- Fin juillet 2026Des dizaines de milliers de personnes entrent irrégulièrement à Ceuta, tendant les relations avec l'Espagne
- 23 sept.Élections législatives ; le PAM devient le premier parti avec 97 sièges
- 16 oct.Le roi Mohammed VI investit le nouveau gouvernement à Rabat
Composition du gouvernement
Le roi Mohammed VI a présidé vendredi 16 octobre 2026 l'investiture du nouveau gouvernement au Palais royal de Rabat. Fatima Ezzahra El Mansouri, première femme à diriger un gouvernement au Maroc, prend la tête d'un exécutif de 20 ministres, dont deux femmes. Un communiqué du Cabinet royal, relayé par l'agence de presse officielle MAP, précise que le gouvernement sera complété par 11 ministres délégués, soit l'équivalent de vice-ministres, dont quatre femmes. Les ministres ont prêté serment devant le roi.
L'exécutif repose sur une coalition de quatre partis : le Parti de l'authenticité et de la modernité (PAM), l'Istiqlal nationaliste, l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS). Ensemble, ils détiennent 207 des 395 sièges de la Chambre des représentants. L'Istiqlal était déjà partenaire du gouvernement sortant, et l'USFP siège à l'Internationale socialiste.
Contexte électoral
Le PAM a remporté 97 sièges aux élections législatives du 23 septembre 2026, devançant le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui en a obtenu 66 et se retrouve écarté de la nouvelle coalition. La participation est restée sous les 40 %, selon les comptes rendus de l'époque. Les articles relient ce scrutin à une désaffection croissante de l'opinion envers la situation politique et économique.
- PAM
- 97 sièges
- RNI
- 66 sièges
Données tirées du texte de l’article
Portefeuilles et continuité
Le ministère de l'Intérieur reste à Abdelouafi Laftit, les Affaires étrangères à Nasser Bourita et la Justice à Abdellatif Ouahbi, tous reconduits. Le principal changement concerne la politique économique. Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, quitte le poste au Budget qu'il occupait dans le gouvernement sortant pour diriger le ministère de l'Économie et des Finances. Il Sole 24 ORE indique que le portefeuille s'intitule désormais Économie, Finances et Performance publique. Ryad Mezzour reçoit l'Industrie, le Commerce, l'Investissement et l'Inclusion économique, avec Omar Hejira comme ministre délégué au commerce extérieur. Nizar Baraka prend les Infrastructures, l'Eau et les Forêts, et Khalid Hatimy reçoit l'Agriculture, la Pêche maritime et la Souveraineté alimentaire.
Relations avec l'Espagne
Le nouveau gouvernement entre en fonction sur fond de crise avec l'Espagne. Fin juillet 2026, des dizaines de milliers de personnes sont entrées irrégulièrement dans la ville espagnole de Ceuta, et Europa Press relie cet épisode aux tensions actuelles entre les deux pays. Ouahbi, maintenu à la Justice, a publiquement réaffirmé la revendication marocaine sur Ceuta et Melilla, selon Notícias ao Minuto, et la presse portugaise souligne son rôle dans le gouvernement sortant. L'approche du gouvernement à l'égard de l'Espagne n'est pas précisée dans les articles.
Agenda économique
Il Sole 24 ORE voit dans la nouvelle structure une volonté d'articuler politique budgétaire, investissement et qualité de l'administration publique. La protection sociale et l'équité territoriale figurent parmi les priorités affichées du gouvernement. Le document de programme révisé ne fixe ni objectifs quantitatifs, ni échéances, ni outils d'évaluation. Ces éléments seront nécessaires pour distinguer les intentions politiques des résultats mesurés. Le quotidien estime que le test consistera à savoir si les fusions ministérielles se traduisent par des résultats mesurables.