Oxfam Intermón a publié un rapport le mardi 20 octobre 2026, dans lequel l'organisation soutient que le coût du logement fait passer des travailleurs espagnols sous le seuil de pauvreté. À partir de l'enquête sur les conditions de vie de l'Institut national de la statistique (INE), l'étude établit que le taux de pauvreté au travail passe de 11,48 % avant les dépenses de logement à 15,49 % après déduction du loyer ou de la mensualité de crédit. Ce basculement ajoute environ 770 000 travailleurs aux personnes pauvres, portant le total à près de trois millions. L'organisation décrit le logement comme l'un des facteurs qui génèrent le plus d'appauvrissement et d'inégalités dans le pays.
Données tirées du texte de l’article
Parmi les travailleurs qui louent au prix du marché, le taux de pauvreté grimpe de 19,35 % à 34,08 % une fois le loyer payé, et l'écart relatif s'est creusé de 76 %. Les locataires de logements à loyer inférieur au marché partent d'une position plus vulnérable, à 23,57 %, et terminent à 31,28 %, ce qui reste inférieur au taux des locataires au prix du marché. Les travailleurs ayant un crédit immobilier passent de 7,77 % à 10,22 %. Les propriétaires dont le logement est entièrement remboursé ne bougent quasiment pas, de 8,19 % à 7,95 %.
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Alejandro García-Gil, responsable du logement, de l'emploi et des politiques sociales chez Oxfam Intermón, décrit ce phénomène en ces termes.
« Les expulsions sont la face la plus extrême de la crise du logement, mais pas la seule. »
Il évoque les personnes qui travaillent et parviennent à payer chaque mois leur loyer ou leur crédit, mais à qui il ne reste pas assez de revenus pour mener une vie décente.
Le rapport identifie les groupes les plus exposés. La pauvreté parmi les travailleurs ayant trois enfants ou plus approche les 40 %, et elle atteint 29,6 % dans les foyers monoparentaux. Chez les travailleurs immigrés non européens, le taux s'établit à 31,42 %, contre 8,71 % pour les travailleurs de nationalité espagnole. Oxfam décrit une pauvreté chronique, avec des taux supérieurs à 11 % malgré la croissance du produit intérieur brut du pays.
Le coût humain de la précarité de logement était aussi visible le même jour. À Madrid, des manifestants ont imputé à des fonds immobiliers la mort d'une femme de 87 ans décédée à l'hôpital quelques jours après avoir été expulsée de son logement, affirmant que la longueur de la procédure d'expulsion avait dégradé son état de santé. Une autre étude d'Oxfam Intermón, Habitar la incertidumbre, établit que l'incidence des problèmes de santé mentale double chez les personnes qui consacrent plus de 50 % de leurs revenus au logement, par rapport à celles qui y consacrent moins de 30 %.
La branche madrilène de l'UGT applique un seuil de pauvreté de 1 190 euros par mois, supérieur au seuil officiel de 1 018 euros utilisé au niveau national, pour tenir compte du coût de la vie plus élevé dans la capitale. Sur cette base, le syndicat recense 338 473 personnes dans la région qui travaillent mais restent sous le seuil. Il compte aussi 180 039 personnes en situation de pauvreté sévère qui gagnent trop pour avoir droit au Ingreso Mínimo Vital, plafonné à 733,6 euros par mois. Le syndicat affirme que moins de la moitié des personnes en pauvreté sévère à Madrid perçoivent cette prestation, et que seules 123 familles reçoivent la Renta Mínima de Inserción régionale. Il situe 1 253 070 personnes, soit 17,4 % de la population de la région, sous le seuil.
Laura Muñoz, secrétaire aux politiques sociales du syndicat pour Madrid, veut que la pauvreté soit mesurée à l'aune du coût de la vie dans la capitale.
« Ce qui n'est pas mesuré n'est pas planifié, et ce qui n'est pas planifié n'est pas protégé. »
Le rapport paraît à l'approche des élections générales du 29 novembre. Oxfam Intermón appelle les partis en lice à agir contre les inégalités par des mesures favorisant l'emploi décent et un logement abordable, et à préserver la hausse du salaire minimum.
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En Espagne, le taux de pauvreté au travail passe de 11,48 % à 15,49 % une fois le loyer ou la mensualité de crédit immobilier déduits, selon un rapport d'Oxfam Intermón publié le mardi 20 octobre.
Texte IA fondé sur les articles de eldiario.es, La Razón, EL PAÍS et d’autres médias. Modifié .