
Le Pen domine avec 34-35,5 % dans un sondage pour la présidentielle 2027, Mélenchon se rapproche du second tour
Un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche place la présidente du Rassemblement national entre 34 et 35,5 % au premier tour, tandis que Jean-Luc Mélenchon se rapproche d'Édouard Philippe pour la deuxième place qualificative.
La domination persistante de Le Pen
Marine Le Pen reste la grande favorite de l'élection présidentielle française de 2027, selon un sondage Elabe réalisé les 9 et 10 juillet auprès de 1 503 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1 390 inscrits sur les listes électorales. Elle est créditée de 34 à 35,5 % des intentions de vote au premier tour dans tous les scénarios testés, soit un gain de trois points depuis mars 2026. Cela malgré sa condamnation le 7 juillet par la cour d'appel pour détournement de fonds publics et complicité, une décision qu'elle a contestée devant la Cour de cassation, suspendant l'exécution de sa peine.
La députée du Pas-de-Calais remporterait également tous les duels testés au second tour. Contre Jean-Luc Mélenchon, elle obtiendrait 67,5 % contre 32,5 %, tandis que face à Édouard Philippe l'écart se réduit à 52 % contre 48 %. Face à d'autres rivaux potentiels, elle devance Gabriel Attal par 54 % contre 46 %, Bruno Retailleau par 56 % contre 44 %, et Raphaël Glucksmann par 58,5 % contre 41,5 %.
Entre 34 % et 35,5 % (selon les configurations testées) des électeurs inscrits ayant l'intention de se rendre aux urnes voteraient pour la candidate du Rassemblement national, soit une hausse de trois points depuis mars 2026.
La course à la deuxième place
La lutte pour la deuxième place du second tour s'est nettement resserrée. Édouard Philippe (Horizons) est mesuré à 16,5 % dans une configuration sans Gabriel Attal mais où Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier représentent la gauche. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) suit de près à 16 % dans cette même configuration.
Lorsque Gabriel Attal entre en lice comme candidat Renaissance, le soutien à Philippe tombe à 14 %, et Mélenchon prend la tête à 14,5 %, s'assurant la qualification pour le second tour dans ce scénario. Avec François Ruffin et François Hollande à gauche au lieu de Glucksmann et Tondelier, Mélenchon atteint 15,5 % contre 15 % pour Attal, soit un écart d'un demi-point.
- Le Pen
- 34 %
- Philippe (sans Attal)
- 16.5 %
- Mélenchon
- 16 %
- Philippe (avec Attal)
- 14 %
- Attal
- 13.5 %
- Glucksmann
- 11 %
- Tondelier
- 6 %
Mélenchon ancre la gauche
Dans tous les scénarios de premier tour testés, Mélenchon reste la figure la mieux placée à gauche, recueillant entre 14,5 % et 16 % des intentions de vote. Raphaël Glucksmann (Place publique) se classe deuxième à gauche avec 8 à 11 %, suivi de la candidate écologiste Marine Tondelier avec 3,5 à 6 %, du communiste Fabien Roussel avec 2 à 3 %, et de Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) avec 1 à 2 %.
Mélenchon, qui a annoncé sa quatrième candidature présidentielle en mai au journal télévisé de TF1, s'est montré confiant. Sur France 3, le 5 juillet, il a déclaré n'avoir « pas le moindre doute » qu'il battrait la candidate du Rassemblement national au second tour. Il continue de chercher le soutien des Écologistes et du Parti communiste.
Je n'ai pas le moindre doute que je gagnerai au second tour contre la candidate du RN.
Le facteur Attal rebat les cartes au centre
La présence ou l'absence de Gabriel Attal modifie sensiblement la dynamique au centre et à droite. Sans lui, Édouard Philippe atteint 16,5 % et occupe confortablement la deuxième place. Avec Attal en lice, Philippe tombe à 14 %, tandis qu'Attal lui-même attire 13,5 % dans un champ qui inclut Glucksmann et Tondelier à gauche. Dans cette configuration, Mélenchon est le principal bénéficiaire, passant à 14,5 % et délogeant Philippe de la place qualificative pour le second tour.
- Contre Mélenchon
- 67.5 %
- Contre Glucksmann
- 58.5 %
- Contre Retailleau
- 56 %
- Contre Attal
- 54 %
- Contre Philippe
- 52 %
Des primaires socialistes en vue
À gauche institutionnelle, les membres du Parti socialiste ont voté le 10 juillet en faveur d'une primaire fermée, un revers pour le premier secrétaire Olivier Faure qui avait plaidé pour une primaire ouverte incluant les sympathisants. Seuls deux candidats se sont jusqu'à présent déclarés : le député de l'Eure Philippe Brun et Ségolène Royal. L'issue de cette primaire déterminera si la gauche dans son ensemble pourra se rassembler derrière un seul candidat ou se fragmentera encore davantage avant le premier tour du 18 avril 2027.


