
Le directeur de la CIA John Ratcliffe se rend à Moscou pour une visite inopinée de quatre heures
Le directeur de la CIA John Ratcliffe est arrivé à Moscou mardi à bord d’un avion de transport militaire américain pour une visite de quatre heures, coïncidant avec une diplomatie vaticane et une demande américaine de suspension des frappes à longue portée de l’Ukraine.
Trajet et dispositifs de sécurité
Mardi 25 août 2026, un Boeing C-17A Globemaster III de l’US Air Force a atterri à l’aéroport de Moscou-Vnoukovo, transportant le directeur de la CIA John Ratcliffe. L’appareil, sous l’indicatif RCH4555, a entamé son voyage à la base aérienne de Joint Base Andrews près de Washington avant une escale intermédiaire à Riga, en Lettonie. Ratcliffe a passé environ quatre heures dans la capitale russe avant que son avion ne quitte Vnoukovo à 18 h 50, heure de Moscou, et ne reparte vers l’espace aérien letton. Pour sécuriser le couloir aérien, l’administration Trump a demandé aux autorités ukrainiennes de suspendre les frappes de missiles et de drones à longue portée contre Moscou, Saint-Pétersbourg et les régions du nord de la Russie du 24 au 26 août. Les autorités ukrainiennes ont accepté cette restriction opérationnelle temporaire pendant la fenêtre de déplacement du responsable américain. Ce voyage est la première visite d’un directeur de la CIA à Moscou depuis novembre 2021.
- Vladimir Poutine signe le décret 604 sur la gestion par l’État des installations vulnérables aux drones.
- Un avion de transport C-17A de l’US Air Force décolle de Joint Base Andrews et fait escale à Riga avant d’atterrir à Moscou.
- Le secrétaire pour les relations avec les États du Vatican, Paul Richard Gallagher, rencontre Sergueï Lavrov à Moscou.
- L’avion militaire américain transportant John Ratcliffe quitte l’aéroport de Moscou-Vnoukovo après un séjour de quatre heures.
Avertissements stratégiques et sujets de discussion
Bien que Washington et Moscou n’aient publié aucune confirmation publique officielle de l’itinéraire, les évaluations du renseignement pointaient vers des préoccupations croissantes concernant la planification militaire russe. Des rapports récents du renseignement américain indiquaient que les forces armées russes avaient mené des exercices de préparation à la mobilisation dans l’oblast de Kaliningrad et d’autres régions administratives, évaluant les infrastructures d’accueil, de cantonnement et d’armement des recrues. Les analystes américains estimaient également que la direction russe pourrait chercher à tester la détermination de l’OTAN par des actions en deçà du seuil de la guerre ouverte. L’ancienne directrice adjointe du renseignement national Beth Sanner a décrit le caractère préventif de la communication.
L’objectif aurait pu être de dire : « Nous savons ce que vous pensez, et vous feriez mieux de ne pas le faire. »
Parmi les autres sujets examinés figuraient les avertissements américains sur les sanctions adressés lundi aux gouvernements soutenant l’Iran, ainsi que les négociations en cours sur les échanges de prisonniers. La CIA avait auparavant coordonné la libération des citoyens américains Evan Gershkovich et Paul Whelan en 2024, suivie de la libération de Mark Fogel en février et des discussions sur Ksenia Karelina. Des commentaires ukrainiens associés aux canaux du renseignement militaire notaient que les discussions portaient sur une opération préparée sous un strict embargo sur l’information.
Modifications du calendrier du Kremlin et diplomatie vaticane
L’arrivée inopinée a coïncidé avec des ajustements du calendrier exécutif russe et des engagements diplomatiques parallèles à Moscou. Le correspondant présidentiel russe Aleksandr Iounachev a rapporté que Vladimir Poutine avait annulé mardi plusieurs événements nationaux prévus avec de grandes listes de participants pour accueillir la réunion. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de commenter le vol militaire américain, déclarant qu’aucune réunion formelle avec des responsables américains n’était prévue pour la semaine. Le même jour, Poutine a signé des décrets exécutifs publics numérotés 608, 609 et 610, laissant les décrets 605, 606 et 607 non publiés après avoir signé le décret 604 le 24 août concernant la supervision par l’État des installations vulnérables aux attaques de drones.
Simultanément, le secrétaire pour les relations avec les États du Saint-Siège, l’archevêque Paul Richard Gallagher, a effectué une visite officielle de plusieurs jours à Moscou et a rencontré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
Nous notons que, malgré tous ces bouleversements sur notre planète, nous avons réussi à maintenir un dialogue avec le Vatican empreint de confiance et de respect mutuel. Cela nous permet de chercher, je l’espère, des solutions positives et réalisables.
Gallagher a déclaré que le Saint-Siège restait prêt à utiliser tous les instruments diplomatiques disponibles pour soutenir un règlement du conflit en Ukraine.

