. Gazeta Prawna fixe le seuil au Sejm à deux tiers des voix, avec au moins la moitié des membres statutaires présents, soit 307 voix à effectif complet. La première lecture ne peut avoir lieu avant le 30e jour suivant le dépôt, et le Sénat dispose de 60 jours au maximum pour se prononcer après un vote du Sejm.

Seuils de vote et de dépôt dans le projet du PSLnombre
Députés nécessaires pour déposer un projet de loi
92 nombre
Députés du groupe PSL
32 nombre
Voix au Sejm à effectif complet
307 nombre
Voix à l'Assemblée nationale pour la résolution d'incapacité
336 nombre

Données tirées du texte de l’article

Réactions et analyses d'experts

La Coalition civique (KO) n'a pas rejeté l'idée. Borys Budka a déclaré que le parti examinerait la proposition et discuterait d'une position commune de coalition, tout en ajoutant qu'il ne devrait pas s'asseoir avec le PiS pour parler de modification de la Constitution. Maciej Tomczykiewicz, vice-président de la commission de la justice et des droits de l'homme du Sejm, a déclaré que la KO ne dit pas non par avance. Il a ajouté que les règles actuelles ne sont pas de la meilleure qualité et ont conduit à la crise de 2015 puis aux suivantes.

« Nous sommes prêts à travailler sur tous les changements qui amélioreront la situation autour du Tribunal. »

Maciej Tomczykiewicz, vice-président de la commission de la justice et des droits de l'homme du Sejm

Les constitutionnalistes Anna Łabno, de l'UŚ, et Wojciech Włoch, de l'UMK, ont discuté du plan sur Polsat News. M. Włoch a estimé que le projet sonnait parfois bien et parfois étrange, et que le PSL avait assumé une lourde charge en cherchant à convaincre tout le monde. Mme Łabno a déclaré que la proposition devait être jugée sur son texte écrit et que le Tribunal tel qu'il était avant le 30 octobre devait revenir. Elle a décrit ceux qui se présentent aujourd'hui comme le Tribunal comme opérant dans un état d'illégalité continu, tout en jugeant que mettre fin aux mandats des juges pourrait être approprié.

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