
Botond (UDMR) accuse le PSD d'obstruction et prévient que les lignes rouges repoussent l'investiture du nouveau gouvernement à l'année prochaine
Le dirigeant de l'UDMR, Csoma Botond, affirme que le refus du PSD d'accepter une présidence tournante et un programme de gouvernement commun a bloqué les efforts de formation d'un gouvernement, et prévient que sans compromis, un nouveau cabinet pourrait ne pas voir le jour cette année.
L'impasse et les reproches
Les négociations entre les partis pro-européens roumains pour former un gouvernement sont dans l'impasse, le Parti social-démocrate (PSD) ayant rejeté une proposition bipartite de ses partenaires de coalition, a déclaré dimanche à Digi24 Csoma Botond, président du groupe UDMR. Le PSD a refusé d'accepter une rotation de la fonction de Premier ministre et s'est abstenu de s'engager sur un programme de gouvernement partagé auquel toute administration serait tenue de se conformer.
Le plus gros problème était que nos collègues du Parti social-démocrate n'ont pas accepté l'idée d'un accord réciproque. Avoir un accord sur les mesures de gouvernance et, quel que soit celui qui se rend au Palais Victoria, appliquer les mêmes mesures que nous aurions convenues.
Botond a déclaré que le PSD insistait pour avoir une autonomie totale sur son programme de gouvernement et n'acceptait pas la réciprocité, laissant les quatre partis pro-européens incapables de s'unir derrière un programme unique.
Un président qui attend une majorité
Le président Nicușor Dan attend que les partis lui présentent une majorité parlementaire avant de désigner un Premier ministre. Botond a confirmé que de nouvelles discussions sont prévues lundi au palais de Cotroceni. Il a laissé entendre que le président était mécontent qu'aucune majorité ne se soit encore dégagée.
Il est peut-être un peu contrarié qu'une majorité ne se soit pas encore cristallisée au Parlement roumain. Il veut un gouvernement et il sait que seuls les partis politiques peuvent façonner et former la majorité nécessaire à l'investiture du gouvernement.
Botond a qualifié l'évaluation politique du président de non strictement constitutionnelle, mais compréhensible compte tenu des circonstances.
Le candidat et le vide intérimaire
L'UDMR, avec le Parti national libéral (PNL) et l'Union sauvez la Roumanie (USR), a proposé conjointement Siegfried Mureșan comme Premier ministre et attend la nomination de Dan. Botond a balayé toute suggestion selon laquelle l'UDMR voterait pour un cabinet PSD monopartite, affirmant que cette question n'avait même pas été discutée au sein du parti. Il a ajouté que les ministres de l'UDMR se sentent paralysés au sein de l'administration intérimaire.
Nos ministres nous ont dit que ce gouvernement intérimaire a en fait les mains et les pieds liés, vous ne pouvez absolument rien faire.
Des élections anticipées peu susceptibles de briser l'impasse
Botond a douché les espoirs d'élections anticipées, arguant qu'elles ne modifieraient pas fondamentalement l'équilibre entre les forces pro-européennes. L'AUR, le parti d'opposition d'extrême droite, y gagnerait probablement, mais les quatre mêmes partis devraient encore parvenir à un compromis.
Si nous continuons avec ce langage dur et les lignes rouges que nous maintenons, nous n'aurons pas de gouvernement même l'année prochaine.
Il ne s'attend pas à ce qu'un nouveau gouvernement soit investi avant les vacances d'été du Parlement, mais a suggéré qu'une session extraordinaire pourrait être convoquée plus tard si un accord émerge.


