
Ángel Arroyo, deuxième du Tour de France 1983, est mort à Ávila à l'âge de 70 ans
Pionnier du cyclisme espagnol, Ángel Arroyo, deuxième du Tour de France 1983 et vainqueur au Puy de Dôme, est mort à 70 ans à Ávila après six mois de maladie.
Décès à Ávila
Ancien coureur cycliste espagnol, Ángel Arroyo est mort dimanche soir au Complejo Asistencial de Ávila, à l'âge de 70 ans. Arroyo, qui avait fêté ses 70 ans le 2 août 2026, avait été diagnostiqué d'une tumeur au cerveau six mois plus tôt et avait passé deux semaines hospitalisé à Ávila avant de contracter une pneumonie dans ses derniers jours. Le maire d'Ávila, Jesús Manuel Sánchez Cabrera, a décrété deux jours de deuil officiel dans la commune et ordonné la mise en berne des drapeaux de la ville. La chapelle ardente a ouvert à midi lundi au Palacio de Superunda, le même lieu qui avait accueilli l'hommage au cycliste Julio Jiménez en juin 2022. Les autorités provinciales ont également présenté leurs condoléances à la famille d'Arroyo et à la communauté de sa ville natale, El Barraco.
La révélation au Tour de France 1983
Arroyo a obtenu son résultat international le plus reconnu au Tour de France 1983, terminant deuxième du classement général derrière le champion français Laurent Fignon. Au sein de l'équipe Reynolds, dirigée par José Miguel Echávarri, Arroyo était le leader d'un effectif comprenant José Luis Laguía, Pedro Delgado et Julián Gorospe. Arroyo s'est imposé dans le contre-la-montre en montagne de la 15e étape au Puy de Dôme, tandis que son jeune coéquipier Delgado signait le deuxième meilleur temps. Cette campagne a replacé les coureurs espagnols parmi les prétendants au classement général du Grande Boucle après des années d'absence sur le podium. Arroyo a remporté une autre victoire d'étape au Tour de France l'année suivante, à Morzine.
Comment peut-on être cycliste et ne pas savoir ce qu'est le Tour, quelle que soit la férocité avec laquelle on le dépeint ?
Parcours et sanction du Tour d'Espagne 1982
Arroyo est passé professionnel en 1979 dans l'équipe Moliner Vereco, avant de courir pour Zor puis de rejoindre Reynolds en 1982. En une décennie dans le peloton élite, il a accumulé près de 30 victoires dans des courses nationales et internationales, dont deux succès d'étape individuels au Tour d'Espagne. Sa carrière a connu la controverse lors du Tour d'Espagne 1982, qu'il avait d'abord remporté au classement général. Après la 17e étape, un contrôle a détecté du méthylphénidate dans son échantillon, ce qui a conduit les commissaires de course à lui infliger une pénalité de 10 minutes, le faisant chuter à la 13e place du classement général. Arroyo a toujours clamé son innocence et rejeté la validité de la sanction pour dopage.
Sur les trois dernières courses, j'ai eu un contrôle positif et deux négatifs. C'est impossible. On n'est pas positif un jour et négatif le lendemain.
Racines à El Barraco et héritage de formation
Né à El Barraco en 1956, Arroyo a grandi dans une propriété rurale à Valonguilla et a appris à rouler en pédalant sous le cadre d'un vélo d'adulte. Il a participé à sa première compétition le jour de ses 16 ans, après avoir reçu sa licence fédérale. Après sa retraite du cyclisme professionnel en 1989, il a fondé la Peña Ciclista Ángel Arroyo à El Barraco, une école de formation qui a révélé des coureurs comme le vainqueur du Tour de France 2008 Carlos Sastre, Francisco Mancebo et José María Jiménez. En dehors du sport de compétition, Arroyo exploitait des stations de lavage de véhicules à Ávila, Ségovie et Collado Villalba. En 2025, il avait participé à un hommage lors de la Clásica Otero à Villanueva del Pardillo, roulant aux côtés des participants sur des vélos anciens.
- Débute comme coureur cycliste professionnel chez Moliner Vereco
- Rejoint Reynolds et reçoit une pénalité de 10 minutes au Tour d'Espagne
- Termine deuxième du Tour de France et remporte le contre-la-montre du Puy de Dôme
- Remporte une étape de montagne du Tour de France à Morzine
- Met fin à sa carrière professionnelle et crée une école de jeunes à El Barraco


