Diplomatie · Atlanta et Miami

Le G20 annule la photo de famille en raison de la présence de Lavrov à la réunion des ministres des Affaires étrangères à Atlanta

Les responsables américains ont annulé la photo de groupe traditionnelle des ministres des Affaires étrangères du G20 prévue le matin du vendredi 30 octobre 2026 à Atlanta, après que des délégations européennes ont refusé de poser aux côtés du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Texte IA fondé sur les articles de NewsIT, in.gr, Ειδήσεις et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Photo : Duma.gov.ru, CC BY 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)

La photo abandonnée

Les États-Unis ont annulé la photo de famille habituelle des ministres des Affaires étrangères du G20, prévue le matin du vendredi 30 octobre 2026, à l'ouverture de la réunion à Atlanta. Deux responsables ont confirmé cette annulation à la BBC. Plusieurs délégations européennes avaient refusé de poser pour une photo avec Lavrov, présent à Atlanta à l'invitation des États-Unis et installé dans la salle de réunion d'un grand hôtel de la ville. Avant la décision finale, des responsables européens avaient laissé ouverte l'option de deux photos séparées, l'une avec Lavrov et l'autre sans lui. Deux responsables américains ont déclaré à l'Associated Press, sous couvert d'anonymat, que le secrétaire d'État Marco Rubio, qui préside la réunion, avait jugé qu'une polémique publique sur la présence de Lavrov éclipserait les discussions. Un responsable américain a indiqué que Washington voulait éviter de transformer un rituel en distraction diplomatique, la réunion elle-même se tenant comme prévu.

Les positions de l'Europe et des alliés

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a déclaré aux journalistes peu avant la séance d'ouverture que les partenaires européens ne prendraient pas de photo commune avec Lavrov, faute de normalité dans les relations avec la Russie. Il a ajouté que les désaccords avec Moscou devaient être soulevés et discutés à la table des négociations, et que la nécessité du dialogue ne signifiait pas un retour à des liens normaux. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a soutenu la décision américaine et déclaré qu'il n'était pas le seul à ne pas vouloir être photographié avec Lavrov. Un responsable britannique a indiqué que le Royaume-Uni applique une politique constante d'absence de contact bilatéral direct avec les ministres russes depuis l'invasion de l'Ukraine, et que Londres figurait parmi les pays ayant décliné de participer à la photo. Un diplomate occidental cité par des médias grecs et italiens a affirmé qu'un tiers des participants, dont l'Australie et le Canada, avaient clairement fait savoir qu'ils s'opposaient à se tenir aux côtés de Lavrov.

Ukraine, Russie et accord sur le diesel

L'Ukraine n'est pas membre du G20 et, selon les informations disponibles, n'a pas été invitée cette fois, alors qu'elle avait reçu des invitations à des réunions similaires ces dernières années. Les relations entre Kyiv et Washington sont tendues ce mois-ci après des frictions entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump au sujet des frappes ukrainiennes sur les infrastructures pétrolières russes. Donald Trump a par ailleurs levé certaines sanctions contre la Russie et conclu un accord pour importer du diesel russe sur le marché américain, une mesure liée à sa volonté de faire baisser les prix des carburants aux États-Unis avant les élections de mi-mandat début novembre. La délégation russe a rencontré des problèmes de visa, résolus à la dernière minute. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que ces difficultés montraient que tout le monde à Washington ne voyait pas d'un bon œil la présence de Lavrov. Ian Kelly, ancien ambassadeur des États-Unis en Géorgie, a estimé que l'invitation pourrait susciter des réactions aux États-Unis, compte tenu du mécontentement des élus républicains face à la posture conciliante de Donald Trump envers Vladimir Poutine.

Ordre du jour et sommet de décembre

Les ministres doivent aborder les différends sur la guerre entre la Russie et l'Ukraine, la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, les droits de douane américains et les manoeuvres de la Chine en mer de Chine méridionale. Ces dossiers ont fait grimper les coûts des carburants dans le monde et ajouté de l'incertitude aux échanges commerciaux. Des responsables américains ont indiqué que Washington souhaitait réduire les divergences sur la liberté de navigation, en mettant l'accent sur le détroit d'Ormuz, la mer Rouge, la mer Noire et la mer de Chine méridionale. Lors de la séance d'ouverture, Marco Rubio a insisté sur la nécessité d'une coopération pour protéger l'ordre économique mondial, citant les pressions sur les approvisionnements énergétiques, les marchés alimentaires, les chaînes d'approvisionnement et le commerce. Les discussions doivent préparer le sommet des chefs d'État et de gouvernement que Donald Trump accueillera en décembre dans son club de golf de Miami. Selon l'Associated Press, des responsables américains ont demandé à plusieurs pays du Moyen-Orient et alliés régionaux de se préparer à de possibles nouvelles frappes contre l'Iran, une perspective qui pèse sur la réunion, y compris en Arabie saoudite, membre du G20.

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Sources et contexte

Organisations
Groupe des 20
Atlanta, Miami · États-Unis

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