Diplomatie · Ankara et Washington

Trump laisse entrevoir une vente de F-35 à la Turquie et pousse un contrat de moteurs de 700 millions de dollars malgré l'opposition du Congrès

Le président Trump a déclaré qu'il ferait « probablement quelque chose » pour rendre le président turc Erdogan « très heureux », alors que son administration pousse une vente de moteurs d'avion de 700 millions de dollars malgré l'opposition du Congrès, avant le sommet de l'OTAN à Ankara.

Texte IA fondé sur les articles de in.gr, ΣΚΑΪ, Η Ναυτεμπορική et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Ankara, Washington · Turquie, États-Unis

Déclarations dans le Bureau ovale

Trump, aux côtés du secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte, a déclaré qu'il assisterait au sommet de l'OTAN à Ankara en signe de respect pour le président Erdogan. Interrogé sur les F-35 et les moteurs, il a répondu :

« Je pense que oui. »

Donald Trump, président des États-Unis
Il a ajouté qu'il ferait

« probablement quelque chose »

Donald Trump, président des États-Unis
qui rendrait Erdogan

« très heureux. »

Donald Trump, président des États-Unis
Trump a loué la puissance militaire de la Turquie, affirmant que les gens ne réalisent pas à quel point elle est grande.

Le contrat de moteurs de 700 millions de dollars

L'administration prévoit de vendre des dizaines de moteurs General Electric pour propulser le Kaan, le premier chasseur indigène turc, un programme lancé en 2016. Reuters a rapporté que l'accord vaut plus de 700 millions de dollars, citant quatre sources. La vente devrait être finalisée dans les prochains jours, suivie d'une notification du Département d'État au Congrès. Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, s'était plaint publiquement des retards il y a près d'un an.

Résistance du Congrès

Le représentant Gregory Meeks, principal démocrate à la commission des Affaires étrangères de la Chambre, s'est opposé au cours du processus d'examen informel et n'a pas approuvé le contrat, selon deux sources dont un responsable américain. Malgré cela, l'administration avance. Le vice-président JD Vance a déclaré que l'administration vérifie que la Turquie a rempli les conditions légales, notamment en matière de droits de l'homme et d'État de droit, avant tout transfert de F-35.

« Nous vérifions les faits et confirmons que cela s'est produit. C'est essentiellement une question relevant du Congrès, pour s'assurer que la Turquie s'est conformée à la loi américaine afin de pouvoir recevoir les F-35. »

JD Vance, vice-président des États-Unis

Sommet de l'OTAN et tensions régionales

La Turquie accueillera les dirigeants de l'OTAN les 7 et 8 juillet dans un contexte de tensions au sein de l'Alliance sur le partage du fardeau, les dépenses de défense et les critiques américaines concernant le rôle des alliés dans le maintien de l'ouverture du détroit d'Ormuz pendant la guerre entre les États-Unis et l'Iran. Trump a déclaré qu'il n'assisterait pas au sommet si ce n'était pour Erdogan, plaisantant avec Rutte. Le président souhaite également que la Turquie soutienne une opération de l'Armée syrienne arabe au Liban contre le Hezbollah, sans conflit d'intérêts entre les États-Unis et l'Iran.

L'héritage des F-35 et des S-400

La Turquie a été exclue du programme F-35 et sanctionnée après l'achat de systèmes de défense aérienne russes S-400, que les États-Unis considèrent comme une menace pour la sécurité. Le contrat de moteurs et les allusions de Trump laissent entrevoir un possible dégel, bien que des obstacles demeurent au Congrès. Trump a interrompu Vance pour dire qu'Erdogan

« est un homme qui provoque des controverses, mais moi aussi. Je le connais. Je pense que c'est un très bon homme. Il nous a beaucoup aidés. »

Donald Trump, président des États-Unis

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